Le plan d'action Ecoantibio 2012-2017
©Xavier Remongin/Min.Agri.Fr.

Le contexte

Dans un document de travail de 2009, la Commission européenne estime que pour l’ensemble des États membres de l’Union, les infections causées par les micro-organismes résistants aux anti-microbiens sont responsables du décès de 25 000 patients chaque année. En outre,les coûts directs et indirects et les pertes annuelles de productivité induits par ce phénomène sont évalués à 1,5 milliards d’euros. De plus, dans les régions du monde les moins développées, l’antibiorésistance met également en péril des populations dont la survie dépend très largement de l’élevage.

Le développement de l’antibiorésistance constitue un enjeu de santé publique au niveau mondial qui justifie une prise de conscience accrue et nécessite une action urgente. Compte tenu du nombre d’acteurs concernés et de la diversité des questions soulevées, une approche globale prenant en compte à la fois le domaine vétérinaire et la médecine humaine est devenue indispensable.

Un plan national 2012-2017

Les nombreux échanges avec les représentants des organisations professionnelles agricoles et vétérinaires, les scientifiques et les représentants des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires ont permis de dégager les propositions d’actions du plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire pour la période 2012-2017. Ce plan est cohérent avec le plan national d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016 conduit par le ministère en charge de la santé ainsi qu’avec le plan d’action de la Commission européenne pour combattre les menaces croissantes de la résistance aux antimicrobiens.

Les objectifs du plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire

De plus en plus de souches de micro-organismes se montrent ainsi résistantes aux antibiotiques.
Comment, dans ces conditions, traiter efficacement les infections chez l’animal ?
Le plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire, lancé le 18 novembre 2011 par le ministère en charge de l’agriculture, vise justement à réduire ce risque et préserver l’efficacité des antibiotiques.

Il vise un double objectif :

- d’une part, diminuer la contribution des antibiotiques utilisés en médecine vétérinaire à la résistance bactérienne ;

- d’autre part, préserver durablement l’arsenal thérapeutique pour la médecine vétérinaire, et ce d’autant plus que la perspective de développement de nouveaux antibiotiques, est réduite.


En terme quantitatif, le plan vise une réduction en 5 ans de 25%de l’usage des antibiotiques vétérinaires, en développant les alternatives qui permettent de préserver la santé animale sans avoir à recourir aux antibiotiques.

Consulter le Plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire

Version anglaise

 

Voir aussi

Le plan de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire est cohérent avec les objectifs du plan « antibiotiques » du ministère chargé de la santé

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