FCO : la campagne de vaccination
Le Ministère en charge de l’agriculture poursuit activement les investigations afin de lutter contre la dissémination du sérotype 8 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) détecté en septembre dans le département de l’Allier et d’en limiter les impacts pour les filières d’élevage.

La lutte contre cette maladie repose sur différentes actions telles que limitation des mouvements, surveillance du territoire, désinsectisation ou vaccination.

En matière de vaccination, compte-tenu du stock de vaccins disponibles et directement mobilisable, il a été décidé de cibler des usages prioritaires des vaccins disponibles, tout en sollicitant les industriels du médicament vétérinaire pour qu’ils relancent leur fabrication dans les meilleurs délais.

La démarche à ce stade consiste à vacciner les animaux présents dans les foyers, certains animaux reproducteurs ainsi que les animaux destinés aux exportations et aux échanges

Le protocole vaccinal est fixé par l’autorisation de mise sur le marché. Pour les bovins ce protocole prévoit une primo vaccination constituée de deux injections de 3 à 4 semaines puis un rappel annuel en cas de besoin.

Pour les ovins il existe deux types de vaccins. Certains prévoient le protocole décrit ci-dessus, d’autres prévoient en primo vaccination une seule injection.

1,3 million de doses de vaccin avec un protocole de primo-vaccination en deux temps  et 55 000 doses de vaccin avec un protocole de primo-vaccination en injection unique sont actuellement disponibles et 900 000 doses supplémentaires sont attendues pour mi-octobre. L’Etat a entièrement pris en charge l’achat de ces vaccins.

La stratégie vaccinale définie en concertation avec les professionnels est de donner la priorité aux animaux dans les troupeaux confirmés infectés, aux animaux reproducteurs participant aux schémas de sélection des différentes races et aux animaux destinés aux échanges européens et à l’export vers les pays tiers pour maintenir un des débouchés majeurs de ce bassin de production.

Concrètement, cela se traduit par la vaccination immédiate de tous les ruminants des foyers confirmés. Ensuite, les vaccins disponibles sont répartis entre les différents départements et les élevages de la zone réglementée sur la base de l’historique du nombre d’animaux exportés ou échangés pendant une période de référence allant du 1er octobre 2014 au 31 mars 2015. Une marge d’adaptation de 20 % est conservée pour adapter localement les vaccins attribués à chaque élevage aux principaux changements par rapport à cet historique, notamment les nouveaux installés en élevage allaitant.

Dans la mesure où les protocoles vaccinaux pour les bovins prévoient deux injections à 21 jours d’intervalle et que le délai minimum après vaccination pour les échanges est de 10 jours, les éleveurs et les vétérinaires doivent donner la priorité à la vaccination des animaux qui seront en âge d’être expédiés à l’étranger un mois plus tard. Les opérateurs commerciaux sont aussi invités à participer à ce choix. Pour les animaux déjà prêts, il faudra privilégier une destination locale ou pour laquelle la désinsectisation et un test PCR négatif sont suffisants dans le cadre d’un accord avec un autre pays.

Dans chacun des départements, l’encadrement de l’achat et de l’utilisation des vaccins ainsi répartis sera assuré par les Directions départementales en charge de la protection des populations (DDPP).