Les Pays de la Loire : cap sur le Grand Ouest !
Philippe Devanne / photos.paramoteur.fr

Région de transition aux marches de la Bretagne, de la Vendée et de la Normandie, mais aussi du bassin parisien, les Pays de la Loire s’ancrent pleinement à l’ouest tant par leur géographie que leur agriculture.

Celle-ci occupe les deux tiers de l’espace régional, et une place centrale dans l’aménagement du territoire, l’identité paysagère, l’emploi et la production de richesse. La douceur du climat, la diversité des sols, la proximité de la façade atlantique, le passage de la Loire, les savoir-faire reconnus, figurent parmi ses grands atouts.

Une production estimée à 10% du chiffre d’affaires national place les Pays de la Loire au cinquième rang des régions agricoles françaises.

Aux toutes premières places en élevages avicole, porcin et bovin, la région se caractérise aussi par la grande diversité des productions végétales. Aux côtés des surfaces fourragères et céréalières, les cultures spécialisées comme l’horticulture, l’arboriculture (pomme essentiellement), le maraîchage (mâche, tomate, concombre…) ou la production de plantes médicinales et à parfum occupent une place importante. La région s’illustre dans le domaine des semences, en particulier potagères, et par la présence de deux terroirs viticoles différents : Anjou-Saumur et Pays nantais.
Cette diversité et ce poids des productions ont permis l’essor d’un secteur agroalimentaire puissant, dont le chiffre d’affaires de 13,2 milliards d’euros (et 10% à l’export) en 2015, en fait le 2e secteur économique ligérien. Les activités de transformation de la viande et du lait sont particulièrement importantes et bénéficient de la présence de grands groupes nationaux.

La qualité des produits, la traçabilité, l’identification à un territoire, le respect de l’environnement, sont des critères importants pour l’agriculture régionale. Leur traduction se trouve dans le poids des productions sous signe officiel de qualité ou issus de l’agriculture biologique. Cette dernière, avec 150 000 hectares cultivés, soit 7,2% de la surface agricole régionale, et reste dans le peloton de tête des régions « bio ».

Enfin, une tendance se renforce dans le rapprochement des agriculteurs du consommateur, puisque désormais 18% des exploitations régionales commercialisent leurs produits en circuit court de distribution.

L’agriculture induit de nombreuses activités de recherche, dans la traçabilité des produits,  l’amélioration des cheptels et des semences ainsi que dans le contrôle de la qualité. Le pôle de compétitivité à vocation mondiale Végépolys illustre ainsi la concentration unique d’entreprises,  laboratoires et structures de recherche-formation, rassemblés autour de projets innovants pour renforcer la compétitivité des entreprises, dans l’ensemble de la chaîne du secteur végétal.

Un produit, un lycée agricole, une forêt, un événement, une initiative...

Retrouvez ci-dessous les spécificités de la région avec, au choix :

Les volailles sous signe de qualité, signe distinctif de la région

Au cours des quinze dernières années, la consommation française de poulets a augmenté de 70%. Les Pays de la Loire représentent un quart de la production nationale de volailles, en volume comme en valeur. La production ligérienne avicole pèse plus d’un milliard d’euros, soit plus de 16% de la production agricole régionale, contre moins de 7% au niveau national. Cette proportion est portée à un quart en Sarthe et Vendée.

Crédit ci-après
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

Cette production est pour une part conséquente conduite sous signe de qualité ou d’origine protégée (28% des exploitations spécialisées en aviculture), principalement sous le Label Rouge et dans l’une des 10 indications géographiques protégées (IGP) qui couvrent la quasi-totalité du territoire ligérien. Parmi les plus importantes, et de renommée ayant largement dépassé les frontières régionales, figurent notamment les IGP Volailles de Loué (Sarthe et Mayenne), Volailles de Vendée et de Challans, et Volailles d’Ancenis (Loire-Atlantique et Maine-et-Loire).
Répondant à des cahiers des charges contrôlés, la production sous label impose aux producteurs des pratiques d’élevage moins intensives, des densités de volailles par bâtiment et exploitation limitées.

De même, la part des volailles conduites avec le mode de production biologique est également important (58% des volailles bio élevées en France le sont dans les Pays de la Loire).

Au total en Pays de la Loire, plus d'un tiers des volailles élevées le sont en démarche qualité (contre  un quart au niveau national).

Nantes Terre Atlantique, un établissement atypique

Implanté sur 5 sites en Loire-Atlantique, l’établissement Nantes Terre Atlantique est atypique à bien des égards. Son engagement fort dans le développement durable s’exprime par une palette large d’activités : gestion différenciée de ses espaces forestiers et champêtres, éco-pâturage, conservation de l’abeille noire d’Ouessant, accueil d’un site refuge LPO, ou expérimentation en aquaponie. En aménagement paysager, le concept se concrétise dans un « jardin en mouvement », inspiré par le paysagiste Gilles Clément et porté par les étudiants. Socialement durable également, l’établissement accueille 20 salariés en chantier d’insertion, et permet annuellement à 3 jeunes maraîchers de tester leurs pratiques à la production biologique avant de s’installer individuellement.

Les productions maraîchères bio approvisionnent le restaurant du site (40% des produits servis), et 80 particuliers par des paniers hebdomadaires.
Depuis 2015, l’atelier « la Fée au Duc » transforme des légumes de la production interne et de celle de maraîchers bio locaux, ensuite commercialisés dans la restauration collective du bassin nantais.

À l’international, outre des partenariats anciens avec des lycées de Waterford (Irlande) et Sarrebrück (Allemagne), l’établissement collabore de manière innovante avec un lycée agricole du sud du Cameroun, au développement d’une filière locale de transformation et valorisation des fèves de cacao.

Plus de 1 000 apprenants, encadrés par 220 personnels, fréquentent annuellement l’établissement, en voie scolaire (bacs Scientifique et technologique « agronomie et vivant »), ou en apprentissage et formation continue, dans l’une des 30 formations du CAP au diplôme d’ingénieur, et dans les secteurs de l’aménagement paysager, l’horticulture, l’agriculture, l’agroalimentaire, l’agroéquipement, la restauration collective et l’aquaculture.

La forêt de Bercé

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ONF
La forêt domaniale de Bercé illustre bien les liens ancestraux qui unissent les forestiers et la forêt. Fruit de plusieurs siècles de sylviculture, les chênes de Bercé ont acquis une réputation mondiale pour leur qualité exceptionnelle. Ancienne forêt royale destinée à fournir la marine, ce massif produit aujourd’hui des chênes recherchés pour la tonnellerie.

La forêt domaniale de Bercé occupe un vaste plateau qui domine la vallée du Loir, entre les villes de Tours et du Mans. Le sous-sol de craie recouvert de limons est particulièrement favorable à la chênaie, excepté à l'ouest où les sols plus pauvres sont occupés par des landes et des pins.

Le massif de Bercé présente une grande diversité de paysages et d'habitats. Plusieurs espèces végétales sont protégées, notamment dans les zones humides, telles que la Parisette à quatre feuilles et la Laîche maigre. La grande faune est présente, avec le chevreuil, le sanglier et le cerf.

Une partie de la forêt est inscrite au réseau Natura 2000. Compte tenu de son intérêt économique, culturel et environnemental, la forêt domaniale de Bercé a reçu le label Forêt d'exception® le 18 mars 2017.

Le Salon des matériels et techniques viticoles, horticoles, arboricoles et légumiers (SIVAL)

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Jacques Moreau / Salon du végétal d'Angers
Fort de plus de 600 exposants et 24 000 visiteurs professionnels pour sa 32e édition en janvier 2018, le SIVAL d’Angers s’affirme comme le 1er salon de France pour le secteur des fruits et légumes. Sa notoriété progresse constamment, y compris à l’international (pour cette édition 60 entreprises étrangères de 21 nationalités).

Les professionnels y sont invités à échanger et s'informer sur de nouvelles pratiques et de nouvelles orientations, au sein des conférences et du Forum, afin qu’ils soient acteurs de leurs filières. Ainsi, 7 grandes filières sont concernées : fruits et légumes, semences, viticulture, cidriculture, horticulture plantes à parfums et médicinales, agriculture biologique.

En écho aux États généraux de l'alimentation, et devant les demandes sociétales et environnementales de plus en plus fortes, le SIVAL a accueilli en 2018 un débat citoyen sur le thème : Transition écologique, un challenge collectif. Quelles actions pour la filière fruits et légumes pour répondre collectivement à ce défi ?

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation est présent au SIVAL sur des stands FranceAgriMer et Ecophyto. Cette présence améliore la visibilité et la promotion du Réseau des nouvelles des marchés (RNM) des Pays de la Loire, et des missions d’information statistique et économique de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt. Les principales publications y sont présentées et de nombreux échanges avec les professionnels y ont lieu.

Les Pays de la Loire en chiffres

  • 29 000 exploitations agricoles ;
  • 67 000 actifs agricoles directs (exploitants et salariés) ;
  • 58 000 actifs dans le secteur de la transformation alimentaire ;
  • 337 000 hectares de forêt (soit 10% du territoire) ;
  • 17 600 élèves et étudiants, 3 100 apprentis à la rentrée 2017 ;
  • 2 zones de marais-salants, en presqu’île guérandaise et à Noirmoutier, exploitées par 400 paludiers et sauniers.


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