Bleu-Blanc-Cœur : s’engager pour l’alimentation et l’environnement
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Depuis l'an 2000, l’association Bleu-Blanc-Cœur préconise une alimentation animale basée sur l’herbe et les graines de lin oléagineux. Un choix qui fait d’une pierre deux coups : les aliments produits sont plus riches en oméga-3 et les vaches qui suivent ce régime rejettent aussi moins de gaz à effet de serre.

Au printemps, le beurre produit par les vaches en pâture était plus facile à tartiner que celui produit en hiver. C’est de ce constat bien concret d’un éleveur qu’est née l’association Bleu-Blanc-Cœur. L'idée est simple : ce que l’on donne à manger aux animaux se retrouve dans nos assiettes… Dans les viandes et produits laitiers issus d’animaux nourris de lin ou de luzerne, on trouve plus d’oméga-3 et moins de graisses saturées.

Les fondements de Bleu-Blanc-Coeur

L’association a convaincu des milliers d’éleveurs dans le grand Ouest. Le léger surcoût du recours aux graines de lin est compensé par un prix de vente des produits un peu plus élevé et une garantie de qualité. Les effets seraient aussi positifs pour les animaux, plus fertiles et en meilleure santé.

Autre avantage majeur : cette même alimentation est également meilleure pour l’environnement. Les ruminants seraient responsables de 5 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Or, les vaches nourries selon le cahier des charges Bleu-Blanc-Cœur rejetteraient moins de méthane, l’un des gaz à effet de serre les plus nocifs (jusqu’à 15 %de rejet de méthane en moins que des vaches nourries avec du maïs et du soja) [1]. Le mélange d’herbe, de graines de lin et de luzerne permet en effet de limiter le phénomène d’éructation, et donc à l’animal de gaspiller son énergie : la vache produit davantage de lait, plus riche en oméga 3…

La méthodologie éco-méthane

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Près de 450 éleveurs font aujourd’hui tourner le compteur éco-méthane de l’association, qui quantifie les réductions d’émission de gaz à effet de serre de chacune des exploitations engagées. La méthodologie, validée en avril 2011 par le ministère en charge de l’Ecologie, permet de calculer les émissions de méthane à partir des acides gras du lait. Ce sont 659 tonnes de méthane qui auraient ainsi été « économisées » : l’équivalent de 13 843 tonnes de CO², ou 200 629 816 kilomètres de voiture en moins. Les éleveurs peuvent valoriser leurs émissions de méthane évités sur le marché des crédits carbone, ce qui leur rapporte une compensation financière.

Bonne pour l’homme, l’éleveur, l’animal et la planète…C'est pourquoi, la méthodologie éco-méthane est déjà reconnue internationalement. En août 2012, elle a été validée par l’ONU comme une alternative agricole durable.

En savoir plus sur le projet éco-méthane


[1] Étude publiée le 9 mai 2008 dans Journal of Animal Science, par C. Martin, J. Rouel, JP. Jouany, M. Doreau, Y. Chilliard de l’INRA de Theix, et cofinancé par Danone

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