Priorité n°3 : la formation des jeunes et l'innovation
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr

Les moyens consacrés à l’enseignement et à la recherche, hors dépenses de personnel, restent stables en 2019, à 626 M€ en AE et 627 M€ en CP.

  • les moyens de fonctionnement des établissements publics comme privés, pour lesquels les protocoles ont été renouvelés, sont augmentés de 7,9M€, soit +2% ;
  • dans l’enseignement technique agricole, des moyens supplémentaires sont alloués pour l’accueil des élèves en situation de handicap (+ 3,5 M€), conformément à la volonté de développement de l'école inclusive, priorité du gouvernement ;
  • les moyens alloués aux bourses sur critères sociaux ont été ajustés à la baisse par rapport à 2018 (-12,1 M€) pour se caler au plus près des besoins constatés.

Un effort important est également fait pour ce qui concerne la rémunération des agents de l'enseignement technique agricole. Les crédits de personnels sont ainsi en hausse de 20,6 M€, soit 2,2%. Un effort spécifique est notamment porté sur les agents contractuels des établissements d’enseignement ainsi que sur certaines fonctions de direction de centre et d'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole.

Cet engagement budgétaire est la reconnaissance du rôle et de l’apport de l’enseignement agricole qui va bien au-delà de la formation des futurs agriculteurs, et permet de dynamiser les territoires ruraux en formant les jeunes aux métiers de demain.

Dans un contexte d'augmentation de la démographie étudiante, ce budget témoigne également de la volonté de former plus d'étudiants pour répondre aux besoins des filières notamment en cadres de haut niveau, ainsi que de développer la recherche et l’innovation, déterminantes pour l'avenir de nos filières. Ainsi, pour l’enseignement supérieur agricole long, les effectifs sont maintenus et les crédits augmentés de 1M€, soit 0,7%.

S’agissant de l’enseignement technique agricole, le schéma d’emplois 2019 prévoit une  réduction de 50 ETP, soit un effort annuel en proportion équivalente à celui de l’Éducation nationale. Une démarche pluriannuelle d’optimisation de l’utilisation des moyens publics et de l’offre de formation sera entreprise pour répondre aux enjeux de formation de l’ensemble des métiers de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’environnement et des services en milieu rural. Parallèlement, un effort particulier sera réalisé sur l’attractivité des métiers de l’agriculture, de la pêche et de la forêt, l’information des jeunes, des familles et des entreprises et sur l’étape de l’orientation scolaire afin de permettre à davantage d’élèves de bénéficier de la qualité de l’enseignement et des formations de l’enseignement agricole.

Enfin, 25 ETP permettent de sécuriser l'emploi d’accompagnants d'élèves en situation de handicap.