#EGalim : Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture
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© Xavier Remongin / Min.Agri.Fr

« Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable » est l'atelier présidé par Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle et Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines.

Comme le rappelle Dominique Potier en introduction au débat : « Il faudra tous les agriculteurs du monde pour nourrir le monde », une citation empruntée à Edgar Pisani qui résume parfaitement les enjeux.

« Tout la pédagogie de l’atelier vise à monter que le statu quo est impossible. Nous devons nous mettre à la hauteur des enjeux alimentaires, climatiques et sanitaires de l’agriculture et de l’alimentation du XXIe siècle. Nous prenons pour acquis le fait que nous sommes en transition agro-écologique et dans une mutation de notre agriculture. Ce faisant les scenarii d’évolution sont multiples. Le travail est de discerner dans cette pluralité ce qui peut nous rassembler et quels sont les leviers à mobiliser pour atteindre ces objectifs partagés ? Le modèle d’élevage pour les viandes rouges et une reconquête d’une autonomie en protéines en France et en Europe par exemple, sont des points partagés tant l’impact écologique et économique est évident. Il nous faut trouver des points stratégiques de consensus surdéterminants par rapport aux polémiques qui traversent la société.
Pour sortir de la condamnation ou de l’autosatisfaction, il faut se mettre en mouvement et tenter un double déplacement culturel :

  • Dans le temps à l’horizon 2050 avec les facteurs écologiques démographiques…
  • Dans l’espace en raisonnant autant l’avenir des territoires que celui de la planète.

Il nous faut réconcilier l’homme et la nature et à travers la contractualisation, les hommes entre eux.

Une des grandes idées est un repositionnement de l’élevage dans notre pays, indispensable sur le plan agronomique et sur le marché national et international. La question de la polyculture élevage et de nos systèmes de production est donc un sujet clé. La dépendance aux protéines animales en est un autre. Mais nous aurons aussi une réflexion passionnante sur moins de dépendance à la phytopharmacie. Il nous faudra faire des propositions fortes pour des stratégies collectives et travailler à un consensus national sur les procédures démocratiques et scientifiques d’autorisation des molécules et des produis phytosanitaires. On rendra ainsi un fier service à notre société et au monde paysan ».

Le parcours de Dominique Potier

Dominique Potier est député socialiste de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle depuis 2012. Issu du milieu associatif et de la mouvance chrétienne agricole (Mouvement rural de jeunesse chrétienne), Dominique Potier poursuit des études de géographie. Il crée le GAEC du Sillon, coopérative fondée avec quatre autres agriculteurs dans le village de Lay-Saint-Rémy et convertie au bio en 1992.
Maire de Lay-Saint-Remy de 2001 à 2013 puis président de la communautés de communes du Toulois de 2008 à 2013, son goût des solutions concrètes de l'innovation et de la coopération ont contribué à donner un nouveau visage à un territoire reconnu comme pionnier dans les transitions économiques et écologiques.
Président du comité de surveillance du programme Écophyto auprès du ministère de l’Agriculture depuis 2013, il s’est vu confier par le Premier ministre en juin 2014 une mission d’évaluation et de révision de ce programme. Son rapport vise à donner à la politique française une maîtrise des pesticides. Il était dans le même temps rapporteur du projet de loi relatif à la politique de solidarité internationale, responsable du groupe socialiste sur le projet de loi pour l’avenir de l’agriculture, l’alimentation et la forêt et président du groupe d’études sur l’économie circulaire.

Le parcours de Sophie Primas

Sophie Primas est une femme politique française, membre de l'Union pour un mouvement populaire, sénatrice des Yvelines depuis 2011 et maire d’Aubergenville. Elle est ingénieur agronome de formation et diplômée d'un master en gestion marketing de l'ESSEC.
Elle a été chargée d'une mission commune d’information (créée 15 février 2012) sur les pesticides et leur impact sur la santé, avec la Sénatrice Nicole Bonnefoy qui en est rapporteur réunissant 27 sénateurs. Le rapport d'information publié fin 2012 conclut à une sous-évaluation des risques des pesticides pour la santé et à des mesures de protection contre les pesticides non proportionnées aux dommages qu'ils peuvent causer. La mission demande plus de transparence et de volontarisme dans l'évaluation des effets des pesticides sur la santé, et une remontée de données sanitaires à analyser, en émettant les alertes nécessaires le cas échéant.
Le 2 décembre 2015, Sophie Primas est nommée rapporteur au nom de la commission des Affaires économiques sur la proposition de résolution européenne sur les conséquences du traité transatlantique sur l'agriculture. Dans son rapport, elle précise que tout accord doit être subordonné au maintien d’un haut niveau de sécurité sanitaire pour les consommateurs et à la préservation du secteur de l’élevage en France. Le 26 janvier 2016, concernant le projet de loi

A ce stade de ce que le président nomme « la fabrique des solutions » une méthode est proposée sur laquelle les participants s’appuient pour développer leurs propositions. Réunis en petits groupes, deux questions essentielles leur sont soumises :

  • Dans la multitude des futurs possibles qu’est-ce qui pour vous matérialiserait de manière tangible et concrète une transition ambitieuse et réaliste au regard des multiples défis auxquels elle sera confrontée ?
  • Compte tenu de votre expérience et de la présentation sur les déterminants socio-économiques et socio-techniques de la transition, quels sont les freins et les leviers concrets les plus déterminants pour réunir nos points de consensus ?