La rage : situation en France

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Cas de rage chez un chien dans le département de la Loire

L’Institut Pasteur a confirmé jeudi 21 mai 2015, un cas de rage chez un chien de race « Bull Terrier » détenu Square Louis Huguet,dans la commune de Le Chambon Feugerolle, 42500.

La rage est une maladie mortelle si elle n’est pas traitée à temps.
Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s’il est administré après le contact avec l’animal porteur, mais avant l’apparition des symptômes.

C’est pourquoi toute personne qui aurait été mordue, griffée, égratignée, ou léchée sur une muqueuse (bouche, yeux…) ou sur une peau lésée (plaie, coupure…) par ce chien ou dont l’animal aurait été en contact avec ce chien entre le 7 mai et le 16 mai inclus doivent être traitées préventivement et rapidement.

Consulter les communiqués de presse de la préfecture

La rage ne se transmet pas d’homme à homme

La contamination de l’homme se fait exclusivement par un animal au moyen de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). Elle débute 15 jours avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie et jusqu’à la mort de l’animal. La rage ne se transmet pas entre hommes.

Recommandations importantes

Tout chien ou chat ou autre carnivore ayant mordu ou griffé une personne, doit être présenté à un vétérinaire par son propriétaire dans les 24 heures suivant la blessure. L’animal fait obligatoirement l’objet d’une surveillance sanitaire par le vétérinaire pendant 15 jours.
En cas de morsure :
-  il faut immédiatement nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon, rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique ;
-  il est indispensable de consulter rapidement un médecin, qui pourra selon le contexte orienter la personne mordue vers un centre antirabiqueet effectuer une mise à jour de la vaccination antitétanique ;
-  il ne faut pas manipuler les animaux sauvages ou errants surtout lorsqu’ils sont trouvés malades ou blessés
-  il faut acheter tout animal de compagnie selon les circuits légaux afin d’éviter la réintroduction de la rage en France, et limiter les risques pour soi-même ou les autres.

 
Voir aussi  :
Cas de rage chez un chaton importé du Maroc en 2013
 

La rage, une maladie toujours d’actualité

La France est indemne de rage. Les cas de rage en France proviennent tous d’animaux contaminés à l’étranger.

  • Si vous êtes vétérinaire

Il convient de rappeler la vigilance à accorder à l’égard de cette maladie : les vétérinaires doivent notamment informer leurs clients sur les risques existant avec des chiens ou des chats provenant de pays où sévit encore la rage. Ils doivent signaler à leur DD(CS)PP l’importation de chiens ou de chats ne respectant pas les règles à l’importation. La gestion d’un cas de rage importé est toujours lourde à la fois sur le plan animal et humain. La prévention et l’information des propriétaires et des professionnels par les vétérinaires restent primordiales.

Dans le cadre de la Journée mondiale contre la rage , le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (Direction générale de l’alimentation) et l’ANSES se sont mobilisés pour sensibiliser sur les risques toujours présents d’introduction de la maladie en France, en organisant conjointement une journée intitulée "la rage, une maladie toujours d’actualité".
Consulter les présentations de la journée sur le site de l’ANSES

  • Si vous voyagez avec un animal

Les importations illégales venant de pays au statut sanitaire incertain font peser un risque majeur sur la santé publique et sur la santé animale. L’animal introduit frauduleusement peut être en incubation de rage entraînant alors des procédures sanitaires et administratives fastidieuses et contraignantes pour les personnes environnantes (la famille, les voisins, les amis) et leurs animaux de compagnie susceptibles d’avoir été en contact avec l’animal concerné (traitement antirabique vaccinal préventif des personnes, euthanasie des animaux). La rage n’est pas encore une maladie du passé ; de nombreux pays en sont atteints (pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord). Des milliers de personnes meurent encore de rage dans le monde.

ATTENTION : les conditions sont plus strictes pour les animaux de compagnie en provenance de pays n’appartenant pas à l’Union européenne et où la rage n’est pas maîtrisée.

Pour en savoir plus :

 Rage : informations aux voyageurs en provenance de pays non indemnes

Le cas d’importation en France d’un chaton en incubation de rage en provenance du Maroc (en 2013) permet de rappeler qu’il est dangereux d’adopter et de ramener des animaux au statut sanitaire incertain de pays étrangers.

De telles importations frauduleuses font peser un risque sur la santé publique et sur la santé animale, alors que notre pays a consacré des moyens importants à l’élimination de la rage du renard pour pouvoir se déclarer indemne de cette maladie.

L’animal introduit frauduleusement peut être en incubation de rage, entraînant alors des procédures sanitaires et administratives fastidieuses et contraignantes pour les personnes environnantes (la famille, les voisins, les amis) et leurs animaux de compagnie susceptibles d’avoir été en contact avec l’animal concerné (traitement antirabique vaccinal préventif des personnes, euthanasie des animaux).

La rage n’est pas encore une maladie du passé ; de nombreux pays en sont atteints (pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord).

Des milliers de personnes meurent encore de rage dans le monde.

Rappelons qu’il est interdit de ramener des chiens et des chats sur le territoire français excepté sous certaines conditions sanitaires comme notamment l’identification de l’animal, une vaccination antirabique en cours de validité,et avoir subi une prise de sang pour vérifier sa protection contre la rage au moins 3 mois avant son arrivée dans l’Union européenne, attesté dans un certificat sanitaire établi par un vétérinaire officiel du pays de provenance (le plus souvent vétérinaire de l’Etat) et accompagnant l’animal.

Le non-respect de ces prescriptions réglementaires fait l’objet de peines d’amendes.

Par mesure de précaution, il convient de se renseigner des conditions et modalités sanitaires d’introduction ou d’importation d’animaux de compagnie en France auprès des autorités sanitaires françaises (ambassade de France, services vétérinaires départementaux, ministère de l’agriculture).

Les méthodes de lutte contre la rage

Surveillance et lutte contre la rage   Un objectif prioritaire : la protection de la santé publique


Un programme de lutte contre la rage, zoonose majeure, a été défini consistant à établir des mesures de prévention, destinées à protéger l’homme et les animaux et des mesures de lutte pour réduire l’incidence de la maladie jusqu’à son éradication totale.

Ainsi concernant la rage animale, et jusqu’en 1986 , les méthodes de lutte étaient exclusivement fondées :

  • sur la réduction des populations de renards (prime à la queue de renard abattu et subvention aux fédérations de chasseurs pour l’achat de chloropicrine pour le gazage des terriers)
  • et sur la protection médicale et sanitaire à la fois de l’homme et des animaux domestiques (vaccination antirabique obligatoire des chiens et des chats).

Ces méthodes de lutte (offensive et défensive) ont permis d’éviter l’apparition de tout cas de rage humaine, mais se sont révélées insuffisantes pour faire régresser l’enzootie.

A partir de 1986, la vaccination des renards contre la rage par voie orale est organisée (distribution d’appâts vaccinaux par hélicoptère).
En 2001, la rage du renard a été éliminée, le dernier cas de rage "vulpine" remontant à 1998.
Il est à souligner que, parmi les pays qui ont mis en oeuvre ces plans de vaccination orale des renards, la France est le seul pays qui ait obtenu un succès continu.

Ce succès s’explique :

  • d’une part par la rigueur de l’évaluation technique et scientifique qui a accompagné les campagnes de vaccination
  • et d’autre part par la rapidité d’intervention et d’adaptation du ministère de l’agriculture et de la pêche et de ses partenaires à des situations nouvelles.

Désormais, une surveillance est mise en œuvre sur tout animal pouvant faire évoquer la maladie : dispositif de surveillance des animaux mordeurs, surveillance de la faune sauvage ( réseau SAGIR, surveillance de l’ELIZ,…).
Et une vigilance et une sensibilisation sont menées sur les échanges d’animaux, notamment vis à vis des animaux domestiques.

La maîtrise d’œuvre et la surveillance scientifique 

  • Le laboratoire de la rage et de la faune sauvages de Nancy de l’Anses pour la rage : laboratoire national de référence et laboratoire de référence de l’Union européenne et de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ;
  • Entente de Lutte Interdépartementale contre les Zoonoses (ELIZ)

Voir aussi