Elévation du niveau de risque vis à vis de l'avifaune sauvage : les départements de l'Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie passent en risque modéré
Ci-après crédit
©Pascal.Xicluna/Min.Agri.Fr

La Direction générale de l'alimentation a saisi l'ANSES pour évaluer le risque d'une réapparition de l'influenza aviaire sur notre territoire en raison du maintien inhabituel en été 2017 de la circulation du virus H5N8, avec déclarations de cas dans la faune sauvage et dans les élevages en Europe, notamment en Suisse et en Italie.

Dans son avis du 11 octobre 2017, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a préconisé de placer en niveau de risque modéré certains territoires frontaliers de la Suisse, où les risques de contamination de l'avifaune sont importants.

Par arrêté du 11 octobre 2017 qualifiant le niveau de risque en matière d'influenza aviaire, le ministère de l'agriculture et de l'alimentation a relevé le niveau de risque à modéré dans trois départements: Ain, Savoie et Haute-Savoie.

Pour rappel, la France était en niveau de risque "négligeable" sur l'ensemble de son territoire, depuis le 4 mai 2017.

Les mesures à mettre en place

Dans les zones à risque particulier (ZRP, dites « zones humides ») des départements de l'Ain, de la Haute-Savoie, de la Savoie - Liste des communes concernées au 11 octobre 2017 (PDF, 22.44 Ko) :

Des dérogations sont possibles à ces mesures, dans les conditions réglementairement définies.

Dans les communes des départements en risque modéré, ci-dessus cités :

  • surveillance renforcée de l'avifaune
  • surveillance quotidienne dans les élevages.

Toutes ces mesures sont détaillées dans l'arrêté du 16 mars 2016 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l'infection de l'avifaune sauvage par un virus de l'influenza aviaire hautement pathogène.

Sur le reste du territoire national :

Cette situation sanitaire doit conduire l'ensemble des parties prenantes à renforcer leur vigilance vis à vis de cette maladie et mettre en place de manière effective les mesures de biosécurité définies par l'arrêté ministériel du 8 février 2016.