Le dépistage avant mouvements de palmipèdes est reconduit jusqu'au 15 mars 2018

Un plan d’autocontrôle obligatoire préalable à tout mouvement de palmipèdes entre deux exploitations avait été mis en place du 1er décembre 2017 au 15 janvier 2018. En accord avec les professionnels, il a été décidé de prolonger ces autocontrôles obligatoires du 1er février 2018 au 15 mars 2018.

Cette mesure fait suite aux épisodes d'influenza aviaires vécus au cours des deux dernières années et elle a comme objectif d'éviter la diffusion du virus entre les exploitations.

Malgré une faible prévalence des virus IA dans les exploitations et la faune sauvage démontré lors de la mise en place de ces premiers autocontrôles, il apparaît important de maintenir le statut très favorable de la filière palmipèdes vis à vis des virus influenza aviaire, qu'ils soient faiblement ou hautement pathogènes, pour les raisons suivantes :

  • persistance du risque d'introduction des virus IA à partir de l'avifaune.

Plusieurs cas et foyers d'IAHP ont été confirmés en Europe dans l'avifaune, et dans les élevages.

Ainsi, du 1er octobre 2017 au 9 janvier 2018 inclus, 48 foyers en élevage et 15 cas dans l'avifaune d’IAHP H5 ont été déclarés dans sept pays européens avec deux sous-types identifiés H5N8 et H5N6: Italie, Bulgarie, Chypre, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et Royaume-Uni.

Pour en savoir : plateforme d'épidémiosurveillance en santé animale

Depuis le début d'année, aucun foyer n'a été déclaré en élevage. Mais des cas ont été détectés dans l'avifaune en Allemagne et dans le sud du Royaume Uni à proximité du département de la Manche.

  • risques particuliers d'introduction et de diffusion pour les palmipèdes

Cette filière est particulièrement exposée au risque d'introduction et de diffusion du virus, compte tenu :

  • de ses modalités d'élevage en plein air sur une phase de la production et de répartition des lots des palmipèdes prêts à gaver dans plusieurs salles de gavage
  • de l'absence d'expression clinique de la maladie chez ces animaux, en particulier pour les virus IAFP.

Le prolongement des autocontrôles avant tout mouvements de palmipèdes s'accompagne par la mise en place d'une surveillance évènementielle renforcée dans l'avifaune, grâce à :

  • des messages de sensiblisation aux acteurs du réseau SAGIR
  • la mobilisation d'autres acteurs professionnels (vétérinaires spécialisés en faune sauvage, centres de sauvegarde).

La collecte de ces données de surveillance doit permettre de rassurer nos partenaires economiques et d'améliorer les connaissances vis à vis des virus IA.

En parallèle, l'Anses est saisie sur l'évaluation de différents scénarios de surveillance vis-à-vis du risque de diffusion des virus influenza aviaire.

Afin d'éviter le retour d'une nouvelle épizootie en France, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation rappelle également à tous les détenteurs de volailles l'importance de respecter strictement les mesures de biosécurité.

Pour en savoir plus : arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d'autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l'influenza aviaire.