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Forêts

Paroles de jeunes : Gaëlle Nerou et Bruno Hoarau à l’école de la tolérance

24/11/2011

Gaëlle et Bruno, 22 et 21 ans, tous deux à l’École Supérieure du Bois (ESB). Passionnés de développement durable et d’architecture respectueuse de l’environnement, ils nous racontent comment ils voient l’avenir.

© Pascal Xicluna / Min.agri.fr Ils n’ont a priori rien en commun. Elle, originaire de Saint-Jean de Luz, est titulaire d’un BTS agencement de l’environnement architectural ; lui, réunionnais, a trois ans de prépa derrière lui, dont deux en école militaire. Une même passion les anime, celle du bois. « A la sortie de mon bac, je voulais devenir officier de l’armée française. Je me suis peu à peu détourné du monde militaire. Je ne connaissais même pas l’école du bois avant le concours. Lorsque j’ai fait mes choix, j’ai coché le maximum d’écoles. Au départ c’est plus un hasard qu’un choix !  » nous explique Bruno. Quant à Gaëlle, c’est grâce à son alternance qu’elle est désormais à l’EBS ! « Au départ, je voulais commencer à travailler directement après mon BTS. Ce sont mes maîtres de stage qui m’ont incité à poursuivre mes études. Dans le Sud Ouest, les constructions en bois commencent tout juste à se développer, mais ce n’est pas encore très répandu. Cette formation me permettra ainsi de démocratiser ce type d’architecture chez moi, dans ma région.  »
Bruno et Gaëlle ont une vision bien précise de leur avenir. Si elle veut travailler au sein d’un cabinet d’architecture et devenir ingénieur dans un bureau d’étude, lui souhaite idéalement retourner sur l’Île de la Réunion pour y monter son entreprise.

En attendant, tous les deux aspirent à prendre une année de césure pour partir à l’étranger. Gaëlle partira probablement à Toronto dans une famille d’accueil tandis que Bruno espère s’envoler à Taïwan pour suivre un semestre d’étude là-bas : « cela nous permet de confronter les points de vue. D’autant que le commerce du bois est particulièrement développé en zone asiatique ! »

Le multiculturalisme et la tolérance sont sûrement les deux piliers de leur école, ou du moins ce qu’ils en retiennent. « A la fin de notre première année, nous effectuons un stage dit ouvrier. Pas seulement pour savoir ce qui se passe en bout de chaîne, c’est aussi pour apprendre à ne mépriser aucun métier et surtout les personnes avec qui on sera amenés à travailler  », nous explique Bruno. A Gaëlle de conclure : « Dans l’école, nous travaillons tous ensemble, les BTS ou les prépa, on ne fait pas de différence !  »