Japon

Fiche pays - Japon (PDF, 204.72 Ko)

Contexte agricole et relations internationales

Ce qu’il faut retenir

  • L’agriculture japonaise, historiquement fortement soutenue, ne permet pas au pays d’assurer plus de 40% de son autosuffisance alimentaire en base calorique. Importateur majeur aussi bien pour sa consommation que pour le fonctionnement de son industrie agroalimentaire, le Japon est très dépendant de l’approvisionnement extérieur.
  • Le Parti Libéral Démocrate, en la personne de Shinzo ABE, a fait de l’ouverture du Japon un élément du renouveau économique prôné par les «Abenomics1 ». Cela se traduit notamment par la négociation d’accords de libre échange. Ces  accords, qui exposeront les agriculteurs à une concurrence accrue du marché mondial imposent au gouvernement d’oeuvrer pour une adaptation de son agriculture à ce nouveau contexte. Ainsi, une réforme profonde du secteur agricole s’impose, mais devra composer avec les réticences des catégories socio-professionnelles, représentés par JA Zenshu allié du puissant groupe des parlementaires ruraux, opposés à une réforme qui bousculerait les intérêts en place. En parallèle, pour répondre à la contraction du marché intérieur et à la nécessité de relance de l’économie, le gouvernement japonais met en place une politique d’encouragement à l’exportation de ses produits agricoles et agroalimentaires.
  • Les discussions engagées avec l’Union Européenne sur un accord de partenariat économique se poursuivent en 2016 pour une conclusion espérée fin 2016 ou en 2017.
  • La France est un partenaire commercial important et jouit d’une image positive tant en matière de qualité gustative que sanitaire de ses produits agricoles et agroalimentaires. Sa présence est surtout marquée dans le secteur des boissons, des vins et spiritueux, ainsi que pour quelques autres produits emblématiques tels que les fromages ou le foie gras. Les principales marges de progression concernent les produits solides mais aussi plus accessibles comme la charcuterie, la biscuiterie, les produits de meunerie… Le maintien des marchés existants est également crucial face à la concurrence des produits du Nouveau Monde notamment, favorisés par les accords de libre échange sur un marché rémunérateur, mais  exigeant.

Production agricole

Le Japon est un archipel qui s’étend sur 3000km du nord au sud, pour l’essentiel montagneux (70% de surface avec une pente supérieure à 15%). Le contexte sismique et les précipitations importantes confèrent à la forêt un rôle important dans la protection des sols et la prévention des glissements de terrain. Ainsi, les espaces permettant le développement des activités humaines est restreint. Seuls 12% du territoire sont voués à l’agriculture, le reste est consacré à l’urbanisation et aux voies de communication, dans un contexte de développement urbain mais aussi de déprise urbaine et agricole (400000 ha de terres agricoles à l’abandon), du fait du dépeuplement rapide du secteur rural, comme du pays dans son ensemble (en 2050 la population japonaise aura perdu 40 millions d’habitants).

La population rurale, en rapide déclin, représente 7% de la population totale, et le secteur agricole occupe 3,4% de la population active. L’âge moyen des agriculteurs japonais est de 66 ans et 70% d’entre eux ont plus de 60 ans. Cette population est très atomisée, composée pour une large part par de double actifs ou de personnes retraitées d’un autre secteur d’emploi, essentiellement industriel, ce qui en rend le dénombrement difficile. Ces agriculteurs exploitent de petites superficies morcelées (1 à 2 ha majoritairement). Ils sont pour la plupart membres de coopératives locales, dont l’union nationale, Zennoh, fait partie du Groupe JA2. Ce groupe compte 10 millions de membres. Il a développé une gamme de services allant de l’approvisionnement en intrants et de l’aide à la commercialisation des productions agricoles en passant par les services bancaires (Norinchukin Bank détient 15% des dépôts du Japon) et les activités assurantielles, ce qui en fait un acteur majeur du maintien de la vie économique dans les zones rurales et le principal représentant du secteur, interlocuteur quasi unique de la puissance publique. Son implantation constitue le principal obstacle à la volonté réformatrice du gouvernement.

La production agricole, sylvicole, de la pêche et de l’aquaculture a diminué de 30% depuis 20 ans, elle s’établit aujourd’hui à 67milliards d’euros. Elle assure un taux d’autosuffisance alimentaire de 40% en base calorique. Seule la production rizicole est excédentaire. La consommation de légumes est couverte à 80%, 40% pour les fruits,  27% pour les produits laitiers et 20% pour la viande. Les surfaces sont encore essentiellement dominées par les rizières irriguées (près de 50% de la SAU totale), alors que le riz ne représente plus que 20% de la valeur totale de la production, son maintien n’étant dû qu’à un soutien public massif. L’élevage, dont la part de valeur augmente est complètement dépendant de l’importation d’aliment, ce qui renchérit l’ensemble des productions animales.

Avec près de 30000km de côtes, le Japon dispose d’une zone de pêche parmi les plus étendues au monde. Cependant, la production chute régulièrement et face à une consommation parmi les plus élevées au monde (66 kg/an/habitant), le Japon ne produit que 60% de sa consommation. Malgré des techniques performantes, notamment en matière d’aquaculture, la flotte de pêche est vétuste, la filière vieillissante et les réserves de poissons diminuent, fragilisant l’industrie de la pêche.

Le patrimoine forestier japonais est aujourd’hui particulièrement important (68% du territoire). La majorité des forêts japonaises a été plantée après la deuxième guerre mondiale et arrive aujourd’hui à maturité. L’exploitation de cette importante ressource présente toutefois des coûts élevés en raison des contraintes topographiques et de l’absence d’infrastructures adaptées. Le secteur est aujourd’hui peu compétitif et la ressource existante sous-exploitée (24% d’autosuffisance).

Politique agricole

Le secteur agricole doit faire face à des défis multiples qui concernent en réalité la société et l’économie du Japon : le vieillissement, la dénatalité et la place des femmes, la baisse du nombre des actifs, la contraction du marché intérieur, le ralentissement économique. De surcroît, le pouvoir politique apparaît en retrait face aux pressions des milieux économiques et à l’inertie de l’administration. Enfin, les handicaps de l’agriculture japonaise sont très importants, ce qui a un impact sur la problématique de la sécurité alimentaire du pays : l’absence de réforme foncière depuis la dernière guerre, l’exiguïté des exploitations, la baisse du revenu des agriculteurs, la faible attractivité du secteur, la carence des investissements et de la compétitivité. On perçoit également des hésitations sur le modèle agricole entre une vision « industrielle » de l’agriculture et la conscience de la nécessité de revitalisation des zones rurales, de la conservation des savoir faire, du respect de l’environnement…

L’instrument essentiel de la politique agricole japonaise a été jusqu’à présent le soutien des prix du marché. Ce soutien se traduit par des mesures aux frontières (droits de douane élevés : 18% en moyenne pour les produits alimentaires, et contingents tarifaires pour les produits sensibles), des prix administrés et des quotas de production, doublés de paiements à la production.

Aussi, le soutien du Japon à son agriculture est-il l’un des plus élevés au monde, le soutien aux producteurs, estimé à 52% du revenu, pèse majoritairement sur les consommateurs et capte 1,1% du PIB. Les prix perçus par les agriculteurs sont en moyenne deux fois plus élevés que le marché mondial. La production de riz reçoit la moitié des soutiens publics. Ces mécanismes maintiennent des prix très élevés sur le marché intérieur mais ne constituent pas des leviers d’orientation, et sont en réalité de puissants freins pour une véritable évolution du secteur agricole face à de cruciaux défis structurels.

Depuis 2012 et le retour au pouvoir du Parti Libéral Démocrate (PLD), les annonces de réformes se sont multipliées dans la perspective d’une libéralisation liée aux accords économiques bilatéraux ou régionaux exposant les producteurs à la concurrence internationale. Un Plan fondamental pour l’alimentation, l’agriculture et les zones rurales révisé en mars 2015 définit un programme pour la décennie à venir. Il vise un accroissement de la production qui garantirait une meilleure couverture des besoins de la population japonaise mais approvisionnerait aussi un secteur agroalimentaire encouragé à développer ses exportations. Les réformes tendent à concentrer les aides sur les exploitants professionnels, à encourager l’agrandissement des exploitations, l’installation des jeunes et à mettre en oeuvre une transition vers des aides directes découplées. Le Japon s’est également engagé en 2015 à développer des indications géographiques ; 10 produits ont été enregistrés et plusieurs dizaines d’autres produits sont à l’étude.

Cependant, ces orientations ont des préalables, dont l’un des plus importants est une réforme foncière qui puisse s’appuyer sur un arsenal législatif contraignant s’opposant au démembrement du foncier agricole et à son changement d’orientation, dans un contexte aigu de vieillissement des agriculteurs. Actuellement, les outils sont limités, essentiellement fiscaux, à travers une taxation encore timide des terres laissées à l’abandon, qui devrait être multipliée par 1,8 en 2017. Des institutions régionales ont été créées en 2014 pour lutter contre la déprise et encourager le remembrement. Elles facilitent l’accès au bail pour les agriculteurs professionnels et les jeunes, avec une taxe foncière divisée par 2 à partir de 2016 pour les terres louées. Pour l’instant, l’ensemble de ces dispositions ne semblent pas à la hauteur des défis.

Le second préalable est la réforme du secteur coopératif. Le Premier ministre ABE a annoncé en 2015 une réforme touchant la structure de JA, et particulièrement son organe directeur JA-Zenchu. Celui-ci deviendrait une association de droit commun, et perdrait son régime fiscal particulièrement avantageux. Elle se verrait d’autre part retirer son monopole de contrôle financier et d’audit comptable des coopératives agricoles. Cependant, le gouvernement a choisi de ne pas mettre en cause la mission de coordination des coopératives agricoles ainsi que sa gouvernance (un homme, une voix), actuellement dominée par les agriculteurs à temps partiel qui n’ont pas intérêt à des réformes de compétitivité. La branche «services financiers» du groupe, n’est pas concernée par la réforme, or c’est de cette activité que JA tire sa puissance financière. Quoi qu’il en soit, début 2016, aucune réforme ne remet réellement en cause la puissance de JA.

Les remous politiques liés à la signature du TPP ont permis au secteur agricole de négocier avec le gouvernement une enveloppe financière supplémentaire de 2,7Md€ en 2016 pour compenser les effets supposés du TPP sur les revenus des agriculteurs.

Échanges commerciaux

Le Japon est le troisième importateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires avec 58,8 milliards d’euros d’importations en 2015. Il importe essentiellement des produits de la mer, de la viande et des produits transformés, des céréales et oléo-protéagineux (dont une grande partie est destinée à l’alimentation animale). Le Japon exporte surtout des produits de la mer, des préparations alimentaires et des boissons. Le développement de ses exportations (4,9milliards d’euros en 2015) constitue un des axes de la politique agricole japonaise pour relancer l’agriculture.

Malgré sa grande dépendance aux importations, le Japon est un pays protectionniste et difficile d’accès. Il se caractérise par des barrières tarifaires importantes sur ses principales productions nationales (riz, produits laitiers, sucre, viande de porc et de boeuf). En plus des exigences sanitaires et phytosanitaires très élevées, les spécificités culturelles constituent des obstacles qu’il ne faut pas sous-estimer : la faiblesse ou l’absence de corpus réglementaire en matière de concurrence notamment ont pour corollaire la nécessité de gagner la confiance des acteurs japonais sur le long terme et donc un coût élevé d’entrée sur le marché peuvent décourager les candidats exportateurs.

Ses principaux partenaires commerciaux dans le domaine agroalimentaire sont les pays de la zone Asie-Pacifique, notamment les Etats-Unis. La France est son 9e fournisseur, avec une progression de 33% ces 5 dernières années. Le Japon est le 3e client de la France hors Europe, pour les produits agricoles et agroalimentaires. Le secteur des vins et spiritueux et les produits haut de gamme constituent l’essentiel des produits français présents sur ce marché.

Les vins français sont les leaders de ce segment aussi bien en valeur (53% de parts de marché) qu’en volume (26%), en progression sur les 5 dernières années. L’Italie, le Chili et l’Espagne sont nos principaux concurrents. La France est le 5e  exportateur de produits laitiers (en valeur) avec 6,4% de parts de marché et 17% de progression ces 5 dernières années. Sur les quatre dernières années, les importations de produits laitiers de la France au Japon sont en croissance régulière, le fromage à pâte molle en est le produit phare.

Sur le marché de la viande, la France enregistre une timide 12e place mais progresse 37% depuis 5 ans. On peut noter que 4 exportateurs du top 5 vont bénéficier du TPP, ce qui risque de conforter dans l’immédiat leur position de leaders. Le Japon importe de la France majoritairement de la charcuterie, produit apprécié et pour lequel la France est reconnue au Japon. Le foie gras et la viande de volailles sont exclus des importations depuis octobre 2015 (Influenza aviaire). Le Japon est le premier client de la France pour ce produit.

Les produits français d’épicerie fine sont également appréciés, et de façon générale, des marges de progression pourraient être trouvées pour les exportations françaises dans les produits solides, mais aussi plus accessibles.

Accords internationaux

Le Japon a conclu ou applique 16 accords de libre échange conclus ou appliqués dont 11 signés au cours de la décennie 2000-2010 (le premier en 2002 seulement), avec des pays peu ambitieux en matière de libéralisation commerciale (Brunei, Chili, Inde, Mongolie et Pérou), ainsi qu’avec des pays intégrés à sa chaîne de production (ASEAN, Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande et Vietnam). Le Japon n’a pas entamé de négociation bilatérale avec la Chine. Les accords de libre échange conclus avec la Suisse en 2009 et l’Australie en 2014, sont des préludes aux négociations avec l’Union européenne et les états-Unis respectivement. Un nouvel essor a été donné avec les «Abénomics » en 2013 il s’agit de la stratégie de croissance du Premier ministre Shinzo ABE projette de faire passer le taux de couverture des échanges du Japon par des accords de libre échange de 20 à 70% d’ici 2018.

En échange d’un accès limité à son marché domestique (langue et manière de conduire les affaires différentes, normes et standards uniques, barrières non tarifaires…), le Japon négocie des abolitions tarifaires ciblées pour ses véhicules, pièces et composants de véhicules, ses produits manufacturés finis et ses produits intermédiaires, ainsi qu’une facilité d’entrée de ses investissements directs pour ses exportateurs délocalisant leurs capacités de production. Son secteur agricole est l’un des plus défensifs des pays développés, notamment du fait de sa compétitivité décroissante. Le riz, les céréales, les viandes bovine et porcine, les produits laitiers et le sucre sont des produits particulièrement sensibles, souvent exclus des négociations.

Le Japon est membre de l’accord de libre échange régional Partenariat Trans-Pacifique (TPP) conclu en octobre 2015 avec 11 autres pays du pourtour pacifique (Australie, Brunei Darussalam, Canada, Chili, Etats Unis, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam). Les concessions tarifaires sur les produits agricoles faites par le Japon ont porté sur le démantèlement partiel et étalé dans le temps des droits de douane, qui va de 5 à 25% des droits pour les produits transformés importés en fonction des flux. Les contingents sont maintenus à droits réduits mais non nuls. En viande bovine, par exemple, le démantèlement est progressif avec une réduction du droit de 38,5% aujourd’hui à 27,5% à l’entrée en vigueur de l’accord, puis 20% à 10 ans et 9% à 16 ans. Les produits fortement concurrencés par les pays du TPP seraient en premier lieu le lait, les fromages industriels, les viandes de boucherie (à 95% du porc bon marché) le cacao et les produits de confiserie (entre 120 et 150M€ exportés).

Il s’agirait également, dans une moindre mesure et pour des volumes plus faibles, du malt, des produits amylacées et des céréales (entre 50 et 60M€ exportés).

Néanmoins, les concessions en matière agricole ont été globalement limitées et les intérêts offensifs du Japon, notamment sur ses produits industriels n’ont pas été entièrement satisfaits. L’entrée en vigueur du TPP aura lieu lorsque les 12 parlements nationaux auront ratifié l’accord, ou bien d’ici 2 ans en cas de ratification par la moitié de ses membres si leur PIB cumulé s’élève à 85% du PIB des 12 membres.

L’Union Européenne (UE) a ouvert en 2013 avec le Japon des négociations pour un accord de libre échange. Celui-ci couvrirait 30% du PIB et 36% du commerce mondial. Les négociations ont débuté en avril 2013. Les intérêts européens sont nombreux : la baisse des droits de douane (y compris sur les produits agricoles), la levée des barrières non tarifaires, l’accès aux marchés publics, en particulier dans le secteur ferroviaire, la protection complète des indications géographiques au travers de l’accord, et l’harmonisation des standards japonais avec les normes internationalement reconnues. Les intérêts offensifs du Japon dans cette négociation sont quasi-uniquement tarifaires puisqu’il s’agit en premier lieu de l’élimination des droits de douane de l’UE dans les secteurs automobile et électronique. La Commission européenne, qui négocie l’accord au nom des états membres, évalue l’impact de l’accord à 0,8point de PIB pour l’UE et à 0,6point pour le Japon. Le communiqué du sommet UE-Japon du 29 mai 2015 donne la priorité à la substance de l’accord sur le calendrier des négociations. L’UE souhaite en effet un accord au contenu plus ambitieux que le TPP, ce que le Japon est difficilement prêt à accepter.

Les négociations sur cet accord ont été retardées car les Japonais ont privilégié la négociation du TPP jusqu’à sa conclusion fin 2015. L’année 2016 pourrait donc voir une accélération des discussions et sa conclusion fin 2016 ou en 2017.

Relations bilatérales

Depuis 2012, les relations bilatérales entre la France et le Japon sont placées sous le signe de la volonté de bâtir une relation «exceptionnelle». La visite du Président de la République en 2013 marque cette volonté, dans un pays où la France dispose par ailleurs pour ses produits agricoles et agroalimentaires d’une image très positive de qualité et de savoir-faire.

Les liens créés lors du G20 et la forte convergence de vue entre le Japon et la France en ce qui concerne la sécurité alimentaire et la lutte contre la volatilité des prix des matières premières se sont encore renforcés notamment lors de la crise de l’été 2012. Les deux pays ont collaboré dans différentes instances pour rendre opérationnels les outils élaborés en commun lors de la présidence française du G20 (AMIS3, RRF4,…) en 2011.

Les nombreuses coopérations initiées à l’issue du 11 mars dans la région du Tohoku ont mobilisé des acteurs multiples et variés du secteur agricole et agroalimentaire, mais aussi conchylicole (entreprises, structures publiques,…).

Le développement de coopérations sur les pays tiers, en particulier en Afrique de l’Ouest sur la question du développement de la culture du riz (aménagement de périmètres irrigués, par exemple au Sénégal) ou de façon générale sur la montée en puissance des capacités de stockage constitue une opportunité de renforcer les liens entre les deux pays dans le domaine agricole. Le Japon participe déjà à des initiatives de stockage d’urgence dans la zone asiatique, notamment à travers son implication dans le dispositif APTERR (ASEAN Plus Three Emergency Rice Reserve).

Sources : Banque mondiale, douanes françaises et japonaises citée par Business France 2013 et 2014, OCDE, FMI, ministères japonais, MAAF, Ambassade de France au Japon.