Météo et climat : quelle place pour notre agriculture et notre forêt demain ?

L’édition 2017 des Journées scientifiques organisées par l’association Météo et Climat a centré ses travaux sur les conséquences des changements climatiques sur les échanges agro-alimentaires, et la place que trouveront de ce fait les différentes filières françaises et européennes dans l’économie mondiale. Retour sur cette journée avec la présentation d’une étude sur « les prospectives de productions végétales en Russie, Ukraine et Kazakhstan », présentée par Vanina Forget du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Cette analyse collective, financée par le ministère de l’Agriculture, FranceAgriMer et Intercéréales, invite à réfléchir sur la perspective de production de blé, de maïs et de tournesol sur la zone Russie, Ukraine et Khazakstan à l’horizon 2065.
Devenue premier producteur mondial de blé avec 113 millions de tonnes, la Russie est aussi le premier exportateur dans le monde. Loin derrière avec ses 21 millions de tonnes, la France reste encore un des principaux acteurs européens. Si les rendements sont encore très faibles au regard de leur potentiel, nul doute qu’aidées par le changement climatique, ces nouvelles zones de production constitueront une concurrence sérieuse à notre production, ce qui amplifiera aussi la volatilité des prix du marché.

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Présidée par le climatologue Jean Jouzel, l’association Météo et Climat organise  les Journées scientifiques afin de faire le point sur les avancées en sciences de l’atmosphère et du climat. L’édition 2017, qui s’est tenue fin novembre, était placée sous le haut patronage de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

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