Au début étaient les AMAP
©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr
Circuit court qui se définit comme un partenariat local et solidaire, le réseau AMAP Île-de-France est en plein développement. Ce sont plus de 120 groupes de consommateurs qui travaillent chaque semaine avec près de 70 producteurs. Retour sur une histoire d’amour avec la nature, teintée d’humanisme.

Une AMAP, comprenez Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, ne se résume pas seulement à une histoire de panier. C’est d’abord un acte militant qui rappelle, notamment au milieu urbain, que les courgettes ne poussent pas en barquettes et que la rondeur des tomates n’est jamais parfaite. En somme, un mode de vie qui renoue le dialogue entre consommateurs et producteurs, qui prône une agriculture indépendante des circuits de distribution, une alimentation de saison et un système réduisant les transports. Et, contrairement aux idées traditionnellement véhiculées, ce mode de distribution n’induit pas nécessairement des coûts moins élevés qu’ailleurs. Car plus que le prix, c’est la dimension humaine qui prime. Indépendamment du marché, les prix sont fixés par l’agriculteur et les membres de l’association. Ces derniers s’engagent sur 6 ou 12 mois, chaque panier étant payé à l’avance. Même si celui-ci est variable tant en variété qu’en qualité : il peut aller de 0 à 20 kg, évoluant au fil des saisons, des récoltes et des aléas climatiques.

En effet, plus qu’un simple rapport pécuniaire, plus qu’une transaction entre le producteur et son consommateur, l’AMAP est un contrat d’engagement : l’agriculteur et son groupe de consommateurs avancent ensemble, sans aucun rapport de force. Pour Alix Maia, administratrice et membre du réseau IDF, l’AMAP « est une alternative au marché traditionnel. C’est un soin palliatif pour rendre notre agriculture pérenne.  » Pour autant, l’idée n’est pas de dire que l’AMAP est la seule façon de consommer citoyen : « Ce n’est ni un discours « anti », ni un vivier de fanatiques. C’est tout simplement replacer l’individu au cœur d’un système de fonctionnement.  » Il n’y a ni leçon de morale, ni jugement. L’AMAP est un choix, une action quotidienne pour le respect de l’agriculteur et de son travail.

Retrouvez notre dossier spécial circuits courts

 

Histoire d’Amap

  • AMAP  : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne Grâce à leur réseau étendu, les AMAP viennent renforcer une tendance de consommation : l’émergence des circuits courts.
  • Ce mode de consommation fondé sur la relation producteur / consommateur existe partout dans le monde. Il a été initié au Japon dans les années 70 avec les « Teikei ». On le trouve au Québec, aux Etats-Unis, au Portugal, au Royaume-Uni …
  • En France, le terme d’AMAP a été déposé à l’INPI par Alliance Provence. Toute association de consommateurs qui souhaite devenir AMAP doit respecter une charte d’engagements.

Réseau AMAP en France

  • 1 200 groupes de consommateurs
  • 70 000 familles concernés

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