Daniel Cachot, cultivateur et producteur de jus de fruits et de confitures
Crédit ci-après
© Floriane.Ravard/CGA
Daniel Cachot vit à l’extérieur de son petit village de campagne de Broin, à trente minutes au sud de Dijon et à vingt minutes à l’est de Beaune. Des vergers à perte de vue et une paix royale. C'est dans ce cadre qu'il cultive et produit des jus de fruits et des confitures. Portrait.

Vous devez vous régaler avec tous vos bons produits. Vos petits déjeuners doivent être princiers !

Daniel : Même pas. Je ne suis pas un bec sucré ni très gourmand. Je goûte tout ce que je fabrique, bien sûr, pour en vérifier la qualité gustative, mais je ne consomme pas de confiture ni de jus de fruits au quotidien. Mon plaisir, c’est de savoir que mes clients apprécient mes produits. Sauf le pain d’épices, j’avoue, c’est ma petite faiblesse : j’en mangerais tout le temps si j’écoutais mon envie !

Vous recevez le Prix d’Excellence 20 ans après votre première médaille. Cela vous fait quoi ?

Le Prix d’Excellence, je le connais depuis quelques années. Il y a cinq ou six ans, je l’espérais… et puis j’avais cessé d’y penser : c’est un honneur et un grand bonheur de le recevoir cette année. En 2017, j’ai été très ému de recevoir cinq médailles, surtout que je l’ai appris quelques heures après la naissance de ma première petite-fille. On a fêté ça comme il se doit ! Et pour célébrer ce prix 2018, j’ai prévu un bon repas chez Guillaume Royer, à l’Abbaye de la Bussière-sur-Ouche.

Il faudra trouver le bon moment, car j’ai compris que vous étiez occupé tous les jours de l’année.

Oui, mais les tâches sont variées. Mon travail à l’extérieur est fonction des saisons, mais sinon, je fabrique mes produits au fur et à mesure en fonction des stocks et des commandes. En hiver, je taille et je fais un maximum de transformation, au printemps, j’entretiens les cultures, l’été, c’est la saison des cueillettes et des récoltes, qui se prolongent jusqu’à la fin de l’automne pour certains fruits… Ensuite, mes fruits sont congelés immédiatement, et je les travaille tout au long de l’année. Je conditionne et j’étiquette de façon artisanale, je prépare les commandes, et je fais moi-même tout l’administratif.

Comment faites-vous pour produire avec régularité d’excellents jus, nectars et confitures ?

Je m’applique ! Bien sûr, j’ai mes recettes, mais à chaque production, il faut adapter les proportions en fonction des spécificités des fruits, plus ou moins gorgés de soleil. Il faut à chaque fois retrouver le bon équilibre. C’est là qu’est mon plaisir ! Je ne vise pas des recettes sophistiquées, ni gastronomiques : j’essaie de restituer le fruit, tout simplement.

Vos nectars ne sont pas pulpeux… c’est quoi exactement un nectar ?

C’est un jus de fruit corrigé, pas nécessairement épais.

Des projets pour la suite ?

Continuer de faire de mon mieux, même après la date de ma retraite officielle, en avril 2018. J’espère être assez en forme pour travailler encore quelques années, car j’aime mon métier !

Plus d'information sur la Ferme fruitière.

La Ferme fruitière vue par...

Yoann Perdrier, son filleul, pompier volontaire à Rouen et dont il est très proche : « J’ai toujours vu mon parrain travailler dans ses champs et son atelier. Toutes mes vacances de jeunesse, je les ai passées avec lui, à la Ferme Fruitière. Il m’a appris le goût de l’effort et du travail bien fait. En plus de sa grande capacité de travail, Daniel est courageux, et persévérant. Je trouve ça formidable qu’il reçoive toutes ces récompenses… Il les mérite. »

Séverine Gautier, animatrice du réseau Bienvenue à la Ferme : « Daniel appartient au réseau depuis 1997, vingt ans déjà. C’est un personnage, car c’est un véritable autodidacte qui a beaucoup de courage et de talent. Ses produits sont renommés dans tout le département, et même bien au-delà. »

Daniel Cachot a remporté le Prix d'Excellence du Concours Général Agricole en 2018 pour la catégorie jus de fruits.

Cet article est un extrait du MOOK édité par le Concours Général Agricole - texte : Floriane Ravard