La majorité des pays en voie de développement étant des pays où la population est à plus de 70 % rurale et où la part de l’agriculture et de l’agro-industrie est prépondérante dans l’économie des pays, il est légitime que le ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et de la ruralité s’emploie à amplifier son action de coopération technique, qui est une part importante de la « diplomatie agricole ».
Le ministère intervient dans la promotion à l’international des positions défendues par la France en matière agricole par la diffusion de ces positions et la mise en œuvre de projets portant sur les politiques agricoles, les rôles de l’agriculture, la qualité, la sécurité alimentaire, la sécurisation des productions et des marchés. Cette action est d’autant plus importante que le secteur rural fait parfois figure de domaine oublié du développement et que l’on se situe dans une période difficile de négociation des futures règles du commerce international dont les répercussions en matière d’organisation et d’évolution des filières agricoles seront grandes. Par la démonstration pratique du bien-fondé des thèses défendues en matière de politique agricole, les actions de coopération technique concourent à renforcer les positions de la France dans les négociations internationales.
Le ministère concourt d’autre part au renforcement des capacités des administrations nationales et à leur adaptation aux nouvelles exigences internationales en matière d’organisation, de contrôle et de positionnement des services de l’Etat.
Chargé de valoriser à l’international le savoir faire français dans le domaine de l’expertise et des technologies agricoles et agroalimentaires, le ministère conduit enfin des actions de coopération technique orientées vers le secteur privé, la promotion et la consolidation des flux d’échanges de produits et de services.
Le continent africain (Afrique du Nord et Afrique subsaharienne) est la zone qui bénéficie le plus de l’intervention du ministère. L’Amérique latine et l’Asie se partagent de manière sensiblement équitable le reste des opérations géographiquement ciblées.
La coopération en matière d’indications géographiques et de protection des appellations se décline dans de nombreux pays sur tous les continents avec succès. La sécurité sanitaire constitue une autre thématique d’importance. Le développement durable constitue le troisième volet majeur d’intervention du ministère.
mise à jour le 31/01/2005
Voir aussi
- Terroirs et origine - regards croisés franco-marocains
Rapport du ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire/CGAAER : Guillaume Benoît/CGDA - 2011
- Le CGAAER et la politique d’influence à l’international. Rapport annuel 2009
- La spiruline peut-elle être un atout pour la santé et le développement en Afrique ?
Etude DGPEI - Direction générale des politiques économique et internationale / Institut de recherche pour le développement - UR 167 Marseille - L. Charpy ; M-J Langlade ; R.Alliod - Août 2008
- Impact des aides américaines et européennes sur le marché international du coton
Etude DGPEI - Ministère des Affaires Etrangères - CERDI ; CNRS - C. Araujo Bonjean ; S.Calipel ; F. Traoré - mars 2006
