La 41e édition des Olympiades des Métiers s’est achevée samedi 5 février 2011 à Paris. Du coté du pôle Agriculture, trois métiers donnaient lieu à des compétitions : jardinier/paysagiste, horticulteur et agent de maintenance des mécaniques agricoles.
Agent de maintenance des mécaniques agricoles
La mécanique agricole est une formation clef des métiers de l’agriculture. Un secteur qui, chaque année, crée plus de 3000 emplois dont 1000 restent non pourvus. En 2011, 9 jeunes se disputaient la médaille d’or, espérant ajouter une ligne à leur C.V. déjà bien rempli...
L’épreuve dure 18 heures et rythme durant trois jours le quotidien des candidats aux Olympiades. Ils doivent ainsi passer deux heures sur chaque engin et diagnostiquer les pannes proposées. Du simple tracteur au valet de ferme JCB, en passant par l’emballeur - distributeur d’engrais, il y en a pour tous les goûts.
Du sang froid, un sens de la stratégie de dépannage et une réelle capacité à établir des hypothèses constructibles, sont les qualités que chaque candidat doit développer pour espérer l’emporter. La rapidité est également essentielle puisque dans le milieu agricole, si un engin tombe en panne, il faut qu’il soit réparé le plus rapidement possible. Sinon, l’immobilisation du matériel entraine un manque à gagner pour l’agriculteur. Il faut, en somme, être efficace et ordonné ! Pour l’expert international Stéphane Battais, cette formation prépare des agents de maintenance compétents et proches de l’excellence.
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Jardinier/Paysagiste
Sur l’ensemble des formations agricoles, soit 600 établissements en France, 230 enseignent l’aménagement paysager. Il est donc normal qu’il représente la plus grande part dans la compétition pour le volet agriculture. 22 régions françaises y sont représentées et au total, plus de 176 binômes ont pris part à la compétition depuis le début des sélections. Mais un seul participera à la finale mondiale qui se tiendra à Londres en octobre prochain.
Question épreuve, il s’agit de monter un planché en bois, sur lequel les candidats doivent construire un mur de pierre en ellipse. Couvert par une dalle, il est garni par de la bruyère. Des arbres et toute sorte de décoration composent le reste du plateau.
Pour réussir, il faut allier rigueur, rapidité pour boucler son travail à temps, et sens de l’esthétisme pour bien mettre en place les pierres et loger les plantes. Mais le management de son poste de travail, la cohésion du binôme et la propreté sont aussi essentiels pour remporter la compétition. Un métier qui fait donc appel à de multiples compétences.
Initialement ce métier appartenait au domaine du vivant. Désormais, un jardinier doit maitriser le bois, l’eau et la pierre : il est donc un homme complet et accompli, qui sans cesse doit évoluer. D’ailleurs pour Max Martin, expert international pour ces Olympiades,
l’excellence est bien au rendez-vous pour cette compétition.
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Horticulteur :
Être horticulteur c’est entreprendre un lien étroit avec la nature. Une expérience qui ne peut se roder que sur le terrain. Pour rendre vivante une activité qui ne l’est pas forcément au départ, les jury ont confectionné des épreuves qui puissent s’adapter aux visiteurs des Olympiades des Métiers. Parmi elles, le semis à la main ou à la machine, des ateliers de rempotage mécanique et de multiplication végétative, ou encore la reconnaissance de végétaux. Au total ce sont 10 épreuves, sur 12 heures, qui ont été mises en place lors de cette compétition. Et même si comme la mécanique agricole, ce métier ne participera pas au mondial de Londres, l’expert en horticulture Gérard François estime que ce n’est qu’une question de temps.
Candidat pour la deuxième fois consécutive aux Olympiades, Nicolas Lacire estime quant à lui que ce métier requiert du savoir-faire, de la patience et surtout de minutie. Au final être le plus professionnel possible.
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