Marine : « Le monde de l'agroalimentaire est tout sauf monotone ! »

Étudiante en 3è année à l’ESA (École Supérieure d’Agriculture) d’Angers, Marine Métro est en contrat de professionnalisation. A l’issue de sa formation d’ingénieur agricole, Marine aimerait devenir responsable de production dans l’agroalimentaire.

Marine Métro/Xavier.Remongin/Min.agri.fr
Xavier.Remongin/Min.agri.fr
Avec un père agriculteur, producteur de canne à sucre installé à la Réunion, l’enseignement agricole était pour Marine une évidence. A l’origine pour reprendre l’exploitation familiale. Mais après un bac STAE SP (appelé aujourd’hui STAV, pour « sciences et technologies de l’agronomie et du vivant »), elle s’oriente vers un BTS Agroalimentaire (BTSA) généraliste. A ce moment là, elle n’est pas encore totalement fixée sur ses choix professionnels, « pourquoi pas reprendre (l’exploitation), mais aussi pourquoi pas voir autre chose », raconte-t-elle, « j’imaginais par exemple installer un atelier de transformation dans la ferme ». Finalement, après son BTS, elle décide de poursuivre ses études à l’ESA d’Angers, une école privée d’ingénieur agricole, où elle est actuellement en 3è année, en contrat de professionnalisation.

Pourquoi avoir choisi cette école ? MARINE :  L’ESA est une école très dynamique, avec beaucoup d’activités sportives et culturelles, la possibilité d’étudier à l’étranger, la présence aussi de nombreux étrangers dans les formations. Ce que je trouve vraiment bien, c’est que l’école essaye de garder des promotions diversifiées, avec des jeunes issus de différents horizons. Beaucoup viennent par exemple de prépa, mais plusieurs, comme moi, sont issus d’un bac STAV (ndlr : ex-STAE). De même, certains sont en formation initiale, et d’autres en contrats d’apprentissage.C’est la voie que j’ai choisie, cela me permet de travailler dans une entreprise (Boscher-Volailles, dans les Côtes d’Armor), qui prend en charge mes frais de scolarité.

Comment s’organise le contrat de professionnalisation ? MARINE : J’alterne les périodes de formation à l’école et en entreprise. Chez Boscher-Volaille, je travaille à la découpe, sur des projets de recherche et développement de la production. Et l’avantage, c’est que je valide des modules lorsque je suis en entreprise, pendant que les autres étudiants font des études de cas fictifs à l’école. Ce que je trouve aussi très intéressant, c’est qu’on a des TD (ndlr : travaux dirigés) de mutualisation entre tous les étudiants qui sont en apprentissage. Il y en a par exemple une qui est dans une banque, et qui travaille sur le photovoltaïque, un autre qui travaille à l’INRA, c’est très diversifié, et ces TD nous permettent de voir ce qui se passe dans d’autres structures. »

Savez-vous quel métier vous voulez faire après ? MARINE : Je voudrais être responsable de production en agroalimentaire, en tous cas travailler dans ce secteur parce que c’est un monde qui bouge constamment, dans lequel il faut s’adapter en permanence, qui est tout sauf monotone ! 
Pour l’instant, j’ai travaillé sur la viande, j’ai d’abord fait un stage en abattoir quand j’étais en BTS, et ça m’a plu, même si ça rebute beaucoup de gens ! La viande est le produit sur lequel il y a le plus de contraintes, alors je me dis qu’après je pourrai tout travailler. En biscuiterie par exemple, on travaille des produits cuits et secs, il n’y pas de risques de bactéries comme sur la viande.

Que dire aux lycéens sur l’enseignement agricole pour les encourager à le rejoindre ? MARINE :  Que c’est génial ! Sérieusement, il faut dire aux 3è et aux terminales que les cursus de l’enseignement agricole permettent de garder des choix ouverts, sans se bloquer tout de suite dans une voie. A chaque étape, que ce soit avant ou après le bac, tous les choix sont encore possibles. Quant à mon cursus, je suis ravie de pouvoir être en 3è année d’école d’ingénieur en ayant fait un BTS plutôt qu’une prépa, ce qui est à la fois beaucoup moins effrayant et beaucoup plus axé sur la pratique ! 

 

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