Région Auvergne-Rhône-Alpes : une politique forte autour des signes de qualité
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© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
De passage à Paris à l’occasion de la réunion de rentrée des Directions Régionales de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF), Michel Sinoir, nommé le 21 août 2017 à la tête de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes, évoque les enjeux agricoles et les atouts de la région ainsi que ses priorités pour cette rentrée 2017, dont font partie les États généraux de l'alimentation.

Quels sont les principaux enjeux agricoles de cette grande région ?

Sa première caractéristique, c’est qu’elle est située aux deux tiers en zone de montagne, à fortes contraintes. Et sa première réussite, c’est d’avoir développé une politique forte autour des signes de qualité, puisqu’elle arrive au premier rang national dans ce domaine.
Ce sont, par exemple, toutes les appellations fromagères en Auvergne et dans les Alpes, ou le vin en Beaujolais et le long de la vallée du Rhône … mais pas que !

La région possède par ailleurs de nombreux atouts : une population importante et donc un marché de proximité dynamique pour les produits agricoles et leurs filières de transformation.
Et au nombre de ses atouts, il faut aussi tenir compte de son haut niveau de compétence dans les domaines de l’innovation, de l’expérimentation, et de la recherche, avec des structures comme l’Inra, l’Irstea, VetAgro Sup….

Comment prendre en compte ses disparités géographiques et économiques ?

Dans une grande région comme celle-ci, tant par le territoire que par la population, le niveau régional est là pour créer des dynamiques et orchestrer l’action de l’État, sans se substituer au niveau départemental qui, lui, peut le mieux prendre en compte la diversité par la proximité.

La diversité du territoire est par ailleurs clairement un atout quand on peut la valoriser, comme c’est le cas avec les signes de qualité. C’est une source de sécurité pour ses revenus, car ainsi, la région n’est pas dépendante d’une seule filière.

Quelles vont être les priorités de rentrée ?

J’en vois déjà deux pour le très court terme. Tout d’abord, il s’agit d’organiser la contribution régionale aux États généraux de l’alimentation voulus par le gouvernement. La première table ronde régionale vient d’avoir lieu le 6 septembre !

Ensuite, et avec le Conseil régional, l’objectif est que les crédits du second pilier de la PAC issus du transfert du premier pilier soient utilisés au mieux des intérêts de la région.

Enfin, j’ai eu le plaisir de faire ces jours derniers la rentrée scolaire à l’EPL du Bourbonnais à Moulins, dans l’Allier. C’est l’un des rares lycées « tout numérique » en France. Il bénéficie d’un financement important de la Région pour permettre l’expérimentation d’une pédagogie utilisant au maximum les possibilités du numérique, dans tous les domaines. Ordinateurs, téléphones portables en interaction directe avec les enseignants… Il est l’un des trois établissements de la région, et le seul de l’enseignement agricole, à en bénéficier.

Vous venez de prendre vos fonctions. Quelles sont vos premières impressions, vos premiers regards sur cette structure ?

J’ai trouvé là une structure très efficace, avec des agents impliqués et performants. Dès l’arrivée, j’ai pu constater que la DRAAF est reconnue et estimée par nos principaux interlocuteurs : la région, les organisations professionnelles, la préfecture et les autres services déconcentrés.

Dans le cadre de la réforme territoriale, l’organisation utilise les deux sites de Lempdes, le siège, tout près de Clermont-Ferrand, et Lyon, en bonne complémentarité. J’ai aussi, je dois le reconnaître, retrouvé avec grand plaisir de nombreux agents rencontrés au cours de mes précédentes affectations.

Consulter le site de la Direction régionale de la région Auvergne-Rhône-Alpes