HARAS DE POMPADOUR

Le haras de Pompadour a, comme le haras du Pin, subi de nombreuses vicissitudes. Sa fondation remonte à 1751 : l'organisation en fut confiée par Louis XV au prince de Lambesc, grand écuyer, qui dirigea plus tard le haras du Pin. M. le marquis de Tourdonnet succéda en 1764 au prince de Lambesc. Des étalons et des juments de diverses provenances y avaient été placés à l'origine.

Plusieurs remontes le peuplèrent progressivement de producteurs arabes : c'est à un étalon nommé Derviche et ramené de Syrie sous le règne de Louis XVI qu'est due en grande partie l'amélioration de la race chevaline en Limousin, naguère si renommée.

Un décret de l'Assemblée nationale, du 19 février 1791, supprima l'Administration des haras, et l'établissement de Pompadour disparut.

 

Sa reconstitution date du 4 juillet 1806. En 1811, il possède un effectif de 18 poulinières, qui s'élève à 30 têtes en 1816 et tombe à 4 en 1825. A partir de 1826, l'établissement n'est plus, en éxecution d'une ordonnance du 16 janvier 1825 qu'un dépôt d'étalons et de poulains.
Mais, huit ans plus tard, une autre ordonnance, portant date du 10 décembre 1833, rétablit le haras destiné à de nouvelles épreuves. Son effectif de poulinières, de 12 têtes en 1833, de 69 en 1852, subit une réduction considérable à cette époque et n'est plus que de 35 têtes au moment où, à la suite des délibérations de la commission hippique de 1860, le décret du 19 décembre de ladite année supprime encore l'institution.

Par les résultats de cette suppression, on peut apprécier les effets des mesures semblables dont le haras de Pompadour avait été plusieurs fois l'objet.

En 1861, l'industrie privée possédait 61 juments arabes consacrées à la reproduction, et ces ressources provenaient en grande partie des ventes faites antérieurement par le haras de Pompadour. Dès 1866, les particuliers ne consacraient plus que 39 juments à la reproduction. En 1871, les déclarations des propriétaires n'en signalaient plus que 13. Ainsi l'élevage privé n'a utilisé que dans une très faible mesure les éléments de reproduction et d'amélioration mis à sa disposition par l' Etat, et l'on peut dire que, si, à un certain moment, cet élevage a pris quelque activité, c'est précisément à l'époque où la jumenterie existait.