FCO : mise en place d'une vaccination obligatoire dans la zone de protection BTV-4
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© Cheick.Saidou / Min.Agri.Fr

Une vaccination obligatoire est mise en place dans cinq départements : Ain, Doubs, Jura, Savoie, et Haute-Savoie.

  • La vaccination a un double objectif d'éradiquer le virus et de prévenir sa diffusion, en prévision notamment de la reprise vectorielle au printemps prochain. Il convient en effet de noter que même si les résultats de la surveillance actuellement mise en place dans les différents départements (45 élevages par département) étaient favorables, ils n’excluraient pas une circulation à faible bruit, qui pourrait reprendre au printemps prochain avec la reprise vectorielle.
  • Une circulation du BTV-4 sur le territoire national aurait des conséquences économiques directes et indirectes importantes :
    • les petits ruminants, infectés, présentent des signes cliniques, notamment en Corse, avec : abattement ou dépression (78%), œdème de la face, inter-mandibulaire ou du mufle (42%), jetage nasal, perte d’appétit ou anorexie, et hyperthermie (33%), perte de poids (30%), raideur des membres (27%) et érosions, ulcères ou croûtes sur le mufle ou muqueuse nasale (24%) ;
    • les bovins, infectés, peuvent également présenter des signes cliniques. Ces signes ne sont pas observés en Corse mais le sont en Albanie, autre région actuellement infectée, avec : diminution de la production laitière, hyperthermie, boiteries, conjonctivites et perte d’appétit ;
    • les pertes de marché aux échanges et exports pourraient être importantes.
  • La vaccination est mise en place conformément à l'avis 2010-SA-0243 de l'Anses, qui recommandait une vaccination d'urgence en cas d'incursion sur le territoire continental d'un virus exotique avec :
    • une vaccination périfocale d’urgence généralisée (obligatoire) ;
    • initiée le plus tôt possible et achevée dans les meilleurs délais ;
    • permettant d’obtenir une couverture vaccinale la plus proche possible de 100% des bovins, ovins et caprins.

En effet, toujours selon les experts, l’identification, avec certitude, d’un premier foyer clinique ou non clinique de FCO, a certainement été différée de plusieurs semaines par rapport à la circulation virale.

  • La vaccination d'urgence est mise en place à ce stade sur un rayon de 100 km. En effet, la FCO progresse de proche en proche : le front d'avancée de la FCO-8 en 2007/2008 avait été estimé à une dizaine de km/semaine en pleine période d'activité vectorielle. Pour exemple, si l'introduction date de fin août, le virus a pu progresser d'une centaine de km depuis, ces 100 km correspondant par ailleurs à la zone de protection définie par la réglementation européenne.
  • La vaccination, si elle est réalisée sur des animaux infectés, n'a pas d'effet sur leur virémie, les animaux restant infectieux. Il est donc important de mettre en place cette vaccination rapidement, avant toute reprise vectorielle et augmentation de la prévalence de la maladie.
  • La vaccination doit être réalisée d'ici la première quinzaine de janvier 2018 afin d'anticiper la reprise vectorielle suffisamment en amont.