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Germains en général. Les Wisigoths dans le Sud-Ouest et les Burgondes dans le Sud-Est s'approprient 2/3 du sol et 1/3 des esclaves.
Du point de vue de l'habitat, on revient à des techniques primitives, abandonnant la pierre, pour retrouver des constructions faites de bois, de pisé et de chaume en tous points comparables à celles des communautés danubiennes du Vème millénaire avant notre ère.
Les champs sont enclos pour les protéger des animaux, par des haies temporaires faites de "plesses", sortes de rideaux de branches épineuses ou non entrelacées autour de pieux fichés en terre.
Malgré le peu de références archéologi-
ques, mais par recoupement, on peut décrire ces nouveaux villages comme constitués d'anneaux concentriques : de grandes maisons abritant plusieurs familles, éloignées les unes des autres, entourées de petits jardins puis par des terres cultivées délimitées et encloses par des haies, à l'extérieur desquelles les animaux paissent et broutent sur les terrains en friche ou en jachère en bordure des bois et des forêts circonscrivant l'ensemble.
Vers le VII ème siècle, apparaît au Nord la notion de "manse" (origine du meix bourguignon, du mas provençal et de la masure normande), petit domaine agricole de quelques hectares annexé au grand domaine du seigneur, occupé par des hommes soit libres (manses ingénuiles), soit affranchis de droit (manses lidiles), ou
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bien anciens esclaves (manses serviles). En même temps le manse joue le rôle d'unité de perception.
Dans la partie méridionale, le mot "condamine" désigne la même unité agraire. Ici les villa gallo-romaines pillées et détruites sont abandonnées au profit de sites de préférence perchés : plateaux et éperons rocheux souvent déjà utilisés par les Celtes ou même au Néolithique ! C'est le cas de la forteresse mérovingien-
ne de Chastel-Marlhac dans le Cantal ou du site d'éperon de Larina en Isère. Qui plus est, certaines grottes habitées au Paléolithique sont ré-investies.
En tous points il s'agit partout d'un retour aux traditions pré - ou protohistoriques, avec dans le Midi un renouveau de la chasse, puis de l'élevage surtout caprin et ovin et un renforcement de l'habitat perché lorsque commencent les razzias arabes dès la fin du VIIème siècle.
Par ailleurs, consécutivement aux passa-
ges meurtriers et dévastateurs des "barbares", beaucoup de portions du territoire sont anéanties, retournent à la friche et la forêt primitive se réinstalle, enfouissant d'anciens sites gallo-romains, comme le prouvent les ruines redécouver-
tes par l'archéologie dans les forêts de Cîteaux, de Châtillon ou de La Chaux.
Des voies romaines enfouies à cette époque seront retrouvées au Bas Moyen-Âge et attribuées tantôt à Charlemagne, tantôt et plus souvent à la reine Brunehaut d'Austrasie. C'est le cas de la chaussée "Brunehaut" en bordure de
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