Réseau DEPHY Horti-PPAM : favoriser l’éclosion de nouvelles méthodes
Etudiant arrosant les flurs dans la serre du lycée agricole.
©Pascal.Xicluna/Min.Agri.Fr
La filière horticole du réseau DEPHY rassemble 39 exploitations et une dizaine de sites d’expérimentation. Grâce à ce réseau, des itinéraires de culture moins dépendants en produits phytosanitaires ont pu être mis en place, afin d’être prochainement mutualisés et intégrés aux méthodes de production.

Depuis 2009, le réseau FERME DEPHY rassemble des exploitations qui souhaitent réduire leur utilisation des produits phytosanitaires et qui sont volontaires pour expérimenter de nouveaux systèmes plus économes. Actuellement, il compte environ 1 900 fermes, réparties sur le territoire et qui concernent 6 filières différentes. Pour la filière Horti-PPAM (plantes à parfum, aromatiques et médicinales), les résultats sont plutôt concluants !

Un réseau implanté sur l’ensemble du territoire

La filière horticole regroupe quatre activités distinctes, qui ont chacune leurs particularités : fleurs et feuillages coupés, plantes en pot et à massif, pépinières et bulbes.

Le point commun entre ces cultures : une forte consommation des ménages français et une attention accrue portée à l’esthétisme des produits. Même si elle est cultivée en lutte biologique intégrée, une fleur déformée par des piqûres d’insectes ou une plante fleurie « habitée » par des pucerons auront plus de mal à trouver acheteurs.

Pour le projet DEPHY, la problématique est donc d’expérimenter et de développer des alternatives aux produits phytosanitaires qui soient à la fois efficaces, économiquement viables et sans impact sur l’aspect extérieur du produit.

Pour la filière horticole, le réseau se compose ainsi :

  • 4 réseaux FERME, soit 2% des exploitations impliquées dans le réseau DEPHY à l’échelle nationale (39 exploitations sur un total de 1 900) :
  • 2 réseaux « plantes en pot » constitués de 20 fermes et suivant 7 types de systèmes de culture différents (secteurs Alpes-Maritimes et Gironde).
  • 1 réseau « pépinière » regroupant 10 fermes et proposant 6 types de systèmes de culture (secteur Gironde).
  • 1 réseau « fleurs coupées » composé de 9 fermes et étudiant 4 types de systèmes de culture différents (secteur Var).
  • 4 projets EXPE, ce qui représente une dizaine de sites répartis dans 6 régions (Lorraine, Normandie, Bretagne, Aquitaine, Rhône-Alpes et région Centre) et environ 10 % des projets EXPE à l’échelle nationale.

Des itinéraires innovants

En raison de la diversité des productions de la filière horticole, les acteurs du réseau DEPHY ont dû identifier quelques cultures représentatives pour expérimenter de nouvelles méthodes.

La culture du Poinsettia, une plante d’ornement intérieur, est particulièrement intéressante à cet égard. Afin de diminuer les ravages provoqués par la Bemisia tabaci, également connue sous le nom de « mouche blanche », des chercheurs ont utilisé des auxiliaires biologiques : des acariens se nourrissant des larves de cet insecte ravageur.

Après 49 semaines de culture, soit au début de la commercialisation, les symptômes et dégâts étaient deux fois moins importants avec ces nouvelles pratiques qu’en suivant les méthodes conventionnelles à base de traitements. L’Indicateur de fréquence de traitement (IFT) qui permet d’évaluer la « pression phytosanitaire » exercée sur une parcelle a baissé, pour la culture du Poinsettia, de 93% !

Les itinéraires innovants comme celui-ci, mis en place dans le cadre du réseau DEPHY, seront progressivement, après une phase d’observation et d’analyse des résultats, intégrés dans les systèmes de culture et testés à l’échelle des entreprises.

En savoir plus :

Mieux connaître les expérimentations menées dans le cadre du réseau DEPHY pour la filière horticole : Synthèse des résultats du réseau DEPHY horti-PPAM

 

  • Mots clés

Pesticides, Ferme Dephy, Produits Chimiques, Ecophyto