HISTORIQUE

César dans ses commentaires préfère les chevaux des Gaulois à ceux des Germains. Il donne le discours de Vercingétorix à ses soldats sans en souligner l'audace "Quand aux cavaliers Romains, dit-il, ne pensez pas qu'un seul d'entre eux ose vous attaquer".

Le climat, le sol, l'amour de nos ancètres pour le cheval et l'équitation étaient à la base de cette supériorité bien marquée.

Au Moyen-âge, Charlemagne possédait d'immenses haras dont il s'occupait lui-même.

Le nombre d'établissements entretenus par les rois, les ducs, les riches abbayes et même les simples seigneurs étaient considérable.

Les tournois, les montres, les chasses permettaient la sélection des meilleurs sujets et suscitaient l'enthousiasme du peuple et les plus grands soins de la noblesse.

Henri II établit les premières écoles d'équitation et chargea l'Italien Pignatelli de leur organisation.

Louis XIII, élève de Pluvinel était un parfait écuyer.

Les Réformes politiques de Richelieu supprimant les privilèges de l'aristocratie et aboutissant à la concentration des Seigneurs à la Cour, devaient porter un

 

coup mortel à la production du cheval telle qu'elle était alors organisée.

L'abandon de l'élevage fut tel qu'en 1639 la France devait en importer chaque année pour une somme supérieure à 5 millions de livres.

C'est à Colbert que l'on doit la première organisation sur le plan national à base de Haras Royaux et de Gardes Etalons (Arrêt du Conseil du Roi en date du 17 octobre 1665).

Le Règlement des Haras de 1717 impose l'amélioration de chaque race régionale par ses propres reproducteurs (Sélection dans l'indigénat).

A la Révolution , l'Administration générale des Haras comprenait :

Des écoles d'équitation et des écoles vétérinaires, placées sous les attributions du grand écuyer et ressortissant immédiatement de la maison du Roi.

Deux établissements situés l'un au PIN, l'autre à POMPADOUR, appelés Haras du Roi réunissant un certain nombre d'étalons et de juments pour le Service des manèges et des maisons des Princes.

Des haras et dépôts d'étalons appartenant aux pays et généralités et correspondant à l'élevage local.

Des étalons achetés par l'Etat et concédés à des Gardes Etalons offrant garanties et honorabilité.