Enseignement agricole : les nouveautés à retenir pour la rentrée 2018
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr
Chaque rentrée scolaire amène sont lots de nouveautés pour mieux répondre aux attentes des jeunes et de la société, comme aux besoins des territoires. Parmi celles-ci, la mise en place de la réforme du baccalauréat général et technologique, avec une série STAV réorganisée. À noter également l'ouverture de 2 700 places supplémentaires à l'horizon 2024 dans l'enseignement supérieur.

La réforme du baccalauréat général et technologique

Elle entre en vigueur à la rentrée 2018 pour la seconde et pour les classes de première à la rentrée 2019 et concerne avant tout l'organisation des examens comprenant désormais 5 épreuves dont une anticipée et un contrôle continu comptant pour 40% pour l'obtention du diplôme.

  • Quid des enseignements de spécialité et optionnels ?

Des enseignements de spécialité complètent le socle de culture commune identique pour tous les élèves de la voie générale. Dans les lycées agricoles seront proposés, en première : biologie-écologie, mathématiques, physique-chimie. Les DRAAF (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) fixeront, en concertation avec les établissements, les binômes de spécialité pour la terminale.

L’enseignement optionnel « écologie agronomie, territoire et développement durable » (EATDD), sera proposé en seconde. Il devient « agronomie-économie-territoires » en première et terminale. En terminale, une dotation de 3h est attribuée aux lycées pour la mise en œuvre d'un enseignement optionnel.

  • Un baccalauréat technologique STAV réorganisé

La nouvelle architecture du baccalauréat technologique « sciences et technologies de l'agronomie et du vivant », préserve les spécificités de l'enseignement agricole.

Le référentiel de formation optera pour une organisation modulaire. Il comprendra : de la pluridisciplinarité, des semaines de stages collectifs et individuels, de l'accompagnement personnalisé. Les enseignements communs du baccalauréat technologique série STAV se distingueront de ceux des autres baccalauréats technologiques par la présence des technologies de l'informatique et du multimédia (TIM) et de l'éducation socioculturelle (ESC). La dotation horaire de cette discipline restant inchangée.

Enfin, les anciens « enseignements d'initiative locale » (EIL) seront transformés en enseignement de spécialité et déclinés en cinq domaines technologiques : aménagement, production, services, transformation, agroéquipement.

Des places supplémentaires dans l'enseignement supérieur

À l’horizon 2024, ce sont au total 2 700 places supplémentaires, soit une augmentation de +20%, qui seront ouvertes dans l'enseignement supérieur. Cela signifie plus d'opportunités pour les élèves de l'enseignement technique agricole.

135 places supplémentaires (+5,5%) ont été ouvertes dans le cadre de la session 2018 des concours d’accès aux écoles publiques d’agronomie, vétérinaires et de paysage relevant du ministère. Des places supplémentaires continueront à être offertes dans les années à venir aux étudiants de la vague démographique des années 2000. Les écoles d’ingénieurs privées sous contrat augmentent également leurs recrutements étudiants.

  • Plus d'accès pour les jeunes de l’enseignement technique agricole

Les accès aux écoles publiques d’agronomie, vétérinaires et de paysage sont diversifiés et ouverts aux jeunes issus de l’enseignement technique agricole. Outre la classe préparatoire « biologie, chimie, physique, chimie, sciences de la terre », dont 4 classes sont accueillies dans les lycées agricoles, les titulaires d’un BTSA peuvent devenir ingénieur agronome par apprentissage en accédant aux écoles par concours immédiatement après le BTSA (197 places au concours 2018, 31 places supplémentaires par rapport à l’année dernière) ou devenir vétérinaire ou agronome en préparant le concours C dans une classe ATS-bio (56 places en 2018, 30 places supplémentaires par rapport à l’année dernière dans les écoles nationales vétérinaires).

Le concours A-TB, qui s’adresse aux bacheliers technologiques après une classe préparatoire dispose de plus de 60 places à pourvoir chaque année.

Pour ceux qui se destinent à devenir « paysagistes concepteurs », les BTSA aménagements paysagers sont bienvenus à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles ou à AgroCampus Ouest (Angers), en accès direct, par apprentissage, ou après une classe préparatoire ATS-paysage.