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Les forets des départements d’Outre-Mer

07/04/2011

Les forêts de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et Réunion représentent plus de 8 millions d’hectares, soit plus d’un tiers de la forêt française. Des mangroves des littoraux antillais aux immenses forêts denses de Guyane en passant par les forêts de la montagne réunionnaise, les forêts tropicales françaises sont très diverses et offrent une biodiversité exceptionnelle.

La France est l’un des seuls pays développés à détenir des forêts tropicales. Les forestiers et les scientifiques y mènent de nombreuses actions de recherche et d’expérimentation. La recherche forestière en Outre Mer est assurée par le CNRS, l’INRA, le CIRAD, l’IRD, l’ONF et l’ONCFS.

Actualités

Forêts tropicales : Horizon Rio + 20

30/01/2012

Les 11 et 12 janvier 2012 a eu lieu à Paris la conférence des acteurs français de la forêt tropicale. Une étape nécessaire et fructueuse pour préparer 3 prochaines étapes à enjeux : l’actualisation du livre blanc sur les forêts tropicales de 2006, la position française lors de la conférence des Nations Unies sur le développement durable, et Rio+20.
 
 

La forêt de Guyane

 
©Xavier Remongin/Min.Agri.Fr
La forêt guyanaise couvre près de 8,3 millions d’hectares, soit plus de la moitié de la surface forestière métropolitaine. Elle appartient au grand massif amazonien. Elle est entièrement de domaine public et gérée dans un but prioritaire de protection.
Les forêts de Guyane comptent 7 à 10 000 espèces végétales (dont plus de 1 300 espèces ligneuses parmi lesquelles 300 de grands arbres), 1 200 espèces de vertébrés dont 685 espèces d’oiseaux, 400 000 espèces d’insectes, soit entre 10 et 20% du nombre d’espèces d’insectes inventoriées dans le monde.
La production de bois se concentre sur une bande côtière de 2,4 millions d’hectares à vocation forestière permanente. La filière bois en Guyane emploie environ 500 personnes pour une production annuelle de 65 000 M3 ( 0,2% de la production française ) dont 90% sont commercialisés sur le marché local.

Le Parc Amazonien de Guyane, créé en 2007, est la plus grande aire protégée de l’Union Européenne située en milieu tropical. Couvrant près de 3,4 millions d’hectares de forêt primaire ou faiblement anthropisée, ce parc national est un outil majeur de protection d’un écosystème très menacé à l’échelle mondiale.
Cette zone est soumise à une réglementation adaptée pour les communautés d’habitants qui tirent traditionnellement leurs moyens de subsistance de la forêt.

 

La forêt en Guadeloupe et en Martinique

 ©Catherine Giraudon/Min.Agri.Fr
La forêt couvre 64 000 hectares en Guadeloupe et 49 000 hectares en Martinique, soit respectivement 39% et 46% de la superficie totale de ces îles. 53% de la forêt est publique en Guadeloupe et 33% en Martinique. L’office national de la forêt (ONF) assure une gestion centrée sur la protection des milieux, le reboisement et l’accueil du public. La production de bois reste faible (300 M3 par an en Guadeloupe, 5 500 en Martinique), mais constitue une activité économique importante. La filière bois emploie 1700 personnes en Martinique.
Les forêts de Guadeloupe et Martinique abritent plusieurs dizaines d’espèces endémiques et font partie d’un des 34 « points chauds » [1] de la biodiversité mondiale (Caraïbes). Près de 20% de la surface de la Guadeloupe (notamment un parc national dont le cœur couvre 22 000 hectares) et 10% de la surface de la Martinique sont des espaces protégés. De plus l’archipel de la Guadeloupe est classé Réserve de la biosphère par l’UNESCO.

La forêt de la Réunion

La forêt de la Réunion s’étend sur 88 000 hectares, soit 35% de la superficie de l’île. L’ONF est chargé de la gestion de la forêt publique, qui représente 76% des surfaces totales en forêt de la Réunion.
La production de bois d’œuvre s’établit à 9 000 M3 par an pour 1785 emplois dans la filière bois. Seuls 3% des forêts gérées par l’ONF sont exploitées.
La Réunion fait partie du « point chaud » de Madagascar et les Iles de l’Océan Indien. La biodiversité y est en effet remarquable et nombre d’espèces réunionnaises sont endémiques. Les différents espaces forestiers protégés couvrent plus de 40% de la surface de l’île, notamment grâce au parc national de la Réunion, créé en 2007, dont le cœur occupe 106 000 hectares et inclut deux pics volcaniques. Les « Pitons, cirques et remparts de l’ile de la Réunion », correspondant au cœur de ce parc national, ont été ajoutés par l’UNESCO à la liste du Patrimoine Mondial en 2010.

La forêt de Mayotte

 ©Cheik Saidou/Min.Agri.Fr
La forêt de Mayotte couvre 14 000 hectares, dont 65% sont publiques. La gestion de la forêt publique de Mayotte est assurée par le Service des ressources forestières du Conseil Général de Mayotte.
La filière bois est très peu développée, seuls 120 M3 de bois sont exploités en bois d’œuvre chaque année.
Les forêts naturelles de Mayotte recèlent plus de 200 espèces d’arbres dont certaines sont endémiques. Six réserves forestières permettent de protéger près de 5500 hectares de forêt publique, ce qui correspond à 40% de la surface forestière totale. Mayotte fait partie, avec la Réunion, du « point chaud »(1) de Madagascar et les Iles de l’Océan Indien.

Notes

[1] Les « points chauds » sont des zones prioritaires pour la conservation de la biodiversité mondiale. Au nombre de 34, ils sont définis par l’Union Mondiale pour la Nature (UICN).