Le "Porc noir de Bigorre" et le "Jambon noir de Bigorre" AOC
Porc noir de Bigorre et ses porcelets
À l'occasion de l'étape de montagne du tour de France entre Pau et Peragudes (Hautes-Pyrénées), jeudi 13 juillet, zoom sur cette production sous signe de l'origine et de la qualité. En voie d’extinction dans les années 1990, le cochon noir de Bigorre retrouve une place importante dans son terroir d’origine. L’engagement des éleveurs a permis la reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée pour deux produits : l’AOC “Jambon Noir de Bigorre” et l’AOC “Porc Noir de Bigorre”.

Les éleveurs du noir de Bigorre l’attendaient depuis 2002, date de dépôt des premiers dossiers auprès de l’INAO. « Le Porc noir de Bigorre » et le « Jambon noir de Bigorre » sont désormais protégés par une Appelation d'Origine Contrôlée depuis le 26 décembre 2015.

De la production à la consommation, toute la filière est protégée par le cahier des charges mis en place. Le signe de qualité assure que les produits sous appellation noir de Bigorre soient issus de porcs de race pure Gascon.

La Bigorre, terre de Jambons

L’AOC « noire de Bigorre », c’est aussi une zone d’élevage définie qui s’étend sur le territoire du département des Hautes-Pyrénées, quelques communes limitrophes du département des Pyrénées-Atlantiques, et une partie des départements du Gers et de Haute-Garonne. « Cette zone correspond à la zone d’épanouissement historique de ce cochon », nous explique l’éleveur « c’est cela qui donne le goût si particulier au noir de Bigorre ».

Mélange de fruits secs, de châtaigne grillée et de sous-bois, le goût du noir de Bigorre est le fruit d’un savoir-faire. Et « c’est aussi la protection de ce savoir-faire et d’un territoire que permet l’AOC », conclut l’éleveur « en attendant la future reconnaissance en AOP par l'Union Européenne ».
 


 

Le lycée agricole de l'étape : Toulouse

Situé à 10 km de la « ville rose », le lycée agricole de Toulouse-Auzeville (Haute-Garonne) propose un large panel de formations aux métiers de l'agriculture et accueille les étudiants en classes préparatoires (vétérinaire et agronomie). Son exploitation s'étend sur 70 hectares dont 30 hectares mis à la disposition de l'Inra pour la recherche agronomique et 20 hectares de cultures céréalières en agriculture biologique. Une partie de sa production est transformée en pâtes bio à l'épeautre et en farine bio de pois chiche. Le blé est lui valorisé en farine pour le pain et en aviculture pour nourrir les poulets (et les chapons à Noël) élevés en plein air ainsi que les poules pondeuses gasconnes également élevées en plein air. Engagée dans l'apiculture, l'exploitation dispose de plusieurs dizaines de ruches permettant la production de miels de différentes origines, mais aussi d'hydromel et de bougies à la cire d'abeille. L’ensemble des produits sont commercialisés dans la boutique du lycée.