Accueil > Magazine > Dossiers > Le succès des nouveaux modes d’achat : circuits courts, E-commerce, vente aux (...) > Grande surface : Traditions Maraîchères, du frais en direct de (...)

DossierLe succès des nouveaux modes d’achat : circuits courts, E-commerce, vente aux paniers...

Grande surface : Traditions Maraîchères, du frais en direct de Reims

23/07/2010

À Taissy, aux portes de Reims (Marne), Fabrice Watier cultive ses légumes en plein champ sur 18 hectares et vend directement sa production aux deux centres commerciaux de la ville, sous le label « Tradition maraîchère ». Enquête sur un nouveau style de circuit court.

©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr Tous les matins à sept heures, Alain, responsable du rayon fruits et légumes du centre Leclerc Reims-Champfleury, appelle Fabrice Watier. Il lui passe les commandes qui seront livrées le lendemain dès 6 heures, et aussitôt installées dans les étalages. À l’ouverture des portes de l’hypermarché, les consommateurs rémois pourront s’approvisionner en salades, choux, navets, épinards, céleris, salades provenant des champs de Taissy, à la sortie de la ville où ils ont été cultivés.

Au sein des deux centres Leclerc de Reims, la démarche est la même. Une volonté affirmée de la part de la direction qui développe une offre en produits locaux, soutenue par une politique de prix respectueuse du travail du producteur indépendant, qui doit faire preuve de réactivité pour honorer les commandes. « Nous avons 24 heures pour nous organiser. Cela nous évite de mettre les produits dans des chambres frigorifiques, nous avons juste un silo à paille, à l’ancienne. Sinon les légumes restent dans les champs. » La qualité des relations entre maraîchers et responsable des achats, fondée sur la confiance, est déterminante. « Ils jouent le jeu en acceptant une marge assez faible sur nos produits, je ne brade jamais ma production. Et quand je plante, je sais à 90% où et à qui je vais vendre les légumes, je ne dois pas chercher le client  » explique Fabrice Watier.

Le maraîchage est une activité très technique. « Nous ne produisons que des légumes adaptés au terrain et aux saisons, nous n’avons pas de serres, trop consommatrices en énergie. Ces cultures représentent chacune, des itinéraires techniques différents, des semis à la récolte, avec des calendriers particuliers. De plus, entre le lavage, la mise en bottes et la mise en caisses, les étapes manuelles sont nombreuses et doivent être effectuées très rapidement après la récolte. »
Et côté qualité, pas moyen de tricher : les contrôles et analyses sont nombreux, entre ceux des services de la protection des végétaux et ceux d’Ecovert*.

Beaucoup de travail, en définitive, mais les consommateurs font la différence. De plus, le fait de savoir que les légumes du supermarché ont été produits sur place, sans avoir séjourné dans des entrepôts frigorifiques, a son importance. Les deux centres Leclerc et les quelques restaurateurs qu’il livre ne sont qu’à 10 minutes de son exploitation.

* Organisme de contrôle et de certification des produits agroalimentaires.

Suivez-nous

twitter facebook fil d'actualité RSS tumblr
tumblr

Questions - réponses

Que mangent chaque jour les Français ?

Plan du site Foire aux questions Les sites du ministère Autres sites Fil RSS Mentions légales