Du lycée agricole à l'école vétérinaire : le parcours de Tiphaine
25/08/2015
Photo portrait de Tiphaine
©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr
Tiphaine est étudiante à l’École nationale vétérinaire de Lyon, VetAgro Sup. Contrairement à la grande majorité des camarades de promotion, issus du bac scientifique, Tiphaine a fait toute ses études secondaires en enseignement agricole. Rencontre.

Un rêve de petite fille devenu réalité : à 21 ans, Tiphaine Chaurin est élève vétérinaire. Fille de la ville, elle se voit pourtant exercer son futur métier en milieu rural. Son histoire est celle d’une vraie rencontre avec le monde agricole. Et aussi celle d’une jeune fille qui sait ce qu’elle veut, et ce qu’elle ne veut surtout pas.

En fin de troisième générale, elle annonce à ses parents et ses professeurs qu’elle préfère s’orienter vers des études courtes professionnelles : «  J’avais un bon niveau scolaire mais je n’étais pas dans mon élément ; je ne voyais pas où tout cela allait me mener. Je voulais faire quelque chose de concret. » Finalement, ce sera une seconde générale au lycée agricole de Fondettes de Tours : « Une révélation : on pouvait avoir une vie autre que scolaire au lycée. L’internat, les animations sportives , le théâtre… Le lycée agricole c’est plus qu’un lycée, c’est un milieu social, une ouverture au monde. »

En seconde, la compagnie de ses camarades et les stages en élevage lui font découvrir le milieu agricole. Pour convaincre ses parents de la laisser continuer dans l’enseignement agricole en baccalauréat technologique sciences et technologie de l’agronomie et du vivant (STAV), elle leur explique : « Ici, pour comprendre la mécanique, la chimie, on part d’un frigo et on explique son fonctionnement. En bac S, on me parlerait d’éléments chimiques et physiques, et on citerait ensuite le frigo comme exemple. » Pour elle, l’encadrement des enseignants et les petits effectifs des classes dans l’enseignement agricole font toute la différence : « Si un élève décroche, les profs ne le lâchent pas. Aujourd’hui encore si j’ai une question, je peux appeler mon professeur de zootechnie au lycée. »

Un temps, elle envisage de devenir éleveuse de chèvres. On lui parle d’une prépa véto, la prépa technologie biologie (TB) réservée aux titulaires d’un baccalauréat technologique, réveillant en elle une envie qu’elle ne s’autorisait pas. « Je ne pensais pas en être capable, mais mes professeurs, eux, y croyaient. Et comme j’avais trouvé quelque chose qui me plaisait, cela ne me dérangeait plus de faire des études longues, au contraire ! » Le concours est difficile, elle le réussit brillamment, prouvant que la voie générale n’est pas la seule possible : « Pas besoin de faire comme tout le monde, on peut suivre son petit chemin à soi et réussir ! »

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