La liste des matériels à risque spécifié (MRS) des petits ruminants retirés de la chaîne alimentaire en application de la réglementation française comprend :
la tête entière, à l’exclusion de la langue es des masseters :
y compris les amygdales et les yeux, mais non compris la cervelle des ovins et caprins âgés de moins de 6 mois
y compris les amygdales, les yeux et la cervelle des ovins et caprins âgés de plus de 6 mois
des ovins et caprins nés ou élevés au Royaume-Uni quel que soit leur âge.
la moelle épinière des ovins et caprins âgés de plus de 12 mois (à compter du 1er janvier 2003, la moelle épinière des animaux âgés de 6 à 12 mois sera également retirée)
la rate des ovins et caprins quel que soit leur âge.
Cette liste va au-delà des prescriptions communautaires, notamment pour les animaux nés ou élevés au Royaume-Uni et pour l’âge de retrait du système nerveux central (tête et moelle épinière). En outre, l’AFSSA recommande de retirer les intestins, ayant constaté dans le cadre de l’étude qui lui a été commandée par le Gouvernement que le procédé de délimonage (utilisé lors de la préparation industrielle des boyaux) ne permet pas d’éliminer la totalité des organes lymphatiques qui sont susceptibles d’héberger le prion.
La France vient de renouveler auprès de la Commission sa demande d’harmonisation européenne des mesures de précaution. En effet, soucieuses d’assurer une unité d’action au sein du marché intérieur pour une pleine protection des consommateurs européens et conscientes de l’efficacité partielle de mesures unilatérales du fait des volumes d’ovins et de produits d’ovins échangés entre les pays de l’Union européenne les autorités françaises privilégient l’adoption de mesures de précaution harmonisées au niveau communautaire. Pour mémoire, nous importons 60 % de la viande ovine consommée en France, et le marché du boyau comme celui des produits de charcuterie sont largement européens et internationaux.
D’ailleurs, l’AFSSA a dans son avis du 18 février 2002 appelé l’attention du gouvernement sur l’importance de la prise en compte des importations et des échanges intracommunautaires dans l’analyse du risque. De la même façon, le Conseil national de l’alimentation a souligné l’inadéquation aux objectifs de protection du consommateur de mesures sur les intestins qui n’auraient pas de volet équivalent sur les produits d’importation. Il a également indiqué que les mesures de précaution doivent tenir compte des possibilités effectives de contrôle, relevant qu’au cas d’espèce elles ne peuvent trouver tous leurs sens que dans un cadre communautaire.




