Allemagne

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Contexte agricole et relations internationales

Source Banque mondiale
* 549 087 km2 pour la métropole (Corse comprise), la surface Outre-Mer est de 89 242 km2 pour les seuls DOM (Source IGN 2015) et d’environ 113 000 km2 au total.
** L’indicateur de la Banque mondiale inclut la valeur ajoutée de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de la chasse et de la pêche.

Ce qu'il faut retenir

L’agriculture allemande constitue le socle d’un secteur économique puissant qui, si l’on inclut l’amont et l’aval, employait en 2016 11% de la population active et 6,25% de la valeur ajoutée brute.

L’agriculture allemande présente une grande diversité régionale et bénéficie de politiques différenciées par Land. Le Sud (essentiellement Bavière, Bade-Wurtemberg) compte de nombreuses petites exploitations familiales, fortement soutenues par les Länder, notamment au travers du 2nd pilier. À l’Est, les six Länder sont caractérisés par de très grandes exploitations tournées vers les grandes cultures ou le maraîchage, le plus souvent issues des grandes coopératives de l’ancienne RDA, et qui emploient de nombreux salariés. Le Nord-Ouest (Basse-Saxe, Schleswig-Holstein et Rhénanie du Nord-Westphalie) constitue une région d’élevage intensif (productions porcine et laitière), qui développe des synergies avec le Danemark et les Pays-Bas voisins (d’où provient une grande partie des millions de porcelets importés chaque année). La Rhénanie-Palatinat est connue pour ses exploitations viticoles.

Au cours des dernières années, les productions animales se sont fortement développées, en particulier la production de viande porcine (+ 44% entre 1996 et 2016), ainsi que les valorisations énergétiques des productions agricoles (biogaz notamment). Les révisions de la loi sur les énergies renouvelables ont considérablement ralenti le développement de la biomasse à des fins énergétiques. L’agriculture allemande - le secteur de l’élevage en particulier - est sous la pression constante d’organisations non gouvernementales de protection de l’environnement et de protection animale. Le gouvernement fédéral prévoit d’ailleurs la mise en place d’un label « bien-être animal » volontaire pour les productions animales qui va au-delà des minimums réglementaires.

L’Allemagne est, en 2017, le 3e importateur mondial de produits agroalimentaires derrière les États-Unis et la Chine. Son solde commercial est négatif, de l’ordre de 12 Md€. Ses exportations comme ses importations croissent régulièrement ; l’Allemagne est le 3ème exportateur mondial derrière les États-Unis et les Pays-Bas, devant le Brésil, la Chine et la France.

En 2017, les Pays-Bas, l’Italie et la France restent les premiers partenaires de l’Allemagne, à l’import comme à l’export de produits agro-alimentaires. La part de l’UE à 28 dans le commerce extérieur agroalimentaire allemand demeure nettement prépondérante (77% des exportations en 2016). Hors UE, les principaux clients de l’Allemagne sont la Suisse, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et la Chine. Depuis 2017, les États-Unis sont devenus le premier fournisseur tiers de l’Allemagne, devant le Brésil, suivi de la Chine, de la Suisse et de la Turquie. Le Brexit constitue un enjeu pour l’agroalimentaire allemand dont le premier excédent commercial est le Royaume-Uni.

Les relations franco-allemandes se caractérisent par des échanges denses et privilégiés sur les plans politique, professionnel et économique. Ils permettent de rechercher des solutions conjointes sur les enjeux des négociations européennes et internationales et de développer des coopérations économiques et scientifiques.

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