Réouverture du marché chinois aux fromages français
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© Xavier Remongin / Min.Agri.Fr

Le 10 août 2017, les autorités chinoises avaient décidé de ne plus laisser entrer sur leur territoire les fromages produits à partir de ferments non autorisés en Chine, dans l’attente d’un avis du ministère de la Santé chinois sur la question. La Chine impose en effet une liste de ferments autorisés extrêmement limitative (30 ferments) qui exclut les ferments utilisés pour la production de fromages « typés » tels que le roquefort, le brie ou le camembert.

Les autorités françaises, en lien avec les instances de l’Union européenne, la représentation de la filière laitière en Chine et les professionnels en France, avaient défini un plan d’action intégrant à la fois des rencontres techniques et politiques pour remédier à ce blocage.

Il semble que les premières actions mises en œuvre aient porté leurs fruits puisque les autorités chinoises ont reconnu, le 23 octobre 2017, l'innocuité de 4 ferments utilisés notamment en France : geotrichum candidum, Penicillium candidum, Penicillium camemberti et Penicillium roqueforti. Plus largement, elles reconnaissent l’innocuité des ferments mentionnés par le Codex alimentarius ou par toute autre réglementation ou norme nationale.

Les fromages à pâte molle et les bleus, faisant mention de ces ferments sur l’étiquetage, sont donc de nouveau autorisés à être importés en Chine.

De façon à asseoir durablement cette position prise par la Chine, les actions se poursuivent auprès des autorités chinoises au travers d’un séminaire, prévu à la mi-décembre à Pékin, sur l’innocuité des ferments et les cadres réglementaires qui leurs sont appliqués au plan international et dans l’Union européenne.

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