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DossierWallis et Futuna

Wallis et Futuna

20/10/2011


Afficher L’agriculture et la pêche des outre-mer sur une carte plus grande

Les terres agricoles et le droit coutumier

Relevant de la coutume, le système foncier des îles Wallis et Futuna est cohérent par rapport à l’organisation sociale. Son mode d’utilisation et de gestion de l’espace permet le maintien et la reproduction des équilibres d’auto-subsistance. L’absence de cadastre génère parfois des conflits liés à l’accès à la propriété ou à la cession de terrains. Tout en cherchant à préserver l’équilibre et la cohérence du système par rapport aux demandes venant de l’extérieur, les stratégies de développement individuel et la monétarisation de l’économie favorisent une évolution du système foncier. Le facteur limitant les surfaces agricoles est plus le manque de mécanisation que le manque de terres disponibles.

En 2011, ouverture d’un lycée agricole

Jusqu’en 2011, il n’existait pas de formations agricoles à un tel niveau sur le territoire. Ces cursus permettent aux jeunes d’étudier sans devoir quitter leur famille en allant en Nouvelle-Calédonie ou en métropole. Le lycée agricole propose deux baccalauréats professionnels : productions végétales et productions animales (plus d’infos sur Portea). Une exploitation agricole a également ouvert ses portes, avec des formations courtes pour les adultes. À terme, cette professionnalisation devrait permettre de réduire la dépendance des ménages aux produits d’importation et inciter à consommer des produits locaux.

À Wallis, l’élevage porcin domine

L’archipel de Wallis et Futuna compte près de 30 000 porcs (plus de 2 animaux/habitant) répartis sur plus de 2 000 exploitations. La production de porc répond à une forte demande dans le cadre de cérémonies coutumières. La part destinée à la coutume est de 53%, celle auto-consommée de 23% et la part commercialisée est de 24%.
Les services de l’agriculture ont engagé un programme d’amélioration des élevages porcins notamment concernant les domaines sanitaires et environnementaux. Les principaux freins au développement agricole sont dus au manque de professionnalisation et à une faible structuration des filières.
La part des productions auto-consommées est importante et permet de relativiser la part des importations, principalement en provenance de la zone Sud Pacifique. Le développement du secteur agricole doit contribuer à lutter contre cette dépendance et à améliorer le revenu des ménages, ruraux à 80%.

Collectivité d’outre-mer (Com)
Mata-Utu • 14 944 h. • 140 km2
Superficie agricole utilisée : 1 346 ha
Exploitations agricoles : 2 422(estimation)

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