Fonds photographique des services de restauration des terrains en montagne (RTM)

GENÈSE DU FONDS PHOTOGRAPHIQUE

  Historique
 


A la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle s'étaient produits une série de catastrophes, crues et avalanches, entraînant des phénomènes d'érosion désastreux sur les terrains de montagnes.

Une prise de conscience politique conduisit l'Etat à acquérir des terrains de particuliers : en effet l'abus de pacage et les coupes de bois fréquentes avaient endommagé les terrains et la nécessité d'engager une politique de reboisement s'imposa responsables.

De nombreux administrateurs ou forestiers prirent alors conscience de la nécessité de restaurer les terrains de montagne.

Victor Legrand, Directeur Général de l'Administration des Forêts, quatre ans après l'étude réalisée en 1841 sur les torrents des Hautes-Alpes d'Alexandre-Charles Surrel, jeune ingénieur forestier, établit un projet de loi sur le reboisement des montagnes. Mais il fallut les grandes inondations des années 1855 à 1859 pour que la promulgation, le 28 juillet 1860, d'une loi sur le reboisement des terrains en montagnes voit le jour, complétée par une seconde loi en 1864.

Cette législation a eu pour première conséquence la correction du lit de certains torrents (dès 1893 une centaine d'entre eux étaient corrigés et 350 en cours de correction), puis la réinstallation de la forêt (10 000 hectares vers 1910, 100 000 hectares vers 1940).

  Démarche et technologie
 


Les premières photographies relatives à la restauration des terrains en montagne ont été prises quelques temps avant la loi du 4 avril 1882 (1 an après la création du ministère de l'Agriculture le 14 novembre 1881). Dès l'origine, l'appareil photographique est donc utilisé de manière systématique par les services de RTM. En 1860 dans le cadre du Service de Reboisement créé par la loi du 28 juillet certains forestiers avaient déjà eu recours aux photographies. L'utilisation de la photographie était un moyen technique et scientifique nouveau permettant de rendre compte et d'illustrer les actions de terrains.

Eugène de Gaiffier, directeur du service de reboisement, fut un précurseur : il fit réaliser en 1877 un album de cinquante planches pour l'exposition universelle de 1878 où l'Administration des Eaux et Forêts disposait d'un pavillon.