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Alimentation : Les nouveaux modes d’achat

23/07/2010

Envie de manger plus frais, plus goûteux, de consommer local, de connaître l’origine des aliments et la façon dont ils sont produits, de se réapproprier son alimentation... Nombreuses sont les raisons qui poussent les consommateurs à chercher de nouvelles façons d’acheter. Nombreux sont les producteurs qui cherchent à valoriser leur production et à diversifier leurs circuits de vente afin de dégager des compléments.

© Thinkstock Aujourd’hui la très grande majorité des produits que nous mangeons passe par des circuits longs. Pourtant les circuits courts ont toujours existé : c’est le marché où l’exploitant vend ses produits. C’est aussi la viande que l’on achète chez le boucher. Le circuit court comprend tout ce qui est vente directe ou avec un intermédiaire au maximum. Peu importe le nombre de kilomètres, les quantités vendues ou les acteurs économique impliqués dans ce circuit. Contrairement aux idées reçues, les circuits courts ne sont pas seulement réservés aux produits bio ou aux produits frais. Le vin, les confitures, les conserves… Tous les produits alimentaires peuvent être vendus en circuits courts.

Ainsi, depuis quelques années, on sent poindre un foisonnement d’idées, de petits et grandes initiatives pour répondre à cet engouement, lié peut être à la prise de conscience qu’un aliment parcourt en moyenne plus de 2 000 kilomètres avant d’arriver dans notre assiette.

Aux maintenant traditionnelles AMAP*, qui consistent pour les consommateurs à s’associer pour acheter à l’avance la production d’un agriculteur, succèdent de nouvelles formules. À Grenoble, des agriculteurs se sont organisés pour acheter un camion itinérant qui livre une grande variété de produits bio. Sur Internet, les sites de vente directe fleurissent : poissons frais, fruits, légumes... On trouve de tout ! Petits et grands s’y mettent. Du commerce de proximité en Ille-et-Vilaine aux centres commerciaux Leclerc dans la région rémoise, chacun a bien compris l’intérêt d’une telle démarche.
Il est encore malgré tout difficile de dresser un panorama précis de ces nouveaux modes d’achat et d’évaluer leur poids économique. On estime à 16 % le nombre d’exploitations agricoles concernées par les circuits courts. De nouvelles données, plus précises, seront disponibles en 2011, quand seront connus les résultats du recensement agricole qui se déroule chez tous les agriculteurs à partir de septembre prochain : il comporte pour la première fois des questions sur la vente directe et les circuits courts. En attendant ces données statistiques, ce qui est d’ores et déjà certain, c’est l’enjeu socio-économique de ces formes de vente.

Un enjeu bien compris de l’État et des collectivités territoriales, qui sont nombreuses à encourager le développement de ces nouveaux circuits, souvent proches des villes et de leurs habitants, permettant le maintien d’exploitations agricoles en zones périurbaines.

* Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne

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