Des contrôles à tous les stades de la production
Les chefs d’exploitation ou d’entreprise, à chacun des stades de la chaîne alimentaire, sont responsables de la sécurité des produits qu’ils mettent sur le marché. Chaque étape est contrôlée : production, transformation, stockage, transport, distribution, importation et exportation.

 

Le chiffre à retenir : 18 954, c’est le nombre d’inspections conduites en 2011 dans les établissements de transformation de produits d’origine animale et d’entreposage


Des contrôles dans les exploitations

Concrètement, dans les exploitations agricoles les agents du ministère en charge de l’alimentation s’assurent, entre autres, de la bonne santé des cultures, contrôlent l’usage des produits phytosanitaires, vérifient l’absence de résidus de pesticides et font appliquer les réglementations relatives aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

Dans les élevages, ils vérifient l’identification des animaux, contrôlent leur alimentation et l’usage des médicaments vétérinaires, s’assurent du respect des règles de bien-être animal et mettent en place ou supervisent la lutte contre les maladies animales, avec l’aide des vétérinaires praticiens.

Des contrôles chez les industriels

Dans les industries agroalimentaires, les agents de ces ministères contrôlent les plans de maîtrise sanitaire, vérifient la bonne qualité hygiénique des produits et font respecter la chaîne du froid.

Toutes les carcasses des animaux qui entrent dans la chaîne alimentaire sont contrôlées à l’abattoir. Ce sont chaque année plus de 5 millions de bovins, 4 millions d’ovins et de caprins, 26 millions de porcins et 16 000 équins qui sont ainsi contrôlés, ainsi que plusieurs centaines de millions de volailles.

Des contrôles dans les lieux de distribution

Dans les supermarchés, les restaurants (collectifs et privés) et chez les artisans des métiers de bouche (bouchers, boulangers…), ils contrôlent la qualité des denrées, inspectent les conditions sanitaires de mise en vente et vérifient la traçabilité et l’étiquetage des produits. Le chiffre : plus de 1400 inspections d’établissements de restauration commerciale par mois.

Des contrôles aux frontières

Les denrées produites et circulant sur le territoire de l’Union européenne sont soumises aux mêmes contrôles officiels, lors de leur préparation, de leur transport et de leur mise en vente, quel que soit l’État membre concerné. Les denrées animales ou d’origine animale, les animaux d’élevage, les végétaux et les produits végétaux en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne sont contrôlés lors de leur première entrée sur le sol communautaire (dans les ports, les aéroports…). Les denrées animales ou d’origine animale, comme les viandes, les charcuteries, les produits laitiers et les plats cuisinés sont ainsi soumises à :
- un contrôle documentaire pour s’assurer qu’elles proviennent bien d’un pays et d’un établissement autorisés par la Commission européenne (figurant sur une liste qu’elle fixe après que ses inspecteurs vétérinaires se sont rendus sur place).
- Les denrées subissent ensuite un contrôle visuel (aspect, odeur,...) pour s’assurer de leur bon état qualitatif.
- Enfin, elles peuvent faire l’objet d’analyses de laboratoire.

Si les résultats de ces différents contrôles sont favorables, les denrées sont alors autorisées à circuler librement sur tout le territoire européen. Si les résultats sont défavorables les denrées sont soient détruites, soient refoulées vers l’établissement d’origine.

La France contrôle ainsi chaque année l’importation de nombreux lots en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne, dont en 2011 :
- 4 569 lots d’animaux vivants (dont 15 lots refusés),
- 44 901 lots de produits d’origine animale (dont 335 lots refusés)
- et 1562 lots d’aliments pour animaux d’origine non animale (dont 5 lots refusés).

Info : Le Service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières (SIVEP)

La mission du SIVEP est d’assurer une protection sanitaire efficace aux frontières et d’harmoniser les contrôles entre tous les points d’entrée sur le territoire national. Le SIVEP est fort de 77postes frontaliers dont 3 (Roissy, Le Havre et Marseille) représentent 80 % des flux, et de 90 emplois à temps plein mis à disposition par les services déconcentrés départementaux et régionaux. Il assure le suivi des négociations européennes pour les législations relatives aux modalités du contrôle aux frontières. Il fixe les conditions sanitaires d’importation en France dans les domaines qui ne sont pas encore harmonisés au niveau européen. Il est le point de contact de l’administration des douanes et entretient des relations avec les autres États membres et les pays tiers pour les sujets liés à l’importation.