Journée de débats « Faites de l’agro-écologie »
15/12/2016
Partager les réussites des projets agro-écologiques portés par les agriculteurs, étudiants, chercheurs, associations… C’est l’objet du colloque organisé dans le cadre de l’événement « Faites de l’agro-écologie ». Il s'est déroulé ce jeudi 15 décembre au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

Quatre thématiques abordées

L’agro-écologie pour une alimentation durable

Les pratiques agro-écologiques visent la production d'une alimentation durable de qualité pour une population mondiale en croissance. Elles repositionnent l’agronomie au coeur des systèmes de production. Une agriculture performante, tenant compte tant de l'environnement que de la santé des agriculteurs et des consommateurs, progresse dans l'ensemble de nos territoires. L’agro-écologie répond aux attentes légitimes des citoyens quant à leur exigence de qualité de leur alimentation, tant du point de vue sanitaire que du point de vue des conditions de production, qui recouvrent des aspects environnementaux mais aussi économiques et sociaux.
Le projet agro-écologique lancé en 2012 et inscrit dans la loi d’avenir de 2014 qui prend en compte la performance économique, environnementale et sociale de l'agriculture, a donné aux acteurs les moyens de changer leurs pratiques dans la durée.

Pour une politique rénovée de l'alimentation

Le programme national de l'alimentation piloté par le ministère chargé de l'agriculture fixe à l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire quatre priorités : la justice sociale, l’éducation alimentaire de la jeunesse, la lutte contre le gaspillage alimentaire et l'ancrage territorial de l'alimentation. Ce programme veille à l’accessibilité des produits de qualité pour chacun. Des projets alimentaires territoriaux (PAT) ont ainsi été créés pour impulser une dynamique locale entre producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivités et consommateurs. Plus de 400 projets régionaux ont déjà été soutenus.
Une action particulièrement marquante, « Localim, la boîte à outils de la restauration collective » a été lancée en 2016 pour accompagner les acheteurs publics de la restauration collective et favoriser l'approvisionnement local et la qualité des produits.

Vers une nouvelle performance sanitaire en santé animale et végétale

Le projet agro-écologique fixe un cap aux acteurs professionnels en matière de maîtrise des produits phytosanitaires, de maîtrise des antibiotiques et des médicaments vétérinaires et de bien-être animal. Ces nouveaux modes de production moins intensifs en intrants permettent une réduction des charges, une meilleure autonomie, une résilience des systèmes et s’appuient sur des interactions positives avec l’environnement.

Deux plans majeurs tournés vers cet objectif de réduction découlent du projet agro-écologique :

  • Le plan Ecophyto II a pour objectif la réduction de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques de 25% à l’horizon 2020 par l’optimisation des techniques actuellement disponibles et de 50% à l’horizon 2025 grâce à une mutation plus en profondeur des systèmes agricoles.
    • Près de 2000 fermes du réseau Dephy expérimentent la baisse des produits phytosanitaires, la mise en œuvre de nouvelles pratiques (rotation des cultures...) et de nouveaux outils (par exemple le biocontrôle).
    • La mise en place d’un dispositif expérimental de certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) unique en Europe incite les distributeurs et les prescripteurs à promouvoir ou à mettre en œuvre auprès des agriculteurs, des actions permettant de réduire leur utilisation ou d'en corriger les effets. Chaque distributeur se verra fixer un objectif de certificats à atteindre en 2021.
  • Le plan Ecoantibio a pour objectif de réduire de 25% de l’utilisation des antibiotiques en élevage en 5 ans. L'usage des antibiotiques vétérinaires a déjà diminué de 20% en 4 ans. La lutte contre l’antibiorésistance est également un défi majeur de notre siècle pour la santé animale et la santé publique. Elle s'inscrit dans une approche globale «One health, une seule santé » selon laquelle santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes sont interconnectées et forment un tout.

Témoignages

Zoom sur les avancées des politiques de l’alimentation, de la santé animale et végétale
Geneviève de Sainte Marie, chargée de mission « agro-écologie », DGAL

Un exemple concret de changement des pratiques chez un éleveur
Bruno Gourdon, éleveur laitier en Auvergne. Installé en GAEC sur une exploitation en polyculture élevage (40 vaches sur 50 ha), Bruno Gourdon explique comment il a pu donner un nouveau souffle économique à son exploitation et  cquérir  ne meilleure qualité de vie mais aussi un épanouissement dans son activité professionnelle en changeant progressivement ses pratiques. C’est grâce à l’observation et à la formation qu’il a pu réinvestir le champ de l’agronomie et de  l’élevage pour retrouver plus d’autonomie alimentaire, plus de biodiversité dans ses prairies, moins de soins vétérinaires pour ses animaux et favoriser leur bien-être.

Un témoignage sur la réduction de l'usage de produits phytopharmaceutiques dans une ferme d'un lycée agricole
Myriam Grouselle-Labouysse, cheffe d’exploitation du lycée agricole d’Arras, membre du réseau Dephy
L'exploitation du lycée agricole d'Arras orientée en polyculture industrielle de la région, est engagée dans une démarche expérimentale de réduction des produits phytopharmaceutiques depuis 2012 et dans plusieurs projets visant à connaître  et sauvegarder la biodiversité des milieux agricoles. La pédagogie est au coeur du fonctionnement de l'exploitation, avec une participation à tous les niveaux des élèves et apprentis.

L'enjeu des sols au coeur des pratiques agricoles

L’un des enjeux du projet agro-écologique est de garantir l’avenir des services rendus par les sols, véritables patrimoines vivants, essentiels à la vie sur terre et à l’agriculture. Il s’agit de promouvoir des pratiques agricoles permettant de  protéger durablement les sols et d'améliorer leur fertilité. Ressource limitée, fragile et non renouvelable, le sol est pourtant celui qui nous nourrit, qui régule et filtre les eaux. Il est le socle de nos paysages et des activités agricoles et joue un rôle central dans la régulation du climat.
En France, face  aux multiples menaces qui pèsent sur les sols agricoles, comme la diminution de la biodiversité, l’imperméabilisation responsable d’inondations, la perte de teneur en matières organiques, l’extension urbaine, l’érosion ou encore les pollutions  d’origines diverses, leur préservation ainsi que le maintien de leurs qualités productives apparaissent comme des enjeux de société auxquels le projet agro-écologique répond.
D’une part, la lutte contre l’artificialisation des terres a été inscrite dans la Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt de 2014 pour assurer la protection des espaces naturels, agricoles et forestiers et conserver la vocation agricole des terres exploitées.
D’autre part, le projet agroécologique encourage la mise en oeuvre de pratiques agricoles qui permettent aux sols de conserver leurs qualités agronomiques, notamment le taux de carbone dans les sols. Parmi ces  pratiques, nous pouvons citer la mise en place de cultures intermédiaires, de couverts permanents, le non-labour, l’allongement des rotations culturales, l’agroforesterie, les techniques de conservation…

Témoignages

Le développement de systèmes agroforestiers : un levier de la performance économique, environnementale et sociale
Yousri Hannachi, chargé de mission foresterie et agroforesterie à l’APCA
L'agroforesterie, dans son acception large (alignements d'arbres intra-parcellaires, haies, prés vergers, sylvopastoralisme...) apparaît comme une réponse efficiente aux problématiques d'érosion des sols, de captage de carbone, de  ruissellement, de qualité de l'eau... Tout en permettant de mettre en valeur la biodiversité, les systèmes agroforestiers permettraient ainsi de renforcer la résilience des exploitations agricoles face à certains aléas dûs aux changements  climatiques. Le plan agroforesterie mis en place en décembre 2015, contribue au développement de l'agroforesterie.

L’agriculture de conservation des sols par un collectif d’agriculteurs
Thierry Desvaux, membre du GIEE SNC Fontaine de Bord dans l’Yonne
Quatre exploitations de grandes cultures, associées en assolement commun, ont initié leur orientation agroécologique en 2009 par la mise en oeuvre de l’agriculture de conservation des sols, en allongeant les rotations, en développant les cultures associées, en perturbant le moins possible les sols, en les couvrant en permanence, en pratiquant le semi direct ou encore en pratiquant le semi direct.
Conscients de l’importance des pratiques agricoles et de leurs impacts pour préserver cette qualité, les exploitants se sont engagés dès 2010 dans l’allongement des rotations et la couverture des sols en inter-culture longue. Forts des résultats  positifs liés à la mise en oeuvre de ces nouvelles pratiques, le groupe souhaite aller plus loin dans sa démarche agro-écologique en collaboration avec les partenaires du territoire.
« Un sol vivant est la fierté de notre collectif de 5 agriculteurs, grâce à une aventure humaine tournée vers l’agriculture de conservation et le partage. »

La connaissance des sols dans la formation
Brice Normand, étudiant 1re année BTSA APV agronomie - production végétale lycée agricole Édouard de Chambray EPL de l’Eure
Composante de la fertilité du milieu et interface dans l'environnement, le sol mobilise de nombreux acteurs territoriaux. Les étudiants du lycée Edouard de Chambray sont donc associés et impliqués dans des démarches expérimentales autour de l'analyse et du fonctionnement des sols du territoire. L'étude interactive de la flore spontanée qui s'y développe, informe à la fois sur les aptitudes naturelles qu'il offre et sur le degré d'anthropisation qu'il subit. Ce travail permet aux étudiants d'acquérir des compétences en termes d'analyse systémique sur les enjeux liés aux sols.

L’agro-écologie, une démarche collective

L’évolution des pratiques vers l’agro-écologie implique de penser autrement la façon de produire et comporte une part de difficulté. Pour y faire face, les échanges et réflexions conduits au sein d’un collectif sont essentiels. C’est
pourquoi la transition agro-écologique s’appuie sur les collectifs d’agriculteurs, la mise en commun de projets et le retour d’expériences des «pionniers ».
Utiliser les ressources de la nature tout en préservant ses capacités de renouvellement est un réel enjeu pour l’agroécologie. C’est également rechercher des complémentarités, des dynamiques et de nouvelles formes de solidarité à l’échelle du territoire. Rendus possibles par la Loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt de 2014, les groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) permettent d'accompagner et de valoriser les dynamiques de terrain portées par des agriculteurs qui s'engagent collectivement dans l'amélioration des performances économiques, environnementales et sociales de leurs exploitations. Car il est plus facile de modifier son système lorsqu’on est plusieurs à réfléchir, à se renseigner et à tester.
Les GIEE ont également vocation à impliquer l'ensemble des acteurs des filières, du développement agricole, de la recherche, de l’enseignement agricole et plus globalement des territoires.
Outre le fait d’associer différents partenaires du monde agricole, il est également nécessaire de les mobiliser autour d’une feuille de route partagée. L’outil de diagnostic agroécologique des exploitations agricoles, lancé fin 2015, permet aux  agriculteurs d’être accompagnés dans la transition vers l’agro-écologie, d’évaluer la performance des pratiques agricoles de leur exploitation et d’estimer leur engagement dans l’agro-écologie. Il permet également dans une démarche de progrès d’envisager des pistes d’actions à mettre en oeuvre sur leur exploitation.
De manière plus générale, la création de l’Institut agronomiquevétérinaire et forestier de France a vocation à capitaliser  et à diffuser l’expérience recensée sur le terrain.
Les nouvelles technologies offrent des opportunités que l’Institut a su saisir. Les premiers MOOC nouveaux modes d’apprentissage 2.0 sont désormais disponibles, ouverts à tous (agriculteurs, étudiants, chercheurs, consommateurs) en ligne sur la plate-forme FUN (France université numérique). Des synergies peuvent voir le jour au sein des filières, avec tous types d’acteurs en visant une bonne articulation entre la production, la transformation et la distribution. L’objectif étant de passer d’une logique de l’offre à celle de la demande, afin que l’agriculteur puisse répondre aux attentes sociétales en matière d’alimentation. Cela nécessite la prise en compte de l’agro-écologie de l’amont jusqu’à l’aval de la chaîne, des agriculteurs aux distributeurs, en passant par les entreprises agroalimentaires. Cela nécessite également une meilleure cohésion territoriale avec des projets pensés localement, encouragés par les collectivités territoriales.

Témoignages

Les dynamiques des collectifs engagés dans l’agro-écologie
Marc Barbier, coordinateur de l'Observatoire sociologique des transitions agro-écologiques
L'observatoire sociologique des transitions agro-écologiques est un projet de recherche financé par le ministère (sur financement Casdar) qui propose un travail d'observation à long terme des projets retenus dans le cadre de l'appel à projets de 2013 visant le développement de l'agro-écologie. Sur la base de la caractérisation et du suivi participatif de ces projets, la dizaine de sociologues de l'observatoire analyse les dynamiques à l’oeuvre dans ce processus d’« écologisation» de l'agriculture.

L’agriculture de conservation des sols : un engagement individuel, un impact collectif, une reconnaissance sociale
François Mandin, agriculteur en Vendée, président de l’APAD Centre Atlantique
Installé en GAEC sur une ferme de polyculture élevage couplée d'une activité d'accueil touristique, François Mandin s'est engagé dans l'agriculture de conservation des sols pour « relier son acte de production à une ambition  environnementale», pour à la fois «produire et protéger ». Cette innovation individuelle qui devient ensuite un projet collectif, social et territorial, s'appuie sur les échanges, la transmission des connaissances et des savoirs directement d'agriculteur à agriculteur, pour redonner tout le sens à leurs actions.

La force du collectif pour mieux gérer la forêt privée : l’exemple du GIEEF
Thomas Formery, conseiller du président du Centre national de la propriété forestière (CNPF)
Prévus par la Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt afin de dynamiser la gestion durable des forêts privées, les GIEEF ont été mis en place pour permettre notamment une meilleure mobilisation du bois au profit de l’ensemble de la filière. Ils visent un accroissement de la production de bois à l’échelle d'un territoire dans le cadre d'une meilleure performance environnementale. À titre d’exemple, la mise en place du GIEEF des Cévennes Ardéchoises a permis de lutter contre la gestion inégale des propriétés forestières et de maintenir la qualité des paysages du territoire connus pour le tourisme vert.

Changeons d'agriculture pour limiter les effets du changement climatique

À l'heure d'une prise de conscience collective sur le phénomène de changement climatique et sur l’origine essentiellement humaine des émissions de gaz à effet de serre, la communauté internationale s'est engagée lors de la COP 21 à Paris à  limiter la hausse des températures nettement au-dessous de 2°C, et même à poursuivre l’action menée pour la limiter à 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels.
Les émissions dues à l’agriculture et à la déforestation se sont stabilisées, mais sont responsables de 24% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’agriculture émet surtout du méthane résultant de la digestion du bétail et du stockage du fumier et du protoxyde d’azote qui se dégage des engrais épandus. Des gaz aux pouvoirs respectivement 25 fois et 300 fois plus réchauffants que le CO2.
Parallèlement, l’agriculture est très vulnérable aux variations climatiques. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes (sécheresse, inondations, canicules…) ou l’irrégularité de la pluviométrie ont des effets dévastateurs, en particulier sur les petits producteurs du Sud.
Pourtant, si l’agriculture participe aux émissions de gaz à effet de serre, elle est aussi au coeur des solutions climatiques. En effet, l’agriculture et la forêt possèdent des leviers de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et contribuent aussi à réduire les émissions des autres secteurs, en produisant des substituts qui permettent de diminuer leurs consommations en énergie fossile. Mais ce sont aussi les deux seuls secteurs à pouvoir capter et stocker naturellement du carbone dans les sols et la biomasse. Le « secteur des terres » peut donc jouer un rôle majeur et pourrait contribuer de 20 à 60% au potentiel d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. C’est un des objectifs principaux de l’initiative «4 pour 1000 – les sols pour la sécurité alimentaire et le climat » lancée en décembre 2015 lors de la COP21.
Cette démarche s’inscrit dans le projet agro-écologique qui constitue une réponse pour faire en sorte que l’agriculture puisse lutter efficacement contre le changement climatique : meilleure pratiques de fertilisation azotée, développement de l’agroforesterie, remplacement des matériauxénergivores par des produits issus de l’agriculture comme  le chanvre, des énergies non renouvelables par les bioénergies (méthanisation).

Témoignages

L’initiative 4 pour 1000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat
Paul Luu, secrétaire exécutif de l’initiative 4 pour 1000
Un taux de croissance annuel du stock de carbone dans les sols de 4 pour 1000, soit 0,4%, permettrait de stopper l’augmentation de la concentration de CO2 d’origine humaine dans l’atmosphère. L’objectif étant d’avoir des sols plus fertiles, adaptés aux changements climatiques, qui résistent mieux à la sécheresse, et qui jouent le rôle de puits de carbone. En s’appuyant sur ce constat, sur de solides bases scientifiques et des actions concrètes sur le terrain, l’initiative «4 pour 1000» vise à montrer que sécurité alimentaire et lutte contre les dérèglements climatiques sont complémentaires.
Surtout, elle fait en sorte que l’agriculture apporte des solutions concrètes aux défis posés par les dérèglements climatiques, tout  en relevant celui de la sécurité alimentaire. Cette initiative consiste en une coalition d’acteurs volontaires soutenue par un programme de recherche ambitieux.

La méthanisation : voie vers l’agro-écologie
Pascal Lequeux, agriculteur méthaniseur dans l’Aisne, membre de l'Association des agriculteurs méthaniseurs de France
Le recours aux énergies renouvelables est indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique. La méthanisation agricole permet une meilleure valorisation des déchets, une meilleure gestion des effluents d'élevage et assure un complément de revenus pour les agriculteurs. Pascal Lequeux apporte un témoignage sur le projet qu’il a initié sur son exploitation d’élevage porcin liée à une exploitation céréalière et sur les nombreuses dynamiques que l’activité de méthanisation génère sur le territoire : valorisation du fumier de centres équestres et séchage de bois notamment.
Olivier Pacholik, étudiant AgroParisTech

« L’agro-écologie est aujourd’hui devenue une réalité qui transcende les pratiques et rassemble les Hommes. Le chemin parcouru depuis décembre 2012 ne doit pas nous faire oublier que la route sera encore longue. Mais avec de l’ambition et de la volonté, dont je sais que les agriculteurs ne manquent pas, nous saurons faire fructifier ce changement majeur de l’agriculture, changement bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de nos concitoyens. »

Stéphane Le Foll - Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement