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DossierLe succès des nouveaux modes d’achat : circuits courts, E-commerce, vente aux paniers...

Fruits et légumes : Une enquête du Ctifl sur le e-commerce

23/07/2010

Constatant que le e-commerce avait franchi en 2008, un nouveau cap avec près de 20 milliards d’euros de chiffres d’affaires, le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (Ctifl) a enquêté sur le commerce spécifique des fruits et des légumes sur Internet. Alors, quel est l’intérêt pour ce secteur de surfer sur la vague « Web » ? Quelles sont les motivations de ces cyber-producteurs ?

©Pascal Xicluna/Min.Agri.FrSelon l’enquête du Ctifl, les motivations des producteurs à vendre, en ligne, leurs fruits et légumes sont diverses mais la constatation finale est la même : dans une société allant toujours plus vite, il est nécessaire de s’adapter et de se moderniser, afin de fournir une vitrine virtuelle moderne de leur enseigne. Un défi de taille face à un marché très compétitif. En effet, les sites marchands reflets d’une activité physique, tels que Houra ou Auchan, dominent très largement la Toile. En face les « pure-players », comprenez acteurs commercialisant uniquement sur le Web, formés par des groupements de producteurs, des opérateurs individuels ou mutualisés, ne pèsent pas lourds. Ils ont pour la plupart une dimension locale et se fournissent chez des producteurs de proximité ; ils forment de véritables « AMAP virtuelles ».

Mais peuvent-ils vraiment exister de façon pérenne face aux géants de la distribution ? Cette concurrence exacerbée a poussé les sites régionaux à se muter en franchises en alliant leur force. Être franchisé tient en quelques mots : « le partage des expériences, l’utilisation commune du savoir-faire, la communication mutualisée. » Internet permettrait donc à un groupe de producteurs franchisés de mieux organiser leur offre et de mieux se faire connaître, surtout à une période où les mode des distribution en circuits courts sont en vogue.

Reste que la commercialisation via Internet engendre des difficultés propres au Web, tel que le référencement « le nerf de la guerre  » ou encore la livraison. Cette dernière est le principal frein au développement de la vente sur Internet. Pour être livré à domicile, un client devra débourser entre 15 et 20 €. Plusieurs alternatives viennent s’y ajouter comme le « drive », qui permet de récupérer sa commande au magasin à condition d’avoir un point de vente physique ou le point relais, système de distribution le moins onéreux, sans aucune contrainte de stockage. Dans ces deux derniers cas, les consommateurs doivent se déplacer pour retirer leur produit, il est donc primordial de minimiser leur trajet.

L’enquête est disponible sur le site Internet du Ctifl, rubrique Kiosque (24€)

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