La 4ème conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe
Forêt européenne

Le sommet des forêts vivantes

La 4e conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe s’est tenue à Vienne (Autriche) du 28 au 30 avril 2003, où elle a réuni 44 pays européens, la Communauté Européenne, ainsi que, en tant qu’observateurs, plusieurs pays non européens et de nombreuses organisations non gouvernementales.

 

Le processus pan-européen des conférences ministérielles pour la protection des forêts en Europe (CMPFE)a été initié en 1989 par la France et la Finlande ; les trois précédentes conférences se sont réunies à :
- Strasbourg en 1990 : surveillance et protection des forêts (pluies acides), recherche forestière ;
- Helsinki en 1993 : gestion durable des forêts, diversité biologique des forêts, forêts et changement climatique, forêts des pays d’Europe centrale et orientale ;
- Lisbonne en 1998 . aspects socio-économiques, critères et indicateurs de la gestion forestière durable.

 

Bien que juridiquement non contraignantes, les déclarations et résolutions adoptées lors de ces conférences ont des incidences certaines sur les politiques forestières françaises et européennes. Ainsi, la définition de la gestion durable des forêts figurant à l’article 1er de la Loi d’orientation sur la forêt (LOF) est celle adoptée à Helsinki ; de même, les 6 critères et 32 indicateurs de gestion forestière durable appliqués en France sont ceux qui ont été adoptés à Lisbonne.

 

Les CMPFE sont progressivement devenues, depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992, unprocessus privilégié favorisant la mise en application et l’adaptation au contexte pan-européen des engagements sur les forêts, contraignants ou non, pris dans les enceintes internationales : Sommet Mondial du Développement Durable, Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, Forum des Nations Unies sur les Forêts, Convention sur la Diversité Biologique, notamment.

 

La conférence de Vienne s’est conclue par une déclaration sur les forêts vivantes rappelant que celles-ci fournissent de nombreux avantages très divers. La déclaration de Vienne approuve aussi l’utilisation de 32 indicateurs de gestion forestière durable, améliorés par rapport à ceux adoptés à Lisbonne.

Cinq résolutions vont orienter les politiques forestières des pays signataires :
- renforcer les synergies favorables à la gestion forestière durable en Europe en encourageant la coopération entre le secteur de la forêt et les secteurs connexes ; un nouveau cadre a été adopté pour la définition et la mise en œuvre des programmes forestiers nationaux ;
- augmenter la viabilité économique de la gestion forestière durable en Europe : celle-ci repose sur le long terme sur une indispensable valorisation économique des biens et des services fournis par la forêt
- préserver et augmenter les dimensions sociale et culturelle de la gestion forestière durable en Europe, et en particulier, préserver et valoriser le patrimoine historique et culturel ;
- conserver et améliorer la diversité biologique des forêts en Europe, aussi bien au niveau des espèces que des habitats ; optimiser la gestion des zones protégées et éventuellement les étendre ;
- changement climatique et gestion forestière durable en Europe : souligne que les efforts doivent porter principalement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais incite à augmenter laséquestration du carbone des forêts en Europe.

 

Dans les prochains mois, ces résolutions devront se décliner en mesures concrètes, au plan pan-européen avec l’élaboration d’un programme de travail en vue de la mise en œuvre des engagements pris, et au plan national

Voir aussi