La France à Milan
02/09/2013
Le pavillon français pour Milan 2015 @france-milan-2015.fr
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Avec le thème « Produire et nourrir autrement », la France entend répondre concrètement aux questions liées à l’accès à l’alimentation dans de nombreux pays, notamment en voie de développement. La présence française reposera sur quatre piliers.

Les éléments de réponse de la France

« Pour nourrir le monde, toutes les agricultures de tous les pays doivent être mobilisées mais la nôtre est de notre responsabilité. Nous devons aider les autres pays à produire davantage. Notre agriculture a donc un rôle majeur à jouer dans la fourniture des denrées agricoles et dans l’équilibre des marchés mondiaux. C’est l’objectif que je lui fixe. La France doit contribuer à nourrir la population de la planète et à agir ici pour l’emploi et pour nos territoires ». François Hollande, Président de la République Française au Space de Rennes, le 11 septembre 2012.

Avec le thème “Nourrir la Planète, Énergie pour la Vie” les organisateurs de l’exposition universelle de Milan 2015 cherchent à apporter des réponses à la question : “Comment assurer à toute l’humanité une alimentation suffisante, de qualité, saine et durable ?” La France étant directement concernée par cette problématique, sa participation reflète une volonté forte de s’inscrire pleinement dans ce questionnement et d’y apporter des réponses concrètes et adapatées la diversité des situations.

Forte d’atouts économiques et scientifiques incontestables, renforcés par des politiques publiques adaptées, la France est à même de s’impliquer pleinement dans l’ensemble des enjeux liés à la préservation de la qualité des produits et de l’environnement avec l’objectif de nourrir toute la planète.La diversité de ses modèles agricoles et de ses ressources halieutiques lui permettent en effet d’assurer tout à la fois l’aménagement de ses territoires et une forte présence sur les marchés mondiaux. Forte de la diversité de ses produits (alliant du strandard aux produits du terroir) et d’une industrie agroalimentaire innovante qui a su s’adapter aux nouvelles attentes sociétales en matière d’alimentation, elle a réussi à maintenir et à développer un mpdoèle gastronomique alliant tradition et modernité, santé et plaisir.

Elle peut également s’appuyer sur une recheche publique et privée, ainsi que sur un réseau d’établissements d’enseignement supérieur, dont la qualité unanimement reconnue dans le monde lui permet d’apporter, notamment grâce au progrès scientifique et à l’innovation, des réponses aux défis alimentaires présents et futurs.

Le modèle alimentaire défendu par la France s’inscrit aujourd’hui en parfaite cohérence avec la logique internationale de respect de la diversité des modèles alimentaires mondiaux, de l’indispensable équilibre entre plaisir et santé, de la nécessaire préservation des ressources de la planète et de la durabilité des modèles alimentaires. Pour ce faire, la France entend poursuivre sa mobilisation pour maintenir la sécurité alimentaire au coeur de l’agenda international et promouvoir une gouvernance regroupant l’ensemble des parties prenantes (décideurs politiques, organisations de producteurs, ONG, secteur privé, chercheurs) de la sécurité alimentaire. Son rôle dépasse donc sa seule présence économique sur les marchés mondiaux, présence qui reflète toute l’importance du secteur agricole, halieutique et agroalimentaire dans l’économie nationale du pays.

Le message de la France, les quatre piliers

Avec le thème « Produire et nourrir autrement », la France entend répondre concrètement aux questions liées à l’accès à l’alimentation dans de nombreux pays, notamment en voie de développement. La présence française reposera sur quatre piliers :

  • Grâce aux potentialités de son tissu productif, tant agricole qu’industriel, la France est, au-delà de l’alimentation de sa propre population, à même de contribuer à la sécurité alimentaire mondiale en participant notamment à l’augmentation de le productivité agricole par le transfert d’innovations, tant techniques et économiques, que politiques et organisationnelles, ainsi qu’au renforcement de la collaboration internationale. Rappelons que près de 10 milliards d’êtres humains devront être nourris à l’horizon 2050 tout en préservant les ressources naturelles et les équilibres économiques et sociaux. Dans ce contexte la France est à même de promouvoir un modèle alimentaire qui réponde à l’ensemble des enjeux de la durabilité grâce à sa politique publique de l’alimentation, qui comprend à la fois des actions sur la production et sur la consommation.
  • Le défi de « produire plus » et de « produire mieux » implique de répondre aux besoins quantitatifs croissants tout en préservant les potentialités naturelles de la planète et les équilibres socio-économiques. L’agro-écologie pour l’agriculture, l’exploitation durable de la ressource halieutique pour le secteur de la pêche et de l’aquaculture, le défi vert pour les entreprises agroalimentaires et l’ensemble des autres acteurs de la filière (transport, stockage, distribution, …), s’inscrivent au cœur de la politique gouvernementale française. Les volets économiques et sociaux (modes de gouvernance, emploi, revenu, pouvoir d’achat, …) le sont également afin d’assurer la durabilité du système.
  • Si la France doit contribuer à ce que l’ensemble des habitants de la planète puisse accéder à une alimentation suffisante, de qualité, saine et durable, elle doit aussi faire en sorte que les pays en développement améliorent leur propre sécurité alimentaire. Cela passe par une politique active de coopération internationale, de transfert de compétences et de développement qui favorise un modèle agricole à caractère familial, producteur de richesses, d’emplois, soutenant la production vivrière et respectueux des écosystèmes et de la biodiversité.
  • Enfin, la France défend un modèle alimentaire qui allie de manière indissociable quantité et qualité, ces deux composantes étant considérées comme d’égale importance. On veillera ainsi tout particulièrement à la sécurité sanitaire de l’eau et des aliments, à l’équilibre nutritionnel (déséquilibres et carences alimentaires et/ou lutte contre l’obésité) et à la dimension « plaisir » (savoir-faire culinaires, produits de terroir, gastronomie, repas à la française et convivialité, etc.).

Ces quatre piliers seront mis en avant dans la scénographie / muséographie du Pavillon et également dans les espaces de démonstrations culinaires, les espaces de restauration et ceux réservés à nos partenaires dans le Pavillon. Dans ces derniers, le quatrième pilier dédié à la qualité et au plaisir sera tout particulièrement à l’honneur. Des colloques, séminaires et forums seront aussi l’occasion de communiquer et d’échanger autour de ces quatres thématiques.

En plein centre historique (Corso Magenta), le Centre Culturel français à Milan, la Chambre française de Commerce et d’Industrie en Italie, et UbiFrance, en coordination avec le Commissariat général du Pavillon de la France, organiseront des événements et des manifestations en lien avec le thème de l’exposition universelle.

La scénographie du Pavillon

Crédit vidéo © CMC / XTU / STUDIO A. RISPAL

Le thème général de l’exposition « Nourrir la planète, énergie pour la vie », sera décliné sur le Pavillon de la France sous l’angle « Comment produire et nourrir autrement ? ». Nourrir de manière satisfaisante [1] l’ensemble des individus qui peupleront la planète en 2050 (près de 10 milliards, dont environ 70% d’urbains) nécessite en effet de repenser l’organisation de l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire « de l’assiette au champ  », mais également de questionner la durabilité économique, sociale et environnementale des modèles alimentaires.

La recherche d’une meilleure adéquation entre les ressources disponibles et les prélèvements opérés par l’homme pour se nourrir concerne l’ensemble des secteurs, tant végétal, qu’animal (terrestre ou aquatique) et interroge tout à la fois les solutions permettant des prélèvements plus durables et/ou celles de nature à préserver les ressources.

Le « fil rouge » de la présence française s’appuiera sur l’idée que le défi ne pourra être relevé qu’en mobilisant, à tous les niveaux (du local au global), l’ensemble des ressources à notre disposition, et plus particulièrement celles produites par la recherche dans les domaines scientifiques et techniques. Cette attention portée au rôle de la science et de l’innovation va de pair avec l’affirmation forte du nécessaire renforcement concomitant des modes de production et de consommation plus respectueux de la préservation de l’environnement, du maintien des équilibres économiques et sociaux, ainsi que des questions de santé publique. Enfin, la démonstration sera également faite que la technologie et l’innovation ne sont pas, bien au contraire, contradictoires avec la production d’aliments de qualité, ni avec la préservation du goût et des traditions.

L’impérieuse nécessité de « produire plus et mieux » affichée par le ministre en charge de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Le Foll, nécessite la mobilisation de l’ensemble des connaissances produites ces dernières années en matière d’agro-écologie, ainsi que le déploiement des nouvelles technologies au service de l’agriculture de précision (satellites, drones, informatique embarquée à bord des tracteurs ou dans les élevages, …). Cette « agriculture de demain » permettra ainsi d’augmenter la production de denrées alimentaires, tout en préservant les ressources naturelles. Outre la qualité des sols et de l’air, une attention particulière doit également être portée à la question de la gestion de l’eau, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Enfin, souvent méconnu ou sous-estimé, le rôle vital des micro-organismes (dans la vie des sols, le renforcement des défenses naturelles chez l’homme ou l’animal, ou la fabrication des denrées alimentaires telles que les fromages, le pain ou le vin) sera rappelé.

Compte tenu des contraintes liées à l’accès au foncier, aux conséquences du réchauffement climatique et à la rareté croissante des ressources en eau, l’’augmentation des disponibilités alimentaires ne pourra se faire sans la poursuite des progrès génétique, tant en matière végétale, qu’animale : meilleure adaptation des espèces aux conditions locales, tant pédologiques que climatiques ou sociales ; anticipation des conséquences du changement climatique et de la diminution des ressources en eau ; prise en compte des qualité nutritionnelles ; …

Outre cet axe fort, l’augmentation de la demande de denrées alimentaires constitue une opportunité nouvelle pour tous les chercheurs qui œuvrent dans les domaines de l’aquaculture, des protéines végétales, des algues, des nouvelles sources de protéines animales, … Elle stimule également les acteurs de la chimie du vivant dont les recherches visent, notamment, à aboutir au « zéro déchet » dans la transformation des plantes ou des produits animaux et à valorisation des matières premières agricoles par d’autres secteurs (cosmétique, pharmacie, énergie,…). Enfin, elle questionne nos modes de production et de consommation au regard, notamment, de l’importance des pertes et des gaspillages qu’ils induisent, des émissions de gaz à effet de serre ou de diffusion des pathogènes.

Parmi les défis majeurs des prochaines années, rappelons ceux posés par les conséquences du changement climatique, tant au niveau des mouvements de population (on estime à environ 200 millions le nombre annuel de « réfugiés climatiques » en 2050), que sur la qualité et la quantité de produits agricoles et donc sur la durabilité des systèmes de production actuels. On constate en effet, déjà à l’heure actuelle, l’arrivée de nouvelles maladies animales et/ou de ravageurs des cultures en lien avec la mondialisation des échanges et les évolutions climatiques.

Autre question qui nécessite des réponses urgentes, outre celle de la sous-alimentation et de la malnutrition qui touche des centaines de millions d’individus de par le monde, celle du surpoids et de l’obésité qui se développe à un rythme inquiétant. Question majeure de santé publique dans les pays développés, elle concerne également, de plus en plus souvent, les pays en voie de développement ; on parle alors de double fardeau ». Enfin, les « émeutes de la faim » en 2008 soulignent, s’il en était besoin, la nécessité d’améliorer la gouvernance de l’agriculture et de la sécurité alimentaire mondiale, question à laquelle la France attache la plus haute importance.

Pour conclure, rappelons que la France est particulièrement attentive à la préservation de son modèle alimentaire, modèle qui vise à assurer à l’ensemble de la population, dans des conditions économiquement acceptables par tous et en quantité suffisante, l’accès à une alimentation sûre et saine, diversifiée et de bonne qualité, produite dans des conditions favorisant l’emploi, le respect des normes sociales, la protection de l’environnement et des paysages et contribuant à la lutte contre le changement climatique. Ajoutons les dimensions qualité et origine des produits, plaisir et convivialité qui y participent de manière indissociable.

L’ensemble de ces éléments seront présentés aux visiteurs dans le cadre du Pavillon France grâce à une scénographie tout à la fois attractive et ludique. Ils seront également repris dans le cadre de colloques, conférences, débats et controverses, vidéoconférences, …, sans oublier des démonstrations culinaires, évènements gastronomiques, dégustations de produits du terroir, ou des manifestations culturelles. Des colloques, séminaires et forums seront aussi l’occasion de communiquer sur ces quatre axes. Le Centre Culturel français à Milan, situé en plein centre historique, corso Magenta se fera aussi l’écho de manifestations culturelles dédiées à cette thématique pendant l’exposition universelle.

POUR ALLER PLUS LOIN

-  Le projet Pavillon France (PDF)

- L'interview d'Alain Berger (Vidéo - WEBTV)

LE PAVILLON FRANCE : PRODUIRE ET NOURRIR AUTREMENT

Le concept architectural : un bâtiment territoire, un marché fertile

Un bâtiment territoire de plus de 2 000 m2, dont 1 300 m2 scénographiés

Représenté par un paysage inversé, illustrant cette identité française née de ses territoires, matérialisée dans le Pavillon par un plafond paysage qui mettra en scène la scénographie avec les messages de la France, ses quatre piliers.

Un grand ouvrage spectaculaire, innovant, graphique et à la fois élémentaire et fondateur : du bois nu…

Ce Pavillon France symbolisera :

  • Le savoir-faire français en matière d’ossature bois, dans sa forme la plus innovante, des formes libres, des assemblages invisibles, une géométrie complexe,
  • Un modèle d’économie durable, puisqu’il sera démontable et remontable et le bois sera local, du Jura.

Un marché fertile

Ce Pavillon France reprend le thème du grand marché, une halle ouverte sur la ville - le défi alimentaire concerne d’abord les villes (80% de la population sera en zone urbaine en 2050) – un grand toit qui fait de l’ombre, des piliers qui supportent l’édifice et structurent l’exposition et ses messages, de la lumière, de l’air qui passe, de la fraîcheur dans la chaleur de l’été !

Le concept scénographique et muséographique

Une scénographie qui capte la puissance de l’architecture.

La halle de marché est dotée d’une grande puissance évocatrice : à l’origine un espace d’échanges de produits entre la campagne et la ville, le marché devient un lieu de rassemblement des énergies autour de cette question vitale : « comment nourrir la planète ».

Emmener le visiteur, lui raconter une histoire…

Les visiteurs entrent sur l’espace France dans un vaste jardin labyrinthique et luxuriant - senteurs, couleurs, formes extraordinaires - trois paysages dédiés successivement aux cultures céréalières et à l’élevage, à la polyculture, à la culture maraichère seront plus spécifiquement mis en scène.

Situé dans la file d’attente, cet univers exprimera la diversité des paysages façonnés par l’agriculture.

Au fond du jardin, le Pavillon France se dresse fièrement comme un territoire reconquis abritant un paysage inversé, une vaste grotte protectrice et mystérieuse à la fois : l’exposition.

Dès l’entrée, le chemin initiatique marque une pose sur les enjeux planétaires de l’alimentation. La perception première est celle de la profusion des idées, d’une inventivité débridée, d’un foisonnement, d’un optimisme constructif…

Les éléments de réponse de la France

Le chemin initiatique s’enfonce dans les plis d’une voute entièrement végétalisée : les solutions pour « Produire plus et produire mieux » qui résident à la fois dans les enseignements d’une agriculture raisonnée et dans la recherche et les nouvelles technologies.

La dernière séquence est dédiée à « Plaisirs et Santé », telle une récompense des efforts entrepris, telle une corne d’abondance. Elle est colonisée par une grande diversité de produits, elle incite à retrouver le sens des plaisirs culinaires et alimentaires.

En fond de perspective vers la sortie et la boutique, le visiteur voit défiler des slogans l’incitant à agir, en consommant mieux, en réduisant ses déchets ou en s’engageant dans des actions plus vastes… En moins de 30 mns, les visiteurs pourront ainsi capter à la fois une profusion de sensations et d’émotions et accéder à des enjeux et aux réponses de la France sur cette thématique.

Foisonnement d’expériences, de matières, d’odeurs, de végétaux, de produits, d’informations, le Pavillon France vous invite à découvrir ses atouts techniques, scientifiques, productifs, écologiques, gastronomiques…

L’articulation des espaces

Pour le grand public :

  • un espace scénographique,
  • une brasserie « à la française »,
  • une boutique,
  • une boulangerie,
  • un espace des savoir-faire,
  • des animations, des événementiels, des forums, des débats, des colloques...

Pour les partenaires :

  • des espaces VIP offrant la possibilité d’organiser des rencontres B to B,
  • des espaces privatisables, telle la brasserie,
  • des animations et des événements sur le Pavillon, sur le site de l’exposition universelle et également dans Milan.

CITEXPO

 

 

Sous l’égide du Commissariat général de la France à l’Exposition universelle Milan 2015, la Chambre française de Commerce et d’Industrie en Italie (CFCII), l’Institut français de Milan et Ubifrance Italie, lancent un espace France dans le centre de Milan, au Palazzo delle Stelline.

CITEXPO accueillera le programme Off du Pavillon France.

Du 1er mai au 31 octobre 2015 se dérouleront à CITEXPO :

- des événements diplomatiques et institutionnels,
- des manifestations culturelles…
- des événements presse ainsi qu’un press center qui sera mis à disposition des journalistes,
- des rencontres économiques,
- des conférences, colloques, débats et controverses, séminaires,
- des déjeuners, diners débats, cocktails…

CITEXPO

Palazzo delle Stelline Corso Magenta 63 20123 Milan



[1] C’est-à-dire assurer à l’ensemble des habitants de la planète une alimentation suffisante, de qualité, saine et durable.

 

 

Voir aussi