SAINT ALBERT LE GRAND
1193 - 1280

Saint Albert de Bollstaet ou de Cologne, évêque de Rastibonne, était un philo-sophe allemand, moine dominicain et professeur de philosophie à Cologne et à Paris.

Il eut tellement d'élèves (dont Saint Thomas d'Aquin) qu'à certains moments, il devait enseigner en plein air, d'où le nom de la place Maubert dans le quartier latin à Paris. Ses écrits, publiés en 1651, font une place importante à la botanique et à l'agriculture.

Il base ses explications de la nutrition végétale sur trois principes :
- la diversité des aliments,
- leur passage en solution
- et la nécessité de la "corruption", c'est-à-dire du retour au sol des débris végétaux après décomposition.

 

Cette idée de la fermentation nécessaire des résidus végétaux est manifestement issue de l'observation des fumiers.

L'antiquité méditerranéenne connaissait l'usage des résidus végétaux et animaux mais, bien que les techniques de préparation des amendements orga-niques avaient été perfectionnées, le concept de fermentation/corruption s'est développé essentiellement au Moyen Âge.

Il a des origines religieuses et l'inhuma-
tion des cadavres après la mort fut une obligation qui n'a été levée par l'église que tout récemment, au milieu du XXème siècle. Remarquons au passage que le mot "
inhumation" vient de "humus" et qu'il est connu justement depuis le Moyen Âge.




Extrait de Jean Boulaine,
Histoire de l'agronomie en France ,
2ème édition, 1996 © Editions Tec & Doc.