L'actualité, export
07/12/2016
poussins qui mangent
©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr
Un premier foyer d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 a été confirmé le 1er décembre 2016 par le laboratoire national de référence de l’Anses dans une exploitation de canards située dans le Tarn (commune d'Almayrac). Suite à une enquête de traçabilité aval, des abattages préventifs d'animaux ont été réalisés dans les exploitations liées épidémiologiquement au foyer détecté.

Ces nouveaux cas ne présentent aucun lien avec l’épisode survenu l’an dernier dans le Sud Ouest de la France (H5 N1, N2, N9). Néanmoins, cette découverte d’un premier foyer dans un élevage commercial ne permettra pas à la France de recouvrer le 3 décembre son statut indemne d’IAHP.

A la suite de la détection de ces foyers d'influenza aviaire H5N8 dans des élevages de volailles, des mesures de gestion et de protection contre la diffusion de la maladie sont mises en place dans les zones réglementées autour des foyers.

Les exports de volailles et de produits de volailles sont interdits à partir de ces zones.

Cette mesure de «régionalisation» est ainsi stipulée dans le chapitre 10.4 du code sanitaire pour les animaux terrestres de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale), qui prévoit que le commerce international peut se poursuivre en toute sécurité à partir des zones indemnes de la maladie, définies au sein d’un pays.

Pour en savoir plus: article 10.4 du code sanitaire OIE

Par ailleurs, aucune restriction ne devrait être appliquée à la commercialisation des produits traités thermiquement, dès lors que le traitement est conforme aux normes de l'OIE.

Pourtant, de nombreux pays importateurs ne reconnaissent pas le zonage prévu par la réglementation UE en conformité avec le Code de l’OIE. Certains refusent même les produits avicoles de l’ensemble du territoire français.

Les établissements exportateurs peuvent trouver les conditions d'exportation actualisées sur le site Expadon.

Les services économiques de nos ambassades, véritables relais de proximité dans les pays tiers, informent ainsi en temps réel ces différents pays des particularités de cet épisode dû à des contaminations par les oiseaux sauvages migrateurs, à l'image de ce qu’il se passe dans beaucoup d’États membres et de pays tiers, et des mesures de protection des pays importateurs mises en place immédiatement (mise en place de zones de protection et de surveillance dès la suspicion, abattages préventifs, interdiction d'exportation à partir des zones affectées).

Des actions d'information et de réassurance destinées aux autorités des pays tiers ont été lancées dès le 2 décembre par les conseillers agricoles des services économiques des ambassades et par le Chef des Vétérinaires Officiels français, vers les pays déterminés comme prioritaires en cellule de crise export avec les fédérations professionnelles afin de maintenir les flux existants.

Les services de la DGAL et les réseaux des services économiques de nos ambassades sont ainsi pleinement mobilisés pour lever les restrictions commerciales, en particulier quand celles-ci ne sont pas conformes aux normes internationales.

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