« Fruits et légumes à l'école »
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© Cheick.Saidou/Min.Agri.Fr
Manger au moins cinq fruits et légumes par jour ! Les Français, et particulièrement les enfants et les adolescents, ne consomment pas assez de fruits et légumes. Pour que cette recommandation du Programme national nutrition-santé (PNNS) se concrétise chez les plus jeunes, l'ancien programme « Un fruit pour la récré » évolue et le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation met désormais en œuvre le nouveau programme européen « Fruits et légumes à l’école ».

Lancé à la rentrée 2008/2009 à l’initiative du ministère de l’Agriculture, le programme européen « Un fruit pour la récré » était à l’origine une action expérimentale nationale de distribution, hors restauration scolaire, d’un fruit par semaine aux enfants dans les écoles primaires. Cette initiative française a inspiré la mise en place en 2009 d’un programme de distribution de fruits et légumes dans les établissements scolaires à l’échelle européenne et cofinancé par l’Union européenne.

À partir de 2017, le nouveau programme, harmonisé avec le programme « Lait et produits laitiers à l'école », prend le nom de « Fruits et légumes à l’école », afin de mieux refléter la diversité des produits pouvant être distribués et la possibilité désormais offerte de bénéficier du programme sur le temps du midi.

L'objectif du programme est d'éveiller le goût des enfants et adolescents, de les initier au plaisir de consommer des fruits et des légumes, de leur donner de bonnes habitudes alimentaires et d'intégrer la notion de « bien manger » par le plaisir, la curiosité, la découverte et le jeu.

Le programme « Fruits et légumes à l’école » vise à augmenter la consommation quotidienne de fruits et légumes et à susciter une démarche éducative permettant aux enfants et adolescents de mieux comprendre :

  • d’où viennent les fruits et légumes et leurs différentes variétés ;
  • la façon dont ils sont produits ;
  • ce qu’est la saisonnalité ;
  • qu’une alimentation riche en fruits et légumes participe à un régime équilibré et prévient l’obésité tout en étant source de plaisir.

L'Union européenne finance désormais à 100 % les achats liés à la distribution des produits éligibles (sur la base de forfaits en métropole et des coûts réels en Outre-mer), à condition de conduire une mesure éducative qui peut elle aussi être financée par l’UE (sous conditions d'éligibilité).

Les modalités d'application du programme

La mise en œuvre du programme comprend deux parties indissociables : la distribution de produits, d'une part, et la réalisation d'au moins une mesure éducative d'accompagnement, d'autre part.

  • Les distributions sont réalisées dans le cadre scolaire du primaire et du secondaire. Les structures s’engagent, par trimestre, à distribuer au moins 6 portions de fruits et légumes (crus ou cuits, transformés ou non) pendant cette période afin de respecter les recommandations concernant l’équilibre alimentaire des enfants et pour leur faire acquérir de bonnes habitudes alimentaires. Tous les fruits et légumes sont autorisés, à l'exception :
    • des féculents (comme la pomme de terre) ;
    • des fruits à coque (noisettes, noix, amandes, pistaches...).

Les fruits et légumes frais doivent être distribués en priorité, qu'ils soient consommés en l'état (entiers, prédécoupés ou pressés) ou cuisinés sur place (purées cuites, jus ou soupes).
Les seuls produits transformés pouvant être distribués sont les purées de fruits, les fruits séchés ou déshydratés et les purs jus de fruits et soupes, à condition de ne contenir aucun sucre, sel ou édulcorant ajoutés.

Ces produits peuvent être proposés à deux moments de la journée, en fonction du choix des structures mettant en œuvre le programme :

- en dehors des repas, soit le matin, à l’arrivée à l’école ou lors d’une collation matinale, soit l’après-midi au minimum 2 heures après le déjeuner, à l’heure du goûter ou bien après les cours ;

- ou sur le temps du midi, au restaurant scolaire (à noter que pour les distributions le midi, seuls les fruits et légumes bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine (agriculture biologique, AOP, IGP, Label rouge…) peuvent être distribués).

  • Des mesures éducatives doivent obligatoirement être mises en œuvre pour bénéficier de l'aide européenne. Elles peuvent concerner spécifiquement les fruits et légumes ou, plus généralement, viser à promouvoir des habitudes alimentaires saines et améliorer la connaissance des filières agricoles auprès des élèves : par exemple, jardins potagers dans l’école, exposition de dessins sur le thème des fruits et légumes, jeux dans les classes animés par les enseignants, construction d’un bar à fruits, cours sur la saisonnalité des produits, les variétés des fruits et légumes par catégorie, leurs qualités nutritionnelles, la lutte contre le gaspillage alimentaire... Un fruit ou un légume, c’est aussi une histoire à raconter, car chaque produit correspond à un endroit, une terre où des femmes et des hommes l’ont cultivé, cueilli, conditionné, distribué.