Le point sur les foyers de Xylella fastidiosa en France
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​Comment se transmet Xylella fastidiosa ? Quels sont les symptômes ? Quels contrôles sont réalisés en France ? Tout comprendre sur cette bactérie qui concerne un grand nombre d’espèces végétales dans le monde.

→ En bref

La situation en France

La présence de la bactérie a été détectée pour la première fois en France, le 22 juillet 2015, sur des plants de Polygale à feuilles de myrte (Polygala myrtifolia) dans une zone commerciale de la commune de Propriano, en Corse du Sud.

Le 12 octobre 2015, Xylella fastidiosa a été détectée sur des polygales à feuilles de myrte (Polygala myrtifolia) plantés sur un alignement d'un terre plein central de la ville de Nice.

Ainsi, au 27 septembre 2016, 302 foyers ont été identifiés au total sur le territoire national, dont 287 en Corse et 15 en région PACA.

Qu'est-ce que Xylella fastidiosa ?

La bactérie Xylella fastidiosa, transmise et véhiculée par des insectes vecteurs, s'attaque à un très large spectre de végétaux hôtes: vigne, olivier, prunier, amandier, pêcher, abricotier, caféiers, chêne, luzerne, laurier-rose, etc.

En Amérique, la bactérie est connue comme l'agent de la maladie de Pierce qui a fortement touché les vignobles californiens à la fin du 19ème siècle. Elle est également responsable de la chlorose variégée des Citrus au Brésil à la fin des années 1980. A ce jour, six sous-espèces de Xylella fastidiosa ont été identifiées : multiplex, pauca, fastidisa, sandyi, morus et tashke.

Cette bactérie n’est transmissible ni aux hommes ni aux animaux.

Quelle répartition mondiale de la bactérie ?

Xylella fastidiosa est présente dans de nombreux pays-tiers (ou régions de pays-tiers), essentiellement sur le continent américain: Etats-Unis, Canada, Brésil, Costa Rica, Uruguay, etc. Elle a été récemment identifiée à Taïwan et en Iran.

Jusque là absente du territoire européen, la bactérie a été détectée pour la première fois en Italie, en 2013, sur des oliviers puis en France, en 2015, sur des Polygales à feuilles de myrte. Toutefois, ces deux manifestations sont différentes: la sous-espèce identifiée en Italie (pauca) est différente de celle identifiée en France (multiplex), par conséquent les végétaux sensibles à l'une ou l'autre de ces sous-espèces sont distincts. Ainsi, en l'état des connaissances actuelles, la sous-espèce multiplex, présente en France, ne contamine pas les oliviers ou les vignes.

En France, la bactérie a essentiellement été détectée sur des plantes ornementales: Polygale à feuilles de myrte (Polygala myrtifolia), Faux genêt d’Espagne (Spartium junceum), Pélargonium odorant (Pelargonium graveolens), Lavande officinale (Lavandula angustifolia), etc. La probabilité de recombinaison reste toutefois importante entre les différentes sous-espèces : c'est pourquoi l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) (avis du 06/01/15) recommande de prendre des mesures contre l’introduction de Xylella fastidiosa, toutes sous-espèces et souches confondues.

En juin 2016, une troisième sous-espèce de la bactérie a été détectée en Europe, cette fois en Allemagne, sur des plants de Nerium oleander (Laurier-rose). Il s’agit de Xylella fastidiosa, sous-espèce fastidiosa.

Quels moyens de lutte contre la bactérie?

Bactérie du xylème, Xylella fastidiosa empêche la plante de s'alimenter en bloquant la circulation de la sève brute. Les symptômes qu’elle provoque sont peu spécifiques (flétrissement, brûlures foliaires) et rendent difficile sa détection.

Actuellement, il n'existe pas de moyens curatifs pour lutter efficacement contre cette bactérie.

La décision européenne, visant à empêcher l'introduction et la propagation de la bactérie sur le territoire (décision d’exécution 2015/789 modifiée), impose l'arrachage et la destruction des plants contaminés, l’interdiction de plantation des végétaux hôtes dans les foyers, l’interdiction de circulation des végétaux spécifiés en dehors des zones délimitées, ainsi que le contrôle des vecteurs potentiels (traitements insecticides, filet insect-proof, etc.).

Comment se transmet la bactérie ?

La multiplication, l’exportation et la plantation de plants contaminés représentent un risque important de dissémination. Tout insecte piqueur-suceur se nourrissant de sève brute (xylème) est à considérer comme potentiellement vecteur de cette bactérie. Ces insectes sont principalement des cicadomorphes de l’ordre des Hémiptères (cicadelles, cercopes, aphrophores et cigales).

En France, les vecteurs de la bactérie n'ont toutefois pas encore été clairement identifiés. Les outils de taille ou autres outils provoquant des blessures peuvent également être à l’origine de la dispersion de la maladie de plante à plante. La vitesse de dissémination de la bactérie entre végétaux dépend notamment de la capacité de la souche à coloniser un végétal, et de la présence de vecteurs ayant la capacité de diffuser la bactérie à d’autres végétaux.

Quels végétaux sont concernés ?

Au total, ce sont 359 espèces hôtes de Xylella fastidiosa qui ont été recensées dans le monde comme étant susceptibles d’être contaminées par une ou plusieurs sous-espèces de la bactérie.

La réglementation européenne a établi une liste de près de 200 espèces de végétaux sensibles à Xylella fastidiosa (Annexe I de la décision 2015/789 modifiée). Ces végétaux, lorsqu’ils sont destinés à la culture ou à la plantation, sont appelés « végétaux spécifiés ».

Parmi ces végétaux spécifiés, les végétaux « hôtes » de Xylella fastidiosa sont ceux sur lesquels la bactérie a été identifiée en Europe. En date du 15 juillet 2016, la liste des végétaux hôtes de Xylella fastidiosa, sous-espèce multiplex, s'élève à 27 espèces végétales.

Ce sont :

La liste des végétaux hôtes est mise à jour par la Commission européenne et mise à disposition à cette adresse :
(http://ec.europa.eu/food/plant/plant_health_biosecurity/legislation/emergency_measures/xylella-fastidiosa/susceptible_en.htm)

Quelques documents pour mieux identifier les végétaux hôtes :

Quels sont les symptômes ?

Différents types de symptômes peuvent être observés (pour toute sous-espèce de Xylella fastidiosa). A titre d’exemples :

  • Les brûlures foliaires et, dans les stades les plus avancés, le dessèchement des rameaux (notamment dans le houppier des arbres), suivis de la mort de la plante dans les cas les plus graves (laurier-rose, olivier, amandier, chêne, orme, platane sycomore, …) ;
  • Les chloroses foliaires (sur caféier, oranger).
  • Les défauts de lignification (aoûtement) et la persistance des pétioles après la chute des feuilles (vigne);
  • Le nanisme, accompagné d’une coloration bleue-verte des feuilles (luzerne);
  • Le port tombant et la réduction des entre-nœuds (pêcher) ;
  • Jaunissements et des rougissements des feuilles (vigne).

Ces symptômes étant peu caractéristiques, le risque de confusion avec d'autres causes d’origines biotiques ou abiotiques (carences, stress hydriques, etc.) est élevé.

  • Voir le document d'aide au diagnotic de Xylella fastidiosa
  • Des photos des symptômes causés par Xylella fastidiosa sur de nombreuses espèces végétales peuvent également être consultées dans la photothèque du site de l'Organisation Européenne et Méditerranéenne pour la Protection des Plantes (EPPO Global Database) : https://gd.eppo.int/taxon/XYLEFA/photos

Quelles sont les mesures réglementaires qui s’appliquent à l’égard de Xylella fastidiosa et des foyers ?

La bactérie Xylella fastidiosa est un organisme nuisible de quarantaine, réglementé à l'échelle du territoire de l'Union européenne. Cette bactérie est listée en annexe IA1 de la directive européenne 2000/29/CE relative aux mesures de protection contre l'introduction et la propagation dans l’Union européenne d'organismes nuisibles aux végétaux : son introduction et sa dissémination sont donc interdites sur le territoire européen. Au niveau de la réglementation nationale, elle est classée danger sanitaire de catégorie 1 pour les végétaux et est inscrite en liste A de l’arrêté du 31 juillet 2000 établissant la liste des organismes nuisibles aux végétaux de lutte obligatoire.

L’avis de l’AESA, publié le 6 janvier 2015, présente ci-dessous  les principales conclusions:

  • Xylella fastidiosa représente un risque majeur pour le territoire de l’Union européenne. Il s'agit d'une bactérie très polyphage, les plantes hôtes et les vecteurs sont présents sur tout le territoire, et les pertes pour les Citrus, en Amérique du Sud, et les vignes, en Amérique du Nord, ont été très sévères.
  • Il est recommandé de raisonner les mesures à l’échelle de l’espèce, plutôt qu’à celle des sous-espèces ou des souches .
  • Tous les insectes piqueurs-suceurs de xylème, en Europe, sont des vecteurs potentiels.
  • Les deux principaux risques d’introduction dans des zones non touchées sont portés par les végétaux destinés à la plantation ou la présence d’insectes infectieux dans les envois de matériel végétal.

C’est sur la base de cet avis que se sont fondées les dispositions de la décision d’exécution 2015/789/UE modifiée de la Commission européenne visant à empêcher d’autres introductions de la bactérie, ainsi que sa propagation, dans l’UE.

La détection en France de souches appartenant exclusivement à la sous-espèce multiplex a conduit les autorités françaises à demander, dès août 2015, une adaptation de la décision 2015/789 à cette situation. C'est dans ce sens qu'une modification de la décision 2015/789 a été votée, fin novembre 2015, afin d'imposer l'apposition immédiate du Passeport Phytosanitaire Européen (PPE) à tous les végétaux hôtes à Xylella fastidiosa, exceptés ceux à destination de particuliers, pour des usages non professionnels.

Plus récemment, la modification de la décision 2015/789, intervenue le 12 mai 2016, autorise dorénavant la libre circulation des végétaux spécifiés à l'intérieur de la zone délimitée. L’arrêté ministériel relatif aux mesures visant à éviter l’introduction et la propagation dans l’UE de Xylella fastidiosa a été pris le 23 décembre 2015. Il précise que les mesures devant être appliquées sont celles de la décision européenne susvisée et que les préfets de régions ont la charge de définir les zones délimitées, en cas de foyer.

Les principales dispositions relatives à la décision 2015/789 sont décrites ci-dessous :

  • Délimitation des zones autour d’un végétal porteur de la bactérie Xylella fastidiosa ou foyer

Chaque foyer de Xylella fastidiosa donne lieu à l’établissement d’une zone délimitée. Celle-ci est formée d’une zone infectée d’un rayon de 100 mètres autour de la plante infectée, elle-même entourée d’une zone tampon d’un rayon de 10 km, permettant de confiner la maladie et d’éviter sa propagation.

Les mesures d’éradication sont maintenues pendant 5 ans après la découverte de la dernière plante trouvée positive dans une zone délimitée.

  • Mesures dans la zone infectée

Après la découverte de la plante infectée, une désinsectisation est conduite dans les meilleurs délais suivi de l’arrachage et de la destruction de tous les végétaux hôtes et symptomatiques (présentant des signes suspects de la maladie).

Les végétaux spécifiés font l’objet de prélèvements, afin de s’assurer que la bactérie n’y est pas présente.

Il est interdit de planter des végétaux hôtes dans la zone infectée et de déplacer des végétaux spécifiés en dehors de cette zone (vers la zone tampon ou en dehors de la zone délimitée).

  • Mesures dans la zone tampon

Il est interdit de déplacer des végétaux spécifiés en dehors de la zone tampon. Une surveillance des végétaux sous la forme d’inspections visuelles est menée à l’intérieur de cette zone par les agents de l’Etat ou de son délégataire (FREDON) afin de vérifier qu’il n’existe pas de dépérissements de végétaux pouvant être rattachés à la présence de Xylella fastidiosa.

Les vendeurs de végétaux spécifiés à l’intérieur de la zone tampon sont soumis à des règles précises lors de la vente. Les personnes qui ont acquis un ou des végétaux spécifiés à l’intérieur de la zone tampon ne peuvent l’emporter en dehors de cette zone.

  • Sanctions

Conformément à l’article L. 251-20 du Code rural et de la pêche maritime, des sanctions pénales sont appliquées en cas de non respect des mesures prises visant à éviter la diffusion d’un organisme nuisible aux végétaux. A cet effet, l’article L. 251-8 du code rural et de la pêche maritime prévoit comme sanctions six mois d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

Le recours à des traitements phytosanitaires est-il nécessaire ?

Avant l’enlèvement des végétaux, la réglementation prévoit d’appliquer les traitements phytosanitaires appropriés contre les insectes vecteurs de la bactérie, sur les végétaux susceptibles d’héberger ces vecteurs.

L’objectif de ces traitements est d’éviter, lors de l’arrachage, la dispersion des insectes vecteurs susceptibles d’être porteurs de la bactérie qui seraient présents sur les végétaux infectés et/ou hôtes.

L’application de ces produits est réalisée conformément aux conditions d’application prévues par leur étiquette et aux règles générales d’application des produits phytopharmaceutiques (notamment, zones non traitées, heures de traitement pour la protection des pollinisateurs, le cas échéant : délais avant récolte, équipements de protection individuels appropriés pour les applicateurs).

Des traitements autorisés en agriculture biologique sont possibles. Il existe également des produits autorisés pour l'application par les particuliers eux-mêmes.

Quels contrôles sont réalisés sur le territoire national ?

Un plan de surveillance national a été déployé, dès 2015, puis renforcé en mai 2016. Son objectif est la détection de la bactérie le plus précocement possible dans les zones indemnes, afin de limiter la propagation de la bactérie sur le territoire et d’empêcher toutes autres introductions. Ce plan de surveillance définit deux principales modalités de surveillance :

- la surveillance programmée qui repose sur des inspections programmées à l’avance et diligentées par des agents de l’Etat ou des délégataires.

- la surveillance événementielle qui repose sur les signalements spontanés de suspicion d’infection des plantes par Xylella fastidiosa par toute personne.

Dans le cadre de cette surveillance, les contrôles ont été renforcés :

- Dans les zones d’entrées sur le territoire : aux frontières (point d’entrées communautaires), dans les marchés d’intérêt national (MIN), auprès des grossistes-négociants ;
- Dans les différents circuits de distribution : marchés, jardineries et autres points de vente au détail ;
- Dans les sites de production de végétaux hôtes et spécifiés.

Ces contrôles consistent en des inspections documentaires et phytosanitaires (inspections visuelles et prélèvements, en cas de suspicion de la présence de la bactérie). Les végétaux suspects sont consignés jusqu’aux résultats d’analyses. La surveillance s’adresse à l’ensemble des 213 végétaux spécifiés de la bactérie Xylella fastidiosa tout en ciblant prioritairement les végétaux hôtes qui se sont révélés contaminés par l’une des sous-espèces présentes en Europe : multiplex (identifié en France), pauca (en Italie) et fastidiosa (en Allemagne).

Toutefois, des filières dites « à risques » ont été identifiées et sont surveillées en priorité, dans le cadre de la surveillance, compte-tenu de leurs forts enjeux économiques et patrimoniaux. Ce sont les filières :

- Arboricoles : oliviers, pruniers, cerisiers, amandiers, pêcher, abricotier, etc.
- Viticoles : vigne (tout cépage)
- Ornementales : polygales à feuilles de myrte, géraniums, rosiers, laurier-rose, etc.
- Plantes à parfums aromatiques, médicinales et condimentaires (PPAMC) : lavandes, romarins, immortelles, etc.

Le texte de la décision européenne 2015/789 susvisée prévoit des conditions précises pour l’importation des végétaux spécifiés, notamment lorsque ceux-ci sont originaires de pays où la contamination par Xylella fastidiosa est connue ou suspectée. En particulier, sont désormais interdites les introductions de végétaux du genre Coffea (caféiers) qui sont originaires du Costa Rica ou du Honduras.

Quel plan d'action national ?

En décembre 2015, le plan d’action national relatif à la lutte contre Xylella fastidiosa a été renforcé. Les principaux objectifs de ce plan d’action sont présentés ci-dessous :

  • Prévenir l’entrée du pathogène et le détecter au plus vite le cas échéant par des contrôles renforcés à l’importation, des enquêtes de filière, un plan de surveillance renforcé ;
  • Se préparer à gérer de nouveaux foyers, en s’appuyant sur la réglementation adéquate, le plan d'urgence national et la mobilisation des acteurs ;
  • Éradiquer les foyers détectés par la poursuite de la mise en œuvre des mesures de lutte ;
  • Améliorer la connaissance de Xylella fastidiosa et de ses vecteurs, en promouvant la recherche.

Télécharger : le plan d'action national

Comment identifier la présence de la bactérie ?

Les analyses de détection de la bactérie Xylella fastidiosa sont réalisées par un réseau de cinq laboratoires agréés (LDA) ainsi que par le laboratoire de santé des végétaux de l’Anses (LSV – Angers) qui est aussi le laboratoire national de référence (LNR). Les cinq LDA sont chargés de réaliser les analyses dites de « première intention » visant à détecter la présence de la bactérie dans le végétal. Le LSV confirme les résultats positifs de première intention et conduit des analyses d’identification de la sous-espèce de la bactérie en présence.

La recherche de Xylella fastidiosa est conduite par une méthode biologique d’amplification de l’ADN (PCR en temps réel) selon la méthode MA039 version 2 développée par le LSV.

Bilan de la surveillance

Depuis le 1er janvier 2015, plus de 11000 prélèvements ont été réalisés. Les analyses ont révélé que 7% de ces prélèvements étaient contaminés par la bactérie.

Focus sur la situation corse

Depuis la détection du premier foyer en Corse, près de 8500 prélèvements ont été réalisés dans le cadre de la recherche de Xylella fastidiosa. 8% de ces prélèvements se sont révélés positifs à la présence de la bactérie, dont majoritairement (64%) sur des polygales à feuilles de myrte.

A ce jour, tous les plants d'oliviers testés se sont révélés négatifs à Xylella fastidiosa.

Pour lutter efficacement contre l’extension de la maladie en Corse, des mesures, complémentaires à celles mises en œuvre conformément à l’arrêté ministériel du 23 décembre 2015 déjà évoqué, ont été adoptées. L’arrêté préfectoral relatif au recensement et à la destruction ciblée des polygales à feuilles de myrte du 25 septembre 2015 interdit la plantation, la multiplication et la distribution de polygales à feuilles de myrte en Corse jusqu’au 30 septembre 2016. L’arrêté préfectoral du 30 avril 2015 interdit formellement l’introduction de végétaux spécifiés sur le territoire insulaire, quel que soit leur origine.

Seuls les professionnels peuvent solliciter une dérogation auprès des services de l’État (DDCSPP), dont l’instruction se fait au cas par cas. Les dossiers doivent respecter strictement les dispositions dérogatoires prévues par l’arrêté (apposition du Passeport Phytosanitaire Européen, traitement insecticide prophylactique, etc.). Les végétaux introduits en Corse sans autorisation font l’objet d’un refoulement ou d’une saisie avec destruction.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le site internet de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Corse (DRAAF Corse) : www.draaf.corse.agriculture.gouv.fr

 

Focus sur la situation en PACA

Le 13 octobre 2015, la présence de Xylella fastidiosa a été détectée sur des polygales à feuilles de myrte plantés sur un alignement d'un terre plein central de la ville de Nice.

Depuis la détection du premier foyer, 13 autres foyers ont été enregistrés en région PACA, dans les seuls départements du Var et des Alpes-Maritimes. Près de 1500 prélèvements ont été réalisés depuis lors, dont 3% se sont révélés positifs, essentiellement sur des plants de Polygales à feuilles de myrte. Plus récemment, des cas positifs ont été détectés sur des plants de Faux genêt d’Espagne (Spartium junceum) et de Lavande officinale (Lavandula angustifolia).

Les mesures appliquées sont celles prévues par la décision européenne 2015/789 susvisée.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le site internet de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de la région PACA : www.draaf.paca.agriculture.gouv.fr