Notre appareil de formation doit redevenir ce laboratoire d’idées pour l’agriculture et l’espace rural qui a fait sa notoriété ; il doit aussi constituer un modèle dans les domaines de la pédagogie et de l’expérimentation , a souligné Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la Pêche, en ouvrant ce matin à Paris les Assises nationales de l’enseignement agricole public.
Leur objectif est de permettre à l’ensemble des partenaires de débattre des enjeux, des missions et des moyens de ce secteur qui concerne 336 600 élèves et 1385 établissements, avec un taux d’insertion dans la vie professionnelle de plus de 80 à 90%. Il offre par ailleurs des qualifications de tous niveaux, du Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole, préparé dès la classe de 4ème, au diplôme d’ingénieur ou de vétérinaire.
Répondant aux questions de la presse à l’issue de la séance d’ouverture, le ministre a rappelé que ces rencontres « devaient permettre de redonner du sens et des perspectives à un enseignement d’excellence ». « Je suis parti d’un constat de grand désarroi chez l’ensemble des acteurs, enseignants et responsables d’établissements. Il est aujourd’hui indispensable que l’enseignement agricole retrouve son élan, son enthousiasme, et conserve l’excellence qui le caractérise », a-t-il indiqué.
- missions,
- répartition de l’offre de formation sur le territoire,
- innovation et ambitions pédagogiques ,
- gouvernance et pilotage de l’enseignement agricole public.
Il a également précisé qu’un site Internet avait été ouvert afin de permettre à tous les acteurs concernés de s’exprimer et de contribuer ainsi aux ateliers.
« Enfin, a conclu Bruno Le Maire, si des propositions d’ordre législatif se dégagent de l’ensemble de ce travail, ce que je souhaite, elles seront intégrées dans le projet de loi de modernisation agricole que je présenterai en décembre prochain. Car l’avenir se dessine aussi par les choix faits ensemble ».


