Communiquer : accélérer le passage à la bioéconomie dans la construction
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© Xavier Remongin / Min.Agri.Fr
Pour accélérer la dynamique de la filière matériaux biosourcés dans le bâtiment, plus d’une trentaine d’ambassadeurs ont été formés en région Centre-Val de Loire à sensibiliser et accompagner les acteurs publics et les collectivités à la construction biosourcée.

« En 2014, la commande publique représentait 200 milliards d'euros, soit 10 % du PIB! C’est un levier important pour l’essor de la filière des matériaux biosourcés (bois, paille, chanvre, lin, ouate de cellulose, textiles recyclés, laine de mouton, plume de canard...) dans le bâtiment. La création et la rénovation des bâtiments publics dynamise le territoire… Et montre l’exemple en agissant sur le plan social, économique et environnemental. Encore faut-il que les collectivités et acteurs publics y soient sensibilisés ! » éclaire Frédéric Leclerc de la DREAL Centre-Val de Loire. « Il y a trois ans, nous avons constaté que ce n’était pas qu’un problème de disponibilité et de coût des matériaux biosourcés. Il y avait un manque d’information générale sur les matériaux biosourcés (performances thermiques, mécaniques, retour d’expérience, assurance, commande publique …) et beaucoup d’idées reçues. La Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature (DGALN) du Ministère de l’environnement de l’énergie et de la mer a ainsi déployé au niveau local (région Centre-Val de Loire à titre expérimental en 2015), puis national depuis 2016, une formation destinée à outiller un réseau d’ambassadeurs de la construction biosourcée. Ces ambassadeurs ont vocation à sensibiliser et rassurer les maîtres d’ouvrage publics, mais aussi privés, dans leurs projets de construction ou de rénovation de bâtiments ».

Depuis trois ans, la DREAL Centre-Val de Loire, la Région Centre-Val de Loire et l’association Envirobat Centre agissent de manière concertée pour mettre en place des outils incitatifs, mobiliser les acteurs et animer le réseau régional d’ambassadeurs. Ce sont ces ambassadeurs qui, en contact avec les donneurs d’ordre, leur diffusent les outils existants : guides (techniques, commande publique, ...), exemples de projets ou mises en relation, textes réglementaires et législatifs, plans d’actions nationaux,...

Cette formation s’adresse aux différentes structures publiques ou parapubliques, voire à des associations, qui peuvent être en contact avec des maîtres d’ouvrages et exercer une mission de conseil et d’appui à des projets de construction. À ce jour, en région Centre-Val de Loire, environ 35 ambassadeurs ont suivi trois jours de formation.

Fort du succès de cette formation pilote, la DGALN a souhaité reproduire ce modèle dans d’autres régions. Sept centres de valorisation des ressources humaines (CVRH) se sont positionnés pour organiser huit sessions en 2016. Le dispositif sera reconduit en 2017.

 

Informer et sensibiliser les acteurs

Le développement de la bioéconomie est susceptible de faire fortement évoluer certaines activités, avec de nouveaux emplois et compétences requises, et de faire évoluer les territoires ainsi que la vie quotidienne. La bioéconomie
dessine ainsi un changement de société. En effet, l'ambition est d’engager des changements significatifs des modes de vie, en promouvant des modes de production et de transformation des bioressources durables, des modes de consommation responsables, en réduisant significativement le recours au carbone fossile et en limitant les impacts négatifs globaux des agro-systèmes sur l’environnement.

 

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