Amandine, le juste équilibre entre vies professionnelle et personnelle
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© Claude Fougeirol
Amandine, ouvrière agricole, est agent de remplacement en Isère. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2017, portrait de cette jeune agricultrice de 29 ans, dynamique et passionnée par son métier, qui a fait le choix du salariat pour trouver le juste équilibre entre vies professionnelle et familiale.

Dès le début de la conversation, Amandine affiche la couleur : « Oui, j'aime ce que je fais et je l'ai choisi ! ». Si elle ne nie pas les difficultés du métier – physique et très prenant – elle ne se voit vraiment pas exercer une autre profession. « C'est mon grand-père, éleveur, qui m'a donné l'envie d'être agricultrice… et, surtout, qui m'a transmis l'amour des vaches », précise-t-elle. À 15 ans, lorsqu'elle annonce son choix à ses parents, son père était très septique. « Il ne voyait que le côté négatif, explique-t-elle, mais ma motivation a fini par le convaincre ! ». Après un BEP agricole, Amandine s'associe avec son oncle sur une exploitation. Une expérience formatrice, mais à laquelle elle décide de mettre fin au bout de six ans… pour mieux rebondir !

« Faire ce que j'aime sans négliger ma famille »

Depuis 4 ans, Amandine est salariée d'un Service de remplacement, réseau national qui propose aux exploitants agricoles de se faire remplacer en cas d'absence. « Grâce à ce poste, je suis devenue très polyvalente : je peux tout aussi bien m'occuper des animaux que de la transformation fromagère ou encore des cultures au volant d'un tracteur. Bref, ce n'est jamais la routine… et avec la satisfaction personnelle de rendre service aux agriculteurs. » Et quand on demande à cette maman de deux enfants comment elle arrive à concilier vies professionnelle et familiale, elle répond du tac au tac : « Ce n'est qu'une question d'organisation ! Grâce à mes horaires fixes, je peux dégager du temps pour ma famille. » En ce qui concerne la place des femmes dans l'agriculture, même si Amandine avoue que les mentalités ont évolué, ce n'est pas toujours simple. « Une femme, dans le monde agricole, elle doit chaque jour faire ses preuves », conclue-t-elle, lucide, sans aucune amertume.

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