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La place du pain est si centrale que l'appoint se nomme companagium (accompagnement du pain) plus ou moins abondant selon le niveau social, mais qui va peu à peu s'enrichir au cours de cette période.
Pour l'exemple, la ration journalière dans les léproseries champenoises au XIIème siècle est de 3 pains, 1 gâteau et une mesure de pois. En 1325 elle devient 1 pain, de l'huile, du sel et des oignons, de la viande 3 fois par semaine et des oufs ou des harengs les autres jours.
En 1300, les ouvriers qui construisent le clocher de l'église de Bonlieu-en-Forez touchent chaque jour 1 pain de seigle, du potage de fèves, des oufs, du fromage, de la viande et du vin.
Bien sur, on utilise comme complément, dans les compagnes, les plantes spontanées locales telles le pourpier, la trippe-madame, le coq des jardins ; aussi l'ail dont le Moyen-Âge fit une consommation considérable et qui figurait dans les redevances féodales, le cresson cultivé depuis le XIIème , la betterave dont les côtes donnent la bette ou poirée et figuraient dans tous les repas (la "porée").
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La rennaissance des villes et du commerce |
L'activité commerciale, totalement disparue dans notre pays depuis l'époque gallo-romaine, ne s'est pas ralentie plus
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au Sud, dans l'Espagne mauresque et surtout en Italie du Nord où les villes toscanes, Venise puis Gênes et Pise, entièrement vouées au commerce, deviennent de plus en plus riches et florissantes.
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Après la mainmise des Turcs sur le Moyen-
Orient et sur Jérusa-
lem, le pape Urbain II prêche à Clermont la première croisade, et toute la chevalerie occidentale entraînée par sa foi ardente, son goût des aventures, et aussi fascinée par un Orient fabuleux qu'on disait richissime, se "croise", atteint la Pa- |
| lestine et prend Jérusalem en 1099. |
Le royaume de Jérusalem, comprenant la Syrie et la Palestine est confié à Godefroy de Bouillon. Un corps de moines-soldats, les Templiers est chargé de défendre les nouvelles possessions, accumule d' immenses fortunes et devient le banquier de la noblesse et du roi lui-même.
L'afflux de marchandises venues des Indes, de l'Arabie, de la Chine même, transitant par la Palestine, les villes italiennes, vers Marseille, Montpellier, Narbonne ou par voie de terre vers la vallée du Rhône puis la Bourgogne et la France du Nord fait renaître les échanges et aussi la monnaie.
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