Lancement du concours « l'Arbre de l'année » 2018 !
30/01/2018
Le concours initié par l'ONF et le magasine Terre Sauvage récompense tous les ans les plus beaux arbres de France. Les arbres candidats sont présentés par des groupes (famille, associations, particuliers,…) à un jury pour leurs caractéristiques naturalistes, esthétiques, historiques mais surtout pour le lien qui unit le groupe à l’arbre. Pour le lancement de l'édition 2018, vous pouvez inscrire la candidature de votre arbre sur le site www.arbredelannee.com à partir du 1er février et jusqu'au 31 mai.

Lors de la remise de prix le 19 décembre dernier, le prix du public a été décerné à l'If-Grotte du Jardin des Ifs, tandis que le prix du jury, présidé par Denis Cheissoux, s'est porté sur le Sophora du Japon, du parc du Château de la Haute Maison de Montry. Un prix coup de cœur a également été attribué au Chêne de la réserve naturelle du bout du lac.

« Depuis 2010, le prix « arbre de l'année » promeut l'histoire entre l'homme et l'arbre, au-delà des qualités physiques des arbres, ce qui prime, c'est le lien entre l'homme et l'arbre », explique Éric de Kermel, éditeur du magazine "Terre Sauvage" et membre du jury.

Cette année, Denis Cheissoux, animateur depuis 30 ans de l'émission « CO2 mon amour » sur France Inter, a présidé le prix du jury. Le « Monsieur environnement de France Inter », comme il aime se présenter, est très sensible à la nature et à l'environnement : « L'arbre a une dimension symbolique, sans arbre il n'y a pas de vie. Notre sort est commun avec celui de la nature, relier l'homme à la nature est quelque chose d'absolument indispensable ».

Prix du public : l'If-Grotte du Jardin des Ifs situé à Gerberoy (Oise).
Avec 4 585 votes sur près de 16 000, l'If-Grotte a été grandement plébiscité par les internautes.
En forme de dôme, il fut constitué initialement de six arbres différents au XVIIe siècle. Avec les marcottages et le travail de plusieurs générations d’hommes, les branches sont mêlées et confondues jusqu'à former un « dôme » capable de contenir une dizaine de personnes.  

Prix du jury : le Sophora du Japon, situé au parc du Château de la Haute Maison à Montry (Seine-et-Marne).
Il mesure près de 10 mètres de haut et son emprise au sol est d'environ 1 000 m². Son tronc initial s'est creusé de l'intérieur puis l'arbre s'est couché à terre en 1930 et s'est développé avec plusieurs points d'ancrage au sol (marcottes).
Le château étant devenu un établissement pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE), ce sont des volontaires qui s'occupent de l'arbre. Ils ont entre 18 et 25 ans et aspirent à un nouveau départ. Tel était le cas d'Imène, jeune volontaire qui a rebondi après un échec scolaire, et qui effectue aujourd'hui un stage dans un secrétariat administratif.
« Notre objectif est aussi d'impliquer les jeunes dans des événements souvent éloignés de leurs habitudes », explique Sébastien Lefebvre, formateur de l'enseignement général à l'EPIDE.

Coup de coeur du jury : le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac, Doussard (Haute-Savoie).
C’est un immense chêne avec un tronc qui dépasse les quatre mètres érigé au milieu d’une vaste prairie depuis plus de deux siècles. Le chêne « du bout du lac » est l’arbre emblématique de la réserve naturelle du même nom. Sa mise en valeur est issue d'une gestion paysagère particulière afin de l'inclure à la perfection dans le décor du massif des Bauges en toile de fond.

Les photos des arbres lauréats :

  • Crédit et légende ci-après
    Prix du public : l'If-Grotte du Jardin des Ifs, à Gerberoy (Oise) © Higonnet Delphine
  • Crédit et légende ci-après
    Prix du jury : le Sophora du Japon, Parc du Château de la Haute Maison à Montry (Seine-et-Marne) © Defer Eric
  • Crédit et légende ci-après
    Coup de coeur du jury : le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac, Doussard (Haute-Savoie) © Christian Schwoehrer