#EGalim : Renforcer l’attractivité des métiers et développer la formation
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© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr

« Renforcer l’attractivité des métiers de l’agriculture et des filières alimentaires et développer la formation » est le thème de l'atelier 13 des États généraux de l'alimentation. Il est présidé par Sébastien Windsor, agriculteur (polyculture - élevage de porcs hors sol).

Sébastien Windsor décrit ainsi l’organisation des travaux : « Notre préoccupation est de faire converger agriculture et agroalimentaire et cela est ressorti des débats. C’est pourquoi nous n’avons pas à ce stade constitué de petits groupes qui auraient séparé les débats des pistes de solutions sur l’agriculture. Certaines sont différentes mais beaucoup convergent notamment dans le secteur de la formation, et particulièrement sur la question de l’attractivité des métiers où notre avenir et les représentations sont très liées.
Au travers des questions et des exemples que cet atelier soulève, nous avons à cœur d’amener des témoignages concrets qui expriment ce qui ne va pas et font ressortir les propositions concrètes de chacun. La diversité des participants met en évidence une problématique commune. Néanmoins la question du revenu ou de la valeur ajoutée traitée précédemment dans les premiers ateliers nous interpelle. On a aussi besoin d’un vrai retour des autres ateliers sur les nouvelles attentes des nos concitoyens pour déterminer les nouveaux besoins de formation. La question de l’agro-écologie dans les formations est un sujet qui fait partie de ces nouveaux besoins de même que les attentes du consommateur pour le secteur agroalimentaire.

Certains axes forts émergent sur :

  • l’articulation d’une réflexion de branche au niveau national et la coordination nécessaire à l’échelle du territoire ;
  • l’attractivité de nos métiers et la mise en œuvre d’un plan national de communication pragmatique sur cet axe (portes ouvertes, actions de branches, valorisation en donnant du sens à l’action).

On peut d’ores et déjà percevoir que la notion de territorialisation ressort fortement ainsi que la nécessité de simplifier l’action des acteurs de l’emploi et de la formation pour les PME et TPE. Enfin le besoin d’anticiper les évolutions à venir en formant les formateurs s’invite comme une priorité forte. Il faut accompagner les entreprises dans leurs recrutements, rassembler les acteurs de la formation pour combler les manques et faire évoluer les formations en fonction de ces nouveaux besoins : de toutes les phases de l’apprentissage à la reconversion ».

Le parcours de Sébastien Windsor

Sébastien Windsor, né le 17 avril 1970 à Rouen, diplômé de l’école des Mines en 1992, est agriculteur depuis 1999 (polyculture - élevage de porcs hors sol).
Depuis 2007, il exerce diverses fonctions à la Chambre d’agriculture de Seine-Maritime, Président de la Commission Économie puis Secrétaire adjoint du Bureau. En 2013 il est élu Président de la Chambre d'agriculture.
Parallèlement, dès 2007, il est membre  de la  Commission prospective et orientation et du Comité d'expansion agro-alimentaire à la Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie (CRAN). Il en devient le 3e vice-président en 2013.
Depuis 2016, il est membre du bureau de l’APCA et Président de Terres-Inovia. La même année il devient président de l’école d’ingénieurs LaSalle Beauvais-ESITPA, née de la fusion de L'institut polytechnique LaSalle Beauvais avec l’école d’ingénieurs ESITPA. Il a également exercé des mandats locaux, Maire adjoint de Vieux Manoir (de 2008 à 2013) puis Conseiller économique et social en 2013.

En présence d’Olivier Allain, Sébastien Windsor, président de la chambre d’agriculture, ouvre les travaux de l’atelier. Les deux secteurs agriculture et agroalimentaire n’ont volontairement pas été dissociés, tant les questions d’attractivité, de compétences et de recrutement s’avèrent proches.

La difficulté de valoriser des métiers et de rapprocher l’offre et la demande pour des territoires parfois isolés ont amené les participants à définir une dizaine de pistes de travail à partir desquelles seront élaborées les propositions :

  • L’amélioration de la rémunération ;
  • La mise en valeur positive portée par les secteurs et les métiers agricoles et agroalimentaires ;
  • Les choix d’orientation des jeunes et des adultes ;
  • L’appui des observatoires comme outils de prospective des métiers et des qualifications de demain ;
  • L’évolution du contenu des formations et des modalités d’enseignement ;
  • Le développement de l’apprentissage comme filière d’excellence ;
  • La valorisation de l’ensemble des certifications ;
  • Le développement des partenariats entre les acteurs professionnels et les acteurs de l’orientation et de la formation ;
  • La professionnalisation de la gestion des ressources humaines dans les TPE-PME ;
  • La coordination des actions territoriales.

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