Déjà près de 130 groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) reconnus

Lire le communiqué de presse: Stéphane LE FOLL salue la progression de l’agro-écologie en France

État des lieux des reconnaissances et des dynamiques en régions

La dynamique liée au GIEE est soutenue : dans toutes les régions de métropole et dans la quasi-totalité des DOM, les premiers appels à projets GIEE ont été lancés. Au total, plus de 200 dossiers ont été déposés. Dans certaines régions, cette démarche a rencontré un véritable engouement : plus d'une quinzaine de dossiers déposés en Basse-Normandie ou en Limousin, plus d'une vingtaine en Aquitaine, en Bretagne ou encore en Midi-Pyrénées.

Depuis les 11 premiers GIEE reconnus lors du Salon International de l'Agriculture par le Président de la République, le Premier ministre et le ministre en charge de l'agriculture lors du Salon International de l'Agriculture, en février 2015, les reconnaissances de GIEE se sont succédées en région. Ainsi, au 1er octobre, on compte 128 GIEE reconnus : Alsace (3), Aquitaine (20), Auvergne (3), Basse-Normandie (12), Bourgogne (5), Bretagne (7 et bientôt 22), Champagne-Ardenne (2), Corse (4), Franche-Comté (4), Haute-Normandie (2), Languedoc-Roussillon (9), Limousin (10), Lorraine (10), Midi-Pyrénées (7), Nord-Pas-de-Calais (3), Pays de la Loire (9), Picardie (5), Poitou-Charentes (3), Provence-Alpes-Côte d'Azur (4) et Rhône-Alpes (6). Une trentaine de reconnaissances additionnelles sont attendues très prochainement.

Signe de la dynamique engagée, des seconds appels à projets (ou seconde période d'appel à projet) sont en cours dans la grande majorité des régions.

Télécharger le dossier "Cap des 100 GIEE"

Quelques éléments sur les projets reconnus

Au total, plus de 2300 agriculteurs (plus de 1500 exploitations) sont impliquées. La taille des collectifs varie entre une petite dizaine et plus de 100 agriculteurs, avec une moyenne autour d'une vingtaine d'exploitants agricoles par GIEE. Dans de nombreux cas, des partenaires non-agriculteurs font également partie du collectif.

Toutes les productions sont représentées (y compris l'apiculture ou les productions végétales spécialisées comme l'arboriculture ou les plantes aromatiques, plantes à parfum et médicinales) ; le plus souvent, divers types de systèmes de production sont présents au sein d'un même GIEE. Plus de 60% des projets concernent l'élevage (et près de 40% plus particulièrement la polyculture-élevage). De nombreux projets associent des exploitations d'élevage avec des exploitations de cultures.

Les territoires de mise en oeuvre sont variés du point de vue de leur échelle (de la commune à la région) et de leur nature : communauté de communes, petite région agricole, aire d'alimentation de captage ou zone vulnérable, zone AOP ou AOC, parc naturel régional...

Une très grande diversité d'acteurs du développement agricole et rural s'est mobilisée pour porter ou accompagner ces GIEE. On trouve en particulier : le réseau des chambres d'agriculture, le réseau des CUMA (Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole), les groupes de développement tels les GDA (Groupes de Développement Agricole), CETA (Centres d'Étude Techniques Agricole), GVA (Groupements de Vulgarisation Agricole), le réseau des CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural), des groupements d'agriculture biologique, des coopératives, des ADEAR (Associations pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural), d'autres associations à vocation agricole, des associations à vocation environnementale, des bureaux d'étude...

Dans de nombreux cas, une structure ad-hoc - le plus souvent, une association - a été créée pour porter le projet GIEE.

Les partenariats noués par les GIEE - que ce soit au sein du collectif ou en dehors de celui-ci - sont très nombreux et très divers. En plus des acteurs du développement agricole, sont également bien représentés : les établissements de l'enseignement agricole, les instituts techniques et organismes de recherche, les filières, les coopératives, les collectivités territoriales, les établissements publics à vocation environnementale comme les agences de l'eau ou de l'ADEME, les associations environnementales...

Focus sur les chambres d'agriculture : parmi les acteurs les plus impliqués, on trouve les chambres d'agriculture. Elles sont associées à plus de 60% des projets, en tant que structure d'accompagnement, partenaire ou bien organisme chargé de la capitilasitation des résultats et expériences du GIEE. En particulier, elles animent ou accompagnent techniquement 40% des projets.

Focus sur le réseau des CUMA : le réseau des CUMA est également très impliqué, présent dans plus du tiers des projets, en tant que structure porteuse du GIEE, structure d'accompagnement, partenaire ou organisme chargé de la capitalisation. En particulier, le réseau CUMA porte ou accompagne un quart des projets.

Les thèmes abordés correspondent bien aux objectifs de l'agro-écologie. En tant que projet visant une performance à la fois économique, environnementale et sociale, à travers la mise en œuvre ou la consolidation de pratiques agro-écologiques, les projets portés par les GIEE s'inscrivent logiquement dans plusieurs thématiques à la fois, celles-ci étant complémentaires : diversification des assolements notamment par la culture de légumineuses, biodiversité (naturelle ou domestique), commercialisation et création de filières et signes de qualité, agriculture biologique, création d'emplois, méthanisation, gestion sanitaire des troupeaux et alternatives aux antibiotiques, gestion des bioagresseurs et alternatives aux produits phytosanitaires, etc...

Parmi les problématiques les plus largement traitées figurent : les systèmes économes et autonomes (près de 40% des projets), la diversification des assolements et l'allongement des rotations (plus du tiers des projets), la conservation des sols (plus du tiers des projets), l'autonomie en azote et le développement des légumineuses (le tiers des projets) et l'autonomie alimentaire des élevages (le tiers des projets).

À noter que plusieurs projets mettent explicitement l'accent sur les échanges agriculteurs - éleveurs. La commercialisation et la création de filières et signes de qualité (notamment le Bio) sont des thématiques également très largement abordées (plus du tiers des projets). La mutualisation des outils de production et l'amélioration des conditions de travail sont également mises en avant par un grand nombre de projets.

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